En résumé
La Colombie-Britannique poursuit OpenAI après la fusillade de Tumbler Ridge.
La province demande le financement d’une nouvelle école et des coûts d’urgence.
Les autorités réclament aussi l’accès public aux conversations de Jesse Van Rootselaar.
Le signal : La Colombie-Britannique demande à OpenAI de financer la reconstruction de l’école secondaire de Tumbler Ridge.
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Plainte déposée Le 21 septembre, la Colombie-Britannique a poursuivi OpenAI et Sam Altman après la fusillade de Tumbler Ridge, survenue le 10 février 2026. La province demande que l’entreprise finance la reconstruction de l’école secondaire et plusieurs coûts d’urgence. Un tireur de 18 ans, Jesse Van Rootselaar, a tué cinq enfants et un assistant d’éducation dans l’établissement, avant de se suicider. Il avait auparavant tué sa mère et son demi-frère. Le bilan total atteint huit morts. La plainte affirme que ChatGPT a été utilisé pour préparer les violences. Les familles des victimes avaient déjà engagé une action contre OpenAI concernant l’absence d’alerte aux forces de l’ordre.
École démolie L’établissement se trouvait au cœur géographique et culturel de Tumbler Ridge, une commune d’environ 2 700 habitants. Environ 160 élèves, enseignants et membres du personnel sont restés piégés dans des salles et des placards pendant plusieurs heures. Ils étaient ensuite trop traumatisés pour y retourner. L’école a fermé le jour de la fusillade et n’a jamais rouvert. Sa démolition a commencé en août. La communauté espère construire une école de remplacement sur un autre site avant la fin de 2026, si le calendrier prévu est respecté. Les élèves suivent actuellement les cours dans un campus temporaire composé d’abord de quatorze remorques du ministère des Forêts.
Accès aux conversations La Colombie-Britannique et le conseil scolaire demandent une ordonnance immédiate pour obtenir les journaux de conversations de Van Rootselaar. OpenAI les a transmis uniquement à la Gendarmerie royale du Canada, qui n’a pas commenté une éventuelle publication publique. Dans une déclaration de juillet, la Gendarmerie a confirmé que ses enquêteurs examinaient des informations issues de comptes en ligne. OpenAI a invoqué la protection de la vie privée pour expliquer sa décision. L’entreprise a aussi déclaré vouloir coopérer avec les autorités et poursuivre ses travaux de sécurité. La province estime que les conversations pourraient montrer comment le service a encouragé, développé ou renforcé des idées violentes.
Mesures demandées La plainte demande notamment que ChatGPT interrompe automatiquement les conversations violentes. La province veut aussi modifier deux consignes du modèle, qui lui demanderaient de présumer la bonne foi et de ne pas examiner l’intention lorsqu’un utilisateur aborde la violence. OpenAI avait détecté les conversations en juin 2025. Selon des lanceurs d’alerte cités par le Wall Street Journal, des évaluateurs humains avaient conclu à un risque précis et crédible de fusillade. La direction aurait bloqué une transmission aux forces de l’ordre, en estimant que le seuil de menace crédible et imminente n’était pas atteint. Le compte a finalement été désactivé, puis un second compte a été créé.
Coûts de reconstruction Le district scolaire a dû aménager le campus temporaire, recruter et former des enseignants remplaçants, puis réorganiser les cours après la mort d’élèves et de collègues. La province construit également un centre de bien-être. Dans les trois mois suivant la fusillade, les services de santé mentale pour enfants et jeunes ont assuré plus de 900 séances à plus de 100 enfants et familles. Northern Health a accompagné plus de 130 adultes. La plainte indique que les services médicaux, l’aide aux victimes et les soins psychologiques resteront nécessaires pendant plusieurs années. La demande augmente aussi autour des anniversaires et d’autres événements déclencheurs.
Réponse locale Tumbler Ridge manquait d’enseignants suppléants, de cliniciens disponibles et de policiers en réserve après la fusillade. Les intervenants présents étaient eux-mêmes touchés par le traumatisme. La province a donc fait venir du personnel temporaire et assuré son hébergement. Elle a aussi financé une réponse policière exceptionnelle, alors que la communauté craint des menaces d’imitateurs. La plainte indique que la Gendarmerie a déjà enquêté sur certaines menaces. Un groupe de travail consacré au deuil et au soutien à long terme doit accompagner la transition entre l’urgence et la reconstruction. La province demande que ces dépenses soient incluses dans les dommages réclamés à OpenAI. Lire la plainte. Voir la déclaration de la Gendarmerie. Consulter le dossier d’Ars Technica
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