DataDome voit bondir le trafic des agents IA de 41,5 %

DataDome voit bondir le trafic des agents IA de 41,5 %

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Le trafic d’agents IA a progressé de 41,5 % au troisième trimestre 2026.

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Les deux agents de Meta ont représenté 49,7 % des requêtes recensées.

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Muse a envoyé 8,9 % de ses requêtes vers des espaces sensibles.

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Le signal : Meta-ExternalAgent et Meta-WebIndexer ont généré 12,4 milliards de requêtes au troisième trimestre 2026.

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DataDome mesure près de 25 milliards de requêtes d’agents IA sur son réseau au troisième trimestre 2026. Le volume a progressé de 41,5 % par rapport au trimestre précédent. Le rapport de l’entreprise a été publié le 19 octobre 2026. Près de la moitié du trafic d’agents IA enregistré depuis janvier est apparue pendant ce seul trimestre. Cette accélération a rendu obsolètes les plans de capacité fondés sur les moyennes du trimestre précédent. Elle a aussi mis sous pression les politiques de gestion des robots. Les sites doivent donc suivre les volumes par agent, plutôt que conserver des hypothèses trimestrielles inchangées. Le phénomène concerne le trafic automatisé observé sur le réseau de DataDome.

Meta domine le classement avec Meta-ExternalAgent et Meta-WebIndexer. Les deux agents ont généré ensemble 12,4 milliards de requêtes au troisième trimestre. Ils représentent ainsi 49,7 % du trafic d’agents IA enregistré par DataDome. Meta-WebIndexer a dépassé Meta-ExternalAgent en septembre. DataDome interprète ce changement comme un signe d’investissement continu dans la génération de réponses par IA. ClaudeBot a terminé quatrième sur le trimestre. Il a dépassé GPTBot dans le classement. OpenAI, Anthropic et Amazon utilisent chacun des robots distincts pour collecter des données d’entraînement, indexer des pages pour la recherche IA et récupérer des pages pendant les requêtes des utilisateurs.

Meta concentre le trafic automatisé

Les éditeurs contrôlent séparément ces robots grâce à leurs noms distincts. Ils peuvent autoriser ou bloquer la collecte de données d’entraînement, l’indexation et la récupération de pages. Cette séparation permet de refuser l’entraînement d’un modèle tout en restant accessible aux services de recherche et de réponse IA. Elle aide aussi ces services à produire des résultats avec des informations récentes et des liens vers les sources. Les robots ne couvrent toutefois pas les agents qui consultent les sites avec un navigateur classique. Chaque nouvel agent ajoute donc un réglage d’accès à gérer. Les entreprises n’expliquent pas toujours immédiatement la manière dont chaque robot applique robots.txt.

Muse accélère le trafic de navigation agentique. Celui-ci est passé de 12,5 millions de requêtes en août à 58,2 millions en septembre. Même sans Muse, le volume a plus que triplé pour atteindre 38,7 millions de requêtes. Le navigateur infonuagique de ChatGPT a généré le plus de trafic de cette catégorie en septembre. Muse a représenté 33 % du total mensuel après sa disponibilité complète le 22 septembre. Comet, à l’inverse, a vu son trafic reculer de 65 % entre juillet et septembre. Muse fonctionne dans une machine virtuelle infonuagique dédiée, avec un navigateur intégré, ce qui classe son trafic parmi les navigations pilotées par navigateur.

Muse atteint les parcours sensibles

Les requêtes de Muse suivent des rythmes quotidiens liés à l’activité des utilisateurs, plutôt qu’à une collecte planifiée. Dans l’échantillon étudié, 99,3 % des requêtes provenaient d’infrastructures infonuagiques et de réseaux de diffusion de contenu. Au total, Muse a généré 29,1 millions de requêtes entre le 22 septembre et le 3 octobre, ses douze premiers jours de disponibilité complète. Parmi ces requêtes, 8,9 % ont atteint des espaces sensibles. La catégorie inclut la connexion, le paiement, la création de compte, le panier et les formulaires. Les formulaires ont reçu 81 % de ce trafic sensible, soit environ huit fois plus de requêtes que les pages de connexion.

Jerome Segura recommande de valider l’identité des agents et de comprendre leur intention avant de les autoriser. Le vice-président de la recherche sur les menaces chez DataDome estime que Muse illustre la direction prise par le trafic agentique grand public. Selon lui, sa machine virtuelle infonuagique fait ressembler ses requêtes à du trafic de centre de données plutôt qu’à celui d’un appareil utilisateur. Il souligne aussi la présence d’une part significative dans les formulaires et les parcours de paiement. Les politiques qui font confiance au trafic résidentiel ou provenant de fournisseurs d’accès ne détecteraient pas ces agents. Les organisations doivent donc définir les agents autorisés et leurs droits.

Pour suivre les chiffres détaillés, consultez le rapport de trafic IA de DataDome. Le profil de Jerome Segura accompagne l’analyse de ces comportements. Les données du troisième trimestre montrent plusieurs catégories distinctes à administrer. Les robots de collecte, les robots d’indexation et les navigateurs agentiques ne produisent pas les mêmes accès. Muse a notamment atteint des formulaires, des paniers et des pages de paiement depuis une infrastructure infonuagique. Les équipes responsables des sites disposent donc de critères séparés pour examiner l’identité, l’intention et les autorisations de chaque agent. La hausse trimestrielle de 41,5 % fournit un indicateur concret pour réviser les capacités prévues.

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