Taïwan inculpe un salarié de Nvidia pour export vers la Chine
Industrie 2 min · 26 août 2026

Taïwan inculpe un salarié de Nvidia pour export vers la Chine

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Taïwan a inculpé neuf personnes pour l’exportation illégale de serveurs IA B300 vers la Chine.

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Soixante-quatorze serveurs sont arrivés en Chine par plusieurs itinéraires, tandis que 56 autres sont restés à Taïwan.

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Nvidia et Super Micro affirment coopérer avec les autorités taïwanaises dans cette procédure.

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Le signal : Taïwan accuse neuf personnes, dont un salarié de Nvidia et deux employés de Super Micro, dans une affaire portant sur 74 serveurs B300.

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Neuf personnes inculpées Les procureurs taïwanais ont inculpé lundi neuf personnes pour exportation illégale de serveurs IA haut de gamme vers la Chine continentale. L’affaire concerne des unités équipées de processeurs graphiques B300, dont la vente à la Chine est interdite. Parmi les personnes poursuivies figurent un salarié de Nvidia et deux anciens employés de Super Micro. Les procureurs demandent la peine maximale de cinq ans pour quatre accusés. Ils citent notamment Chang, désigné par son nom de famille, comme un responsable ayant autorisé la sortie des processeurs graphiques B300. Lire le récit complet du Guardian.

Soixante-quatorze serveurs livrés Les procureurs affirment que 74 serveurs sont arrivés en Chine. Cinquante unités sont passées par l’Indonésie. Seize ont été livrées directement en Chine. Huit autres sont d’abord parties au Japon, avant de transiter par Hong Kong. Une seconde tentative portait sur 56 serveurs. Elle a échoué, et ces équipements sont restés à Taïwan. Certains accusés auraient créé une société au Japon pour faciliter le transfert de huit serveurs. Les enquêteurs leur reprochent aussi d’avoir créé de faux sites internet et falsifié des informations pour contourner les restrictions à l’exportation.

Les B300 restent soumis aux contrôles

Des contrôles renforcés Les règles américaines encadrent les exportations de composants et d’infrastructures IA avancés vers la Chine. Washington a commencé à restreindre les exportations de puces avancées Nvidia vers ce marché en 2022. Ces restrictions ont été durcies par la suite. En avril 2025, les États-Unis ont exigé des licences pour exporter les puces H20 de Nvidia vers la Chine. Certaines ventes ont ensuite repris durant la même année. Selon un document des procureurs du district de Keelung, toute vente Nvidia de serveurs IA haut de gamme nécessite un examen strict. Les achats dépassant huit serveurs exigent aussi une vérification sur site.

Nvidia coopère avec Taïwan Patrick Rutherford, porte-parole de Nvidia, a déclaré que l’entreprise travaillerait avec les autorités taïwanaises pour résoudre rapidement les accusations. Super Micro a indiqué que l’arrestation de deux anciens employés résultait de sa coopération avec les autorités taïwanaises. L’entreprise a ajouté qu’elle continuerait à renforcer son programme de conformité des exportations. Les procureurs présentent Chang comme une figure clé de l’affaire. Le document judiciaire lui attribue l’autorisation de la sortie des processeurs B300. Il décrit aussi une attitude jugée clairement insuffisante après les faits. Consulter l’article original.

Quatre accusés risquent cinq ans

Une procédure sous tension L’affaire ajoute un nouvel épisode aux tensions liées aux infrastructures IA entre la Chine et les États-Unis. Les semi-conducteurs avancés utilisés par ces infrastructures sont majoritairement fabriqués à Taïwan. Les serveurs concernés regroupent l’équipement informatique nécessaire au fonctionnement des systèmes IA. Le document du parquet de Keelung précise que les ventes Nvidia de serveurs haut de gamme doivent suivre une procédure de contrôle stricte. Les autorités taïwanaises poursuivent désormais neuf personnes. Quatre d’entre elles pourraient recevoir une peine maximale de cinq ans, selon la demande des procureurs. Les serveurs restés à Taïwan représentent 56 unités issues de la tentative échouée.

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