En résumé
Luca Guadagnino présente une satire de la création d’OpenAI.
Andrew Garfield interprète Sam Altman face à Yura Borisov.
Le film sortira aux États-Unis le 25 décembre.
Le signal : Artificial met en scène Andrew Garfield dans le rôle de Sam Altman, avec une sortie américaine prévue le 25 décembre.
Vous appréciez ce genre d'analyse ?
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.
+11 000 fondateurs abonnés
Luca Guadagnino présente Artificial, une satire consacrée à Sam Altman et à la création d’OpenAI. Le film a été présenté au festival du film de New York. Andrew Garfield interprète Altman, tandis que Yura Borisov joue Ilya Sutskever. Le scénario est signé Simon Rich, essayiste du New Yorker. Damon Albarn compose la musique et signe une composition originale. Le récit adopte une forme de comédie stylisée. Il reconstitue plusieurs étapes de l’histoire d’OpenAI. Le film doit sortir aux États-Unis le 25 décembre, puis en Australie le 21 janvier et au Royaume-Uni le 27 janvier. Lire la critique originale du Guardian.
Le récit commence en 2003, lorsque le jeune mathématicien Ilya Sutskever rend visite à Geoff Hinton. Mark Rylance interprète ce chercheur présenté comme le parrain de l’intelligence artificielle. Neuf ans plus tard, la technologie de Sutskever et Hinton distingue les chats des chiens. Sutskever juge alors les ambitions de Hinton trop prudentes. Elon Musk, joué par Ike Barinholtz, le présente ensuite à Sam Altman. Altman vient de vendre son application Loopt pour 40 millions de dollars. Un investisseur imagine que l’intelligence artificielle pourrait inverser le changement climatique et guérir le cancer. Sutskever affirme même qu’elle supprimera la douleur et la solitude.
La tension repose sur l’opposition entre l’optimisme de Sutskever et l’ambition personnelle d’Altman. Le film montre une technologie qui bat d’abord les humains à des jeux vidéo. Elle devient ensuite une entité différente. Andrew Garfield interprète l’évolution d’Altman vers un dirigeant narcissique, selon la critique. Le récit atteint son point de rupture lorsqu’Altman est renvoyé de son poste de directeur général d’OpenAI. Il est réintégré cinq jours plus tard. Une scène le montre répondre aux inquiétudes éthiques du conseil par une remarque adressée à Mira Murati. Monica Barbaro interprète cette associée, qui l’interroge sur les risques du produit.
La comédie divise par son humour volontairement appuyé et ses métaphores visuelles explicites. La critique juge Ike Barinholtz plus proche d’une imitation de Mike Myers que d’Elon Musk. Elle estime aussi que Garfield joue Altman de manière plus maniérée que la personne réelle. Le film contient toutefois des répliques jugées plus mordantes. Dans l’une d’elles, Altman répond aux préoccupations de Mira Murati sur la sécurité. Une autre séquence montre une voiture accélérer sur le Golden Gate Bridge, dans un environnement brumeux. La musique de Damon Albarn accompagne également le film. Une version précédente de la critique citait incorrectement une de ses paroles.
Le film rejoint une série de productions consacrées aux dirigeants de la technologie. Des films sur Elon Musk, Elizabeth Holmes et Mark Zuckerberg doivent sortir dans les mois suivants. Artificial place cette actualité dans une reconstitution de l’histoire d’OpenAI. Vers la fin du récit, Altman affirme que des pays tomberont et que des secteurs industriels s’effondreront. Il ajoute que son équipe accompagnera les populations vers ce nouveau monde. La critique considère toutefois que cette déclaration sombre se perd dans le mélange des tons. Elle décrit le film comme une satire élégante, mais estime qu’il ressemble parfois davantage à une tribune qu’à un long-métrage.
Les dates de sortie structurent désormais la circulation internationale d’Artificial. Le film est programmé aux États-Unis le 25 décembre. Il arrivera ensuite en Australie le 21 janvier, puis au Royaume-Uni le 27 janvier. Sa première new-yorkaise intervient le même jour qu’un article de Vanity Fair consacré à Sam Altman, accompagné de portraits réalisés par Annie Leibovitz. Lire l’entretien publié par Vanity Fair. La critique du Guardian présente Artificial comme un film parfois inquiétant, mais limité par son mélange de satire, de comédie et de prophétie technologique. Elle conclut que le miroir tendu au monde ne suffit pas toujours à l’expliquer.
Gardez un coup d'avance en IA et tech.
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.
+11 000 fondateurs abonnés