Trump impose « Super Intelligence » au vocabulaire fédéral
#ia-entreprise 3 min · 3 novembre 2026

Trump impose « Super Intelligence » au vocabulaire fédéral

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Donald Trump impose le terme « Super Intelligence » aux agences fédérales américaines.

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Le décret ne crée pas encore une nouvelle catégorie juridique pour ces technologies.

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Mark Zuckerberg et Elon Musk reprennent le vocabulaire, contrairement à Amazon, Microsoft et Alphabet.

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Le signal : L’Executive Order 14434 impose « Super Intelligence » aux agences fédérales, sans obligation pour Amazon, Microsoft ou Alphabet.

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Donald Trump a signé, le 29 septembre, l’Executive Order 14434 intitulé Inaugurating the Era of Super Intelligence. Le texte ordonne aux agences de l’exécutif fédéral de remplacer « Artificial Intelligence » et « AI » par « Super Intelligence » et « SI ». Cette substitution concerne leurs communications officielles, leurs sites, leurs rapports et leurs documents non statutaires. Elle s’applique « dans la mesure permise par la loi ». Le décret ne s’impose donc pas aux entreprises privées, aux médias, aux chercheurs ni aux citoyens. Le texte présidentiel encadre ainsi une modification administrative du vocabulaire employé par Washington.

Le périmètre reste celui de l’administration fédérale. Le Département d’État demande déjà que les titres officiels, les organes de gouvernance, les systèmes, les plateformes, les inventaires et les programmes utilisent « SI » au lieu de « AI », selon Government Executive. La NASA doit appliquer l’ordre sur les supports concernés avant la fin décembre. Selon Space.com, ce déploiement rapide pourrait nécessiter une mise à jour technique majeure et perturber des intégrations logicielles existantes. Le décret exclut toutefois les règlements, contrats, subventions, actes présidentiels et documents historiques déjà publiés. Il ne crée pas non plus de droit opposable à l’État fédéral.

Washington prépare une définition fédérale

Le cadre juridique ne change pas encore. « Super Intelligence » et « SI » désignent actuellement les technologies déjà couvertes par la définition américaine de l’intelligence artificielle. Le décret charge cependant le conseiller présidentiel pour la science et la technologie de proposer, sous 60 jours, un langage législatif définissant ces deux termes. Cette mission doit examiner une modification, une extension ou un remplacement de la définition actuelle de l’IA inscrite dans la loi. Elle doit aussi identifier les références légales à ajuster et recommander les mesures exécutives nécessaires. Le texte ouvre donc un travail de révision législative, sans créer immédiatement une nouvelle catégorie juridique.

La Maison-Blanche justifie ce choix par les capacités des systèmes de pointe. Selon le décret, elles « dépassent largement » ce qui était imaginé lors de la création de l’expression « artificial intelligence ». Le texte affirme que ces technologies amplifient l’ingéniosité humaine et offrent des applications en science, en médecine et dans d’autres domaines. Mark Zuckerberg et Elon Musk ont repris le terme dans leurs communications récentes. Zuckerberg a évoqué une « superintelligence personnelle pour tous » dans les résultats du troisième trimestre 2026 de Meta, publiés le 21 octobre. Musk a annoncé que SpaceXAI devenait SpaceXSI, en reprenant la terminologie présidentielle.

Les entreprises adoptent des termes différents

Les grands groupes ne suivent pas tous le même vocabulaire. Amazon, Microsoft et Alphabet ont majoritairement continué à parler d’« AI » lors de leurs appels de résultats de fin octobre. Microsoft utilise toutefois les deux expressions. Satya Nadella a cité la conception de l’IA donnant du pouvoir aux personnes parmi les priorités du groupe. Le rapport annuel de Microsoft, déposé la semaine précédente, mentionne pourtant « super intelligence » à huit reprises, dès la lettre aux actionnaires. Ce contraste montre une adoption inégale du nouveau terme dans la communication publique des entreprises technologiques américaines, tandis que le décret reste limité à l’exécutif fédéral.

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