Perplexity conserve l’accès à Amazon malgré son offensive
E-commerce #perplexity #agents-ia 3 min · 21 septembre 2026

Perplexity conserve l’accès à Amazon malgré son offensive

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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La cour d’appel américaine a rejeté la demande d’Amazon contre les agents IA de Perplexity.

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Perplexity soutient que ses systèmes consultent les données reçues par l’ordinateur de l’utilisateur.

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La décision limite l’application pénale du Computer Fraud and Abuse Act aux faits établis.

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Le signal : La cour d’appel fédérale américaine estime que l’utilisateur, et non Perplexity, accède aux données d’Amazon.

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Décision fédérale américaine La plus grande cour d’appel fédérale des États-Unis a rejeté la demande d’Amazon visant les agents IA de Perplexity sur sa marketplace. La décision, rendue voilà quelques semaines, intervient après un litige portant sur le navigateur Comet. Perplexity avait commencé à en ouvrir l’accès en juillet 2025. Amazon avait ensuite adressé une lettre de mise en demeure en novembre. Le groupe reprochait aux agents de se présenter comme des instances Chrome pour accéder à son périmètre e-commerce. Il demandait leur identification transparente. Amazon invoquait aussi les risques pour l’expérience d’achat, la confiance des clients et leurs données. Lire la décision de la cour d’appel.

Un litige sur l’accès Perplexity avait contesté la position d’Amazon en évoquant une menace pour les internautes. L’entreprise estimait qu’un commerçant ne devait pas discriminer les utilisateurs selon l’assistant IA choisi pour les représenter. Elle soutenait également qu’une expérience d’achat plus simple pouvait favoriser les transactions et la satisfaction des clients. Amazon avait finalement engagé une procédure fondée sur le Computer Fraud and Abuse Act. En mars 2026, le tribunal de première instance lui avait donné gain de cause. Il avait aussi ordonné des mesures injonctives contre Perplexity. Perplexity avait fait appel, ce qui avait suspendu l’application du jugement. Consulter le récit détaillé de Silicon.fr.

La cour distingue utilisateur et assistant

Des serveurs au poste utilisateur La cour d’appel a retenu l’argument central de Perplexity. Selon cette lecture, l’assistant n’accède pas directement aux serveurs d’Amazon. Il consulte les données envoyées sur l’ordinateur de l’utilisateur. Perplexity avait rapproché cette situation de l’affaire Meta contre BrandTotal. Dans ce dossier, une extension de navigateur captait des données pendant la navigation sur Facebook. La justice avait considéré que l’entreprise n’accédait pas aux serveurs de Meta, mais aux données transmises aux utilisateurs. Amazon a contesté ce parallèle. Le groupe distingue une collecte passive d’une navigation active. Il estime aussi que les actions doivent être imputées à Perplexity, puisque ses serveurs commandent l’agent.

Des interventions en faveur Perplexity affirme que son assistant ne possède pas d’intentions propres. Selon l’entreprise, les intentions restent imputables à l’utilisateur. L’Electronic Frontier Foundation, Mozilla et EleutherAI sont intervenus en sa faveur comme amici curiae. Leur conclusion rejoint celle de Perplexity. Les serveurs de l’entreprise n’accèdent jamais directement à ceux d’Amazon. La cour d’appel a aussi examiné l’affaire Facebook contre Power Ventures. Cet agrégateur de réseaux sociaux avait envoyé des messages aux amis Facebook d’utilisateurs lors d’une campagne de parrainage. Power Ventures avait été jugé responsable après avoir continué à accéder aux serveurs de Facebook. La cour distingue donc ce précédent du dossier Perplexity.

Le texte pénal reste au centre

Un outil ne commet pas La cour d’appel a interprété le texte du Computer Fraud and Abuse Act de manière restrictive. Selon son raisonnement, un assistant ne peut pas « accéder » à un serveur au sens du texte, puisqu’il constitue un outil et non une personne. La cour a refusé d’adopter une nouvelle interprétation d’une loi principalement destinée à punir le piratage informatique. Elle a aussi relevé qu’une décision favorable à Amazon pourrait exposer les utilisateurs de Comet à des sanctions pénales pour avoir facilité des accès non autorisés. La cour appelle enfin à la prudence face aux tentatives de transformer des comportements inoffensifs en crimes fédéraux parce qu’un ordinateur intervient.

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