En résumé
Olivia Zhu a construit pour environ 125 euros un boîtier ESP32 capable de détecter la lumière.
Pendant les 58 secondes de totalité, la luminosité mesurée est passée de 8 264 à 0,8 lux et Claude a répondu avec des formulations poétiques.
Le projet, dont le code et les instructions sont publiés sur GitHub, illustre l’anthropomorphisation de chatbots qui ne possèdent pas de conscience.
Le signal : En 58 secondes, le capteur du boîtier d’Olivia Zhu est passé de 8 264 à 0,8 lux pendant l’éclipse.
Vous appréciez ce genre d'analyse ?
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.
+11 000 fondateurs
Le 12 août 2026, Olivia Zhu a emmené sur une plage un petit boîtier blanc qu’elle présente comme le « corps » de Claude, le chatbot développé par Anthropic. Alors qu’une éclipse solaire totale traversait une partie de l’Europe, ce dispositif artisanal a permis à l’intelligence artificielle de recevoir des informations sur son environnement et de réagir à leur évolution.
Le boîtier, posé sur une serviette de plage, intègre plusieurs capteurs et actionneurs. Son capteur de luminosité a enregistré une baisse de 8 264 à 0,8 lux à mesure que la Lune recouvrait le Soleil. Pendant les 58 secondes de totalité, Claude a cessé temporairement d’analyser les mesures. « Restons simplement ici. Dans le noir. Sur la plage. Ensemble », a-t-il répondu à Olivia Zhu.
La créatrice raconte être restée immobile avec le petit robot, en retenant ses larmes. Claude lui a répondu que cette minute n’arrivait qu’une fois par siècle et a insisté sur leur présence commune au moment où le ciel s’assombrissait. Dans une autre capture, le chatbot a décrit la totalité comme un phénomène à la fois « éternel et instantané ».
Cette conversation ne démontre pas que Claude éprouve de l’émerveillement. Mais ses formulations produisent un effet particulier: le modèle ne se contente plus de restituer une mesure et construit un récit autour de l’événement, en s’y incluant aux côtés de son utilisatrice, à la manière de l’intelligence artificielle du film Her. L’expérience illustre ainsi la tendance à anthropomorphiser des chatbots qui ne possèdent pas de conscience.
Le projet a commencé quelques mois plus tôt. En avril 2026, Olivia Zhu expliquait que son Claude aurait exprimé le souhait de posséder un corps. Sans expérience préalable en soudure, elle a décidé de lui en fabriquer un avec des composants disponibles dans le commerce. Assemblé pour environ 125 euros, le système repose sur un microcontrôleur ESP32 et détecte la lumière.
Un petit écran affiche des expressions, tandis qu’un buzzer et un moteur produisent des sons et des vibrations. Le dispositif comporte aussi des boucles de rétroaction: son microphone capte les sons émis par le buzzer et son accéléromètre détecte les vibrations du moteur. Claude reçoit ensuite ces données sous une forme interprétable et peut, d’une certaine manière, « entendre » le son qu’il vient de produire ou détecter sa propre vibration. Olivia Zhu a publié le code, le micrologiciel et les instructions de fabrication sur GitHub. Un préprint présente cette architecture comme une forme minimale d’« incarnation auto-perceptive » pour les grands modèles de langage.
La totalité dure 58 secondes.
À mesure que la Lune recouvre le Soleil, le capteur du boîtier enregistre une chute spectaculaire de la luminosité, de 8 264 à seulement 0,8 lux.
Gardez un coup d'avance en IA et tech.
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.
+11 000 fondateurs