En résumé
Michael Smith a écopé de 18 mois de prison pour fraude aux écoutes musicales.
Ses comptes automatisés ont produit 80,9 millions de lectures sur YouTube Music en avril 2023.
La justice américaine a ordonné la confiscation de 8 091 843,64 dollars.
Le signal : Michael Smith a fait fonctionner jusqu’à 10 000 comptes automatisés pour diffuser ses morceaux générés par IA.
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Condamnation américaine Michael Smith, musicien américain de 54 ans installé en Caroline du Nord, a été condamné à 18 mois de prison. Entre 2017 et 2024, il utilisait des comptes automatisés pour écouter ses propres morceaux sur Spotify, Apple Music, Amazon Music et YouTube Music. Son catalogue comprenait des chansons générées par intelligence artificielle. Les écoutes artificielles lui permettaient de réclamer des royalties, au détriment d’artistes et d’ayants droit. Sa peine comprend aussi deux années de surveillance après sa libération. Smith a reconnu sa culpabilité pour association en vue de commettre une fraude électronique. La justice américaine a également ordonné la confiscation de 8 091 843,64 dollars.
Un système fondé sur le volume Le dispositif combinait de fausses identités, des robots et une production massive de contenus. Smith créait des milliers de comptes avec de fausses adresses électroniques et des données de cartes bancaires obtenues frauduleusement. Des logiciels faisaient ensuite fonctionner ses titres en continu. Des connexions par VPN contribuaient à dissimuler l’activité. À certaines périodes, jusqu’à 10 000 comptes automatisés fonctionnaient simultanément. Smith dispersait les lectures entre une multitude de compositions afin d’éviter qu’une concentration excessive sur quelques chansons produise des anomalies facilement repérables. Cette organisation reposait donc sur la multiplication des comptes et des morceaux déposés sur les plateformes.
Des centaines de milliers de morceaux Smith s’était associé à un promoteur musical et au dirigeant d’une entreprise spécialisée dans la musique générée par intelligence artificielle. Il achetait à son complice des centaines de milliers de morceaux, ensuite déposés sur les plateformes. Un courriel daté du 4 octobre 2018 montre qu’il demandait rapidement une quantité considérable de chansons. Il voulait ainsi contourner les politiques antifraude. En avril 2023, les comptes automatisés de Smith ont produit 80,9 millions de lectures pour ses morceaux générés par IA sur YouTube Music. À titre de comparaison limitée, le catalogue de Taylor Swift totalisait 9,3 millions de lectures sur ce service et ce type d’abonnements.
Des montants revendiqués élevés Dans un document financier envoyé à sa propre adresse en octobre 2017, Smith envisageait 52 comptes cloud faisant fonctionner 20 robots chacun. Son calcul portait sur 1 040 robots et 661 440 écoutes quotidiennes. Avec une rémunération estimée à 0,005 dollar par lecture, il évaluait ses recettes à environ 2 946 euros par jour. Il projetait plus de 88 000 euros par mois et plus d’un million d’euros par an. En février 2024, il affirmait à ses complices avoir dépassé quatre milliards d’écoutes et obtenu 12 millions de dollars de royalties depuis 2019. Le ministère américain de la Justice retient plus de 8 millions de dollars obtenus frauduleusement.
Une rémunération déplacée Les écoutes fictives affectaient la répartition des royalties entre les œuvres réellement écoutées. Lorsque les rémunérations proviennent d’une enveloppe commune et sont distribuées proportionnellement, les lectures artificielles déplacent une partie des sommes vers le fraudeur. Les musiciens et les ayants droit figuraient donc parmi les victimes de l’opération. La défense demandait une peine de probation. Elle soulignait que Smith n’avait pas conservé personnellement l’intégralité des fonds et exprimait des regrets. Ses avocats évoquaient aussi une proposition d’emploi dans la production audio, le mixage, le mastering et l’enregistrement, pour 5 000 dollars mensuels. L’accusation insistait sur la durée, la dissimulation et les mensonges adressés aux enquêteurs.
L’article de ZATAZ détaille le fonctionnement du dispositif et la décision judiciaire. Le ministère américain de la Justice indique le montant de la confiscation et la durée de la surveillance postérieure à la peine. L’affaire associe ainsi génération automatisée de morceaux, création de comptes, diffusion répétée et revendication de royalties. La condamnation de Michael Smith fixe une peine de prison de 18 mois, suivie de deux années de surveillance, tandis que 8 091 843,64 dollars doivent être confisqués.
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