En résumé
Les libraires australiens suspectent leurs livres d'être détruits pour nourrir l'IA.
Anthropic a été jugée pour numérisation destructive aux États-Unis.
Les livres rares rendent l'industrie de l'IA plus vorace pour de nouveaux textes.
Le signal : Zoom Books a acheté de nombreux livres rares pour numérisation, causant l'inquiétude des libraires australiens.
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Détruire pour numériser. En Australie, plusieurs libraires ont reçu des commandes de leurs livres rares par une entreprise canadienne appelée Zoom Books. Ces achats massifs alimentent des soupçons que l’industrie de l’IA, incluant des sociétés comme Anthropic, pourrait utiliser les ouvrages pour entraîner des modèles linguistiques en les scannant puis en les détruisant. Les témoignages des libraires présents à la foire du livre rare de Melbourne soutiennent ces inquiétudes. Source
Pratiques controverses. Les pratiques de « scanner destructif » qu’Anthropic utilise ont été révélées lors d’un procès aux États-Unis. Le tribunal a estimé que cela constituait une utilisation transformative légale sous les lois américaines sur le droit d’auteur, malgré la destruction physique des livres. Cette pratique commence à être adoptée plus largement par d’autres entreprises du secteur del’IA lire ici.
Répercussions internationales. Les commandes effectuées par Zoom Books via des plateformes comme Abebooks et Biblio affectent désormais des vendeurs de livres rares dans le monde entier. Les entreprises cherchant à approvisionner ou à numériser leurs données se tournent vers de tels opérateurs pour accéder à des textes protégés. Cela crée un choc culturel, surtout là où le patrimoine littéraire est en jeu.
Impact sur les libraires. Les libraires australiens, comme Delfina Manor, qui a reçu des commandes pour plusieurs dizaines de livres en une seule fois, restent inquiets. La perspective de voir ces livres uniques détruits pour la création d’outils numériques soulève des questions tant sur la préservation culturelle que sur l’économie de la numérisation en général.
Conséquences sur le marché français. Les technologies d’IA ayant un appétit croissant pour les données, le marché français pourrait également être touché. Les exploitants de livres devraient envisager de meilleures stratégies pour protéger leur stock. Il est crucial de sécuriser les transactions et de s’assurer que les clients, y compris des acteurs du marché de l’IA, traitent les ouvrages avec le respect qu’ils méritent.
Zoom Books défend ses pratiques. Malgré les critiques, Manroop Gill, le cofondateur de Zoom Books, affirme que leur entreprise ne numérise ni ne détruit les livres. Leur stratégie serait plutôt de recycler les livres qui ne peuvent être revendus, tout en gardant leurs relations commerciales confidentielles, ce qui soulève encore plus d’interrogations. Lire plus sur leur approche ici.
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