John Thune relativise l’opposition de Trump aux garde-fous
3 min · 24 septembre 2026

John Thune relativise l’opposition de Trump aux garde-fous

Par Arthur Dekeyser

En résumé

1

John Thune estime que Donald Trump reste ouvert à des garde-fous pour l’IA.

2

Le projet de loi de Thune impose aux entreprises de signaler certains risques graves.

3

Les démocrates veulent rendre obligatoires les tests avant déploiement des modèles.

💡

Le signal : John Thune affirme que Donald Trump n’est pas « vraiment campé » contre les garde-fous de l’IA.

NEWSLETTER BUSINESS & IA

Vous appréciez ce genre d'analyse ?

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.

+11 000 fondateurs abonnés

John Thune nuance la position publique de Donald Trump sur les garde-fous de l’intelligence artificielle. Le chef de la majorité au Sénat a déclaré à Axios, le 23 septembre 2026, qu’il ne pensait pas que le président soit « vraiment campé » contre ces mesures. Thune a expliqué avoir parlé en privé avec Trump quelques semaines plus tôt. L’échange intervenait alors que le sujet devenait « assez brûlant ». Selon Thune, certaines déclarations très fermes de Trump visent surtout la « paranoïa » et le bruit public autour de l’IA. Trump a qualifié les craintes récentes sur la sécurité de l’IA de « canular ». Lire l’entretien d’Axios.

Une préférence se dessine dans l’interprétation de Thune. Il estime que Trump préférerait voir les entreprises concevoir elles-mêmes des moyens de sécuriser leurs systèmes. Cette approche donnerait davantage de place aux experts pour fournir des recommandations. Elle limiterait aussi le rôle direct du Congrès ou de l’administration dans cette sécurisation, selon Thune. Le sénateur a toutefois déclaré à Axios que les menaces étaient réelles. Il a résumé sa position par une formule prudente : un plan et des garde-fous restent nécessaires. Cette lecture rapproche le débat de la responsabilité des entreprises, sans effacer le désaccord sur le rôle de l’État dans la surveillance des risques liés aux modèles avancés.

Thune défend un cadre pour l’IA

Le projet avance par étapes autour d’un texte présenté par Thune avec la sénatrice Amy Klobuchar, démocrate du Minnesota. Le projet de loi a été adopté en commission lors de la précédente législature. Il n’a pas encore été redéposé pendant la législature actuelle. Son dispositif demande aux entreprises technologiques de réduire les risques liés à l’IA. Il impose aussi aux entreprises d’IA de signaler les risques graves associés aux modèles avancés. Elles doivent ensuite préparer des plans pour traiter ces risques. Le sénateur Ted Cruz, républicain du Texas, a participé aux travaux sur le texte pendant la législature actuelle, selon le récit détaillé d’Axios.

Dario Amodei intervient également dans les discussions sur la sécurité de l’IA. Le directeur général d’Anthropic a appelé Thune avant de lancer sa dernière alerte publique sur les risques liés à cette technologie. Les deux hommes ont aussi discuté du projet de loi de Thune. Le sénateur dit entendre deux messages différents. Trump exprime son scepticisme sur les craintes liées à l’IA. Des dirigeants technologiques alertent publiquement sur ses risques. Thune considère que certaines personnes alimentent une peur excessive autour du sujet. Il maintient néanmoins que les menaces existent. Cette double position structure son approche : prévoir des garde-fous, tout en évitant que les inquiétudes publiques déterminent seules le texte.

Les démocrates contestent deux dispositions

Deux points bloquent encore l’accord recherché par les démocrates. Le premier concerne les tests avant déploiement. Le texte permettrait aux entreprises de choisir cette procédure. Les démocrates souhaitent la rendre obligatoire. Le second concerne le pouvoir réglementaire du département du Commerce. La sénatrice Maria Cantwell, démocrate de l’État de Washington, demande que ce département puisse élaborer des règles sur l’IA. Thune redoute qu’un tel pouvoir donne trop d’autorité à l’exécutif. Amy Klobuchar cherche donc d’autres soutiens démocrates avant de redéposer le projet. Elle vise notamment Chris Coons, démocrate du Delaware, et Maria Cantwell. Thune a également précisé qu’il aurait présidé la commission du Commerce sans son accession à la majorité.

Gardez un coup d'avance en IA et tech.

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.

+11 000 fondateurs abonnés

À lire aussi