Oracle parie sur l’IA pour relancer ses applications SaaS
Industrie 3 min · 19 octobre 2026

Oracle parie sur l’IA pour relancer ses applications SaaS

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Oracle présente l’IA comme un accélérateur de ses applications packagées.

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Oracle prévoit un accélérateur agentique pour réduire la durée des déploiements SaaS.

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La branche cloud d’Oracle a augmenté son chiffre d’affaires de 60 % sur un an.

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Le signal : Oracle a activé 850 MW de capacité de data centers au premier trimestre fiscal 2027.

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Oracle défend ses applications. Mike Sicilia, co-directeur général d’Oracle, a présenté l’IA comme un accélérateur des applications packagées. Il s’exprimait lors de l’appel consacré aux résultats du premier trimestre de l’exercice fiscal 2027. Selon lui, l’introduction de l’IA ne remplace pas les suites applicatives. Ces logiciels avaient déjà démontré leur efficacité, notamment grâce à l’automatisation de processus métiers standardisés. Sicilia estime que les entreprises ont ainsi pu améliorer leurs marges. Il a toutefois reconnu une difficulté opérationnelle. Les applications imposent souvent aux organisations de suivre les flux de travail définis par le système. Cette discipline reste difficile à appliquer uniformément entre fonctions, équipes et régions.

Les agents changent l’usage. Mike Sicilia estime que les agents d’IA peuvent exécuter des tâches selon les flux de travail et les règles métiers existants. Les salariés superviseraient alors les agents, traiteraient les exceptions et exerceraient leur jugement humain. Oracle affirme que cette interface peut rendre ses logiciels plus accessibles aux employés. Salesforce explore une approche comparable avec Claudeforce, qui ajoute une interface d’IA à ses produits de gestion de la relation client. Sicilia s’est dit très confiant dans le potentiel de ce modèle. Il prévoit un retour sur investissement plus rapide pour les clients. Cette affirmation constitue toutefois une prévision du dirigeant, et non un résultat déjà établi.

Oracle prépare un accélérateur agentique

Un calendrier annoncé. Oracle prévoit de lancer en octobre un « accélérateur d’IA agentique ». Mike Sicilia affirme que cet outil automatisera et orchestrera les déploiements à grande échelle. Il vise à réduire les installations SaaS de plusieurs années à plusieurs mois, puis de plusieurs mois à plusieurs semaines. Oracle présente donc l’IA comme un moyen de simplifier la mise en œuvre de ses applications. Le dirigeant n’a pas présenté ce calendrier comme un résultat déjà obtenu. L’annonce intervient alors que l’entreprise cherche à défendre son activité applicative face aux craintes liées à une possible « SaaSpocalypse ». L’argument central d’Oracle repose sur une accélération des installations et de l’usage.

Le SaaS nourrit le cloud. Oracle considère aussi ses logiciels SaaS comme un canal de génération de prospects pour son activité d’infrastructure cloud. Son activité SaaS a progressé de 10 %, tandis que la ligne des revenus logiciels a reculé de 3 %, à 5,5 milliards de dollars. L’activité cloud a affiché une croissance plus forte, avec 11,6 milliards de dollars de revenus, soit 60 % de plus sur un an. Oracle relie ainsi ses applications à la demande d’infrastructure, sans présenter les deux activités comme identiques. Les analystes ont également interrogé la société sur ses investissements dans les centres de données et les infrastructures dédiées à l’IA.

Oracle étend sa capacité d’infrastructure

Les GPU conservent leur valeur. Clay Magouyrk, co-directeur général d’Oracle, a déclaré que la demande d’infrastructure IA restait forte. Il a indiqué que les clients acceptaient de payer une prime pour y accéder. Au premier trimestre, toutes les capacités GPU arrivées à renouvellement ont été reconduites ou revendues avec une prime de 20 % par rapport aux contrats précédents. Magouyrk a précisé que la majorité de ces GPU avaient au moins quatre ans. Oracle observe donc une durée d’utilisation longue et une valeur croissante pour la capacité IA déployée. Ces déclarations décrivent la position de l’entreprise sur ses contrats et ses équipements, sans garantir leur évolution future.

Les chantiers avancent inégalement. Magouyrk a averti que certains grands projets de centres de données progressaient plus vite que d’autres. Oracle ne peut donc pas fournir de prévisions précises sur le début des revenus associés aux nouvelles installations. Le dirigeant a expliqué que les projets d’infrastructure doivent intégrer des solutions de repli. Au cours du trimestre, Oracle a toutefois activé 850 MW de nouvelle capacité de centres de données. L’entreprise prévoit aussi un bénéfice par action annuel de 8,10 dollars, soit cinq cents de plus que l’estimation précédente, avec au moins 90 milliards de dollars de revenus. Après les résultats, l’action a progressé de 7 % dans les échanges après clôture, avant de revenir à des niveaux antérieurs de la semaine.

Lire l’article original de The Register et suivre les analyses IA de The Register.

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