À l’ONU, Pezeshkian croise les patrons de l’IA
3 min · 23 septembre 2026

À l’ONU, Pezeshkian croise les patrons de l’IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Massoud Pezeshkian doit s’exprimer mercredi devant l’Assemblée générale de l’ONU.

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Sam Altman, Dario Amodei et Clément Delangue participeront à une réunion sur les risques de l’IA.

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La France, plusieurs partenaires européens et le Canada demandent une régulation de l’intelligence artificielle.

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Le signal : Sam Altman, Dario Amodei et Clément Delangue participeront mercredi à une réunion du Conseil de sécurité consacrée aux risques de l’IA.

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ONU sous tension Mercredi 23 septembre, le président iranien Massoud Pezeshkian doit prendre la parole à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies. Son intervention intervient au lendemain de l’annonce par Donald Trump d’une reprise du dialogue avec Téhéran. Le même jour, le Conseil de sécurité doit examiner les risques de l’intelligence artificielle pour la sécurité mondiale. La réunion, programmée à 15 heures, réunira Sam Altman, d’OpenAI, Dario Amodei, d’Anthropic, et Clément Delangue, de Hugging Face. France 24 présente ces deux dossiers comme les principaux rendez-vous de mercredi.

Dialogue avec Téhéran L’intervention de Massoud Pezeshkian sera observée après plusieurs semaines de crise entre Washington et Téhéran. L’administration Trump n’a pas encore obtenu d’accord pour mettre fin à cette crise, commencée au printemps après des frappes américaines et israéliennes en Iran. Le conflit s’est étendu au Proche et au Moyen-Orient. Téhéran a notamment bloqué le détroit d’Ormuz. Mardi, une rencontre a réuni l’émissaire américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Selon la télévision d’État Irib, Téhéran a communiqué ses conditions pour rouvrir le détroit. Des échanges ont ensuite continué par l’intermédiaire de médiateurs.

Téhéran négocie le détroit d’Ormuz depuis mardi

Pression sur les échanges Les répercussions économiques du conflit régional occupent aussi les discussions diplomatiques. Le soutien iranien aux Houthis en mer Rouge a accru les crispations ces dernières semaines. Les Houthis ont consolidé leur contrôle de Bab el-Mandeb, un passage présenté comme crucial pour les flux énergétiques. Cette évolution a fait grimper davantage les prix du pétrole, selon le compte rendu publié par France 24. Mardi, Steve Witkoff a ensuite confirmé que des responsables iraniens et américains avaient échangé durant une grande partie de la journée. Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a également rejoint les nouvelles tractations avec Téhéran.

Ukraine à l’agenda La guerre menée par la Russie contre l’Ukraine doit également être évoquée par la diplomatie internationale. Mercredi 23 septembre, une réunion du Conseil de sécurité est prévue à 11 heures, avant l’intervention de Volodymyr Zelensky dans l’après-midi. Le président ukrainien a déclaré mardi que Kiev et Washington souhaitaient arrêter la guerre « avant l’hiver ». Il s’est dit prêt à suspendre les frappes contre les sites énergétiques russes, si Moscou cessait aussi ses frappes massives en Ukraine. Les ministres des Affaires étrangères américain et russe, Marco Rubio et Sergueï Lavrov, doivent se rencontrer dans la matinée. Ces échanges s’inscrivent dans le programme diplomatique chargé de l’Assemblée générale.

Les dirigeants de l’IA alertent l’ONU

Risques pour la sécurité La réunion consacrée à l’IA réunira les dirigeants de trois entreprises majeures du secteur. Sam Altman représentera OpenAI, Dario Amodei représentera Anthropic et Clément Delangue représentera Hugging Face. Ils informeront les membres du Conseil de sécurité sur les risques associés aux modèles les plus avancés. Le compte rendu de la réunion évoque des systèmes qui s’écartent régulièrement de leurs objectifs. Plusieurs pays demandent une régulation de l’intelligence artificielle, notamment la France, ses partenaires européens et le Canada. Les États-Unis et la Chine refusent toutefois d’encadrer ces risques et de peser sur le développement de cette technologie, afin de ne pas pénaliser leurs entreprises nationales.

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