En résumé
Rachel Kane utilise Midjourney pour produire des visuels adaptés à ses présentations.
Mixio lui sert à créer rapidement des exemples de portfolios étudiants.
La professeure recommande de déclarer l’usage de l’IA aux étudiants.
Le signal : Rachel Kane privilégie Midjourney, Mixio et Gamma pour enrichir ses cours, tout en refusant de générer directement ses supports pédagogiques avec Gamma.
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Rachel Kane enseigne à l’Arizona State University, où elle est professeure de pratique à la Walter Cronkite School of Journalism and Mass Communication. Pour le nouveau semestre, elle réévalue les outils d’IA qui méritent une place dans son organisation. Son usage reste pratique, sans intégration massive. Elle les mobilise surtout entre la préparation des cours, la correction des travaux et d’autres tâches quotidiennes. Dans un article publié par CNET, elle décrit trois usages principaux. Ils concernent les présentations, les exemples de portfolios et la conception d’éléments de devoirs. La professeure insiste aussi sur les limites de ces outils.
Les visuels retiennent davantage l’attention dans des cours confrontés aux jeux Roblox et aux défis TikTok, selon Rachel Kane. Certains enseignants ajoutent des GIF ou des mèmes à leurs présentations. Elle préfère produire des visuels personnalisés avec des outils d’IA. Elle cite Midjourney pour créer des images, des graphiques, des logos d’exemple et d’autres visuels fixes. Elle l’a notamment utilisé pour rendre plus concret un entonnoir marketing. Elle présente Midjourney comme robuste, polyvalent et régulièrement mis à jour. Cet usage ne remplace pas le contenu pédagogique. Il ajoute plutôt une couche visuelle à des sujets susceptibles de paraître abstraits ou peu stimulants.
Mixio crée rapidement des sites web à partir de consignes textuelles. Rachel Kane l’utilise pour fournir, à la volée, des exemples de portfolios étudiants. Gamma génère en quelques secondes des présentations comprenant textes, images, transitions et effets. La professeure refuse toutefois de produire avec Gamma les supports d’apprentissage utilisés directement en classe. Elle s’en sert plutôt pour construire certains éléments de devoirs. L’outil peut notamment aider à définir des exigences réalistes sur la longueur d’une présentation, dans plusieurs matières. Gamma pose des questions avant de créer le diaporama. Ces fonctionnalités répondent donc à des besoins distincts, entre démonstration et préparation pédagogique.
La diversité devient un cas d’usage spécifique pour les images produites avec l’IA. Rachel Kane rappelle que les banques d’images sont souvent homogènes. Elle mentionne aussi les biais culturels associés à ces outils. Des consignes précisant les genres et les ethnies peuvent néanmoins représenter davantage de profils dans les métiers et les situations étudiés. Elle donne l’exemple des illustrations médicales, qui montrent fréquemment des corps blancs et d’apparence masculine. Des demandes mieux ciblées peuvent proposer d’autres perspectives aux étudiants. La professeure impose toutefois une vérification. Les éléments représentés doivent rester exacts, car une image inclusive ne garantit pas sa validité pédagogique.
Les concepts complexes peuvent être expliqués par plusieurs formats, selon Rachel Kane. Certains étudiants apprennent mieux avec des images. D’autres progressent grâce à une narration ou à une activité pratique. Les outils d’IA élargissent alors les options disponibles au-delà des manuels et des cours magistraux. Elle les emploie aussi pour des sujets jugés secs. Une carte de l’Europe de l’Est répétée plusieurs fois risque de perdre l’attention de la classe. Des animations, une profondeur visuelle ou une présentation différente peuvent compléter ces supports. Rachel Kane recommande enfin de déclarer l’usage de l’IA aux étudiants. Cette transparence montre comment employer ces technologies et signale leurs limites.
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