Le World Economic Forum voit 39 % des compétences muter
Formation 3 min · 29 octobre 2026

Le World Economic Forum voit 39 % des compétences muter

Par Arthur Dekeyser

En résumé

1

Le World Economic Forum prévoit une transformation de 39 % des compétences d’ici 2030.

2

Les employeurs jugent difficiles 44 % des projets de recrutement en France.

3

Les entreprises développent des académies, des CFA et des programmes de reconversion.

💡

Le signal : Le World Economic Forum estime que 39 % des compétences actuelles seront transformées ou obsolètes d’ici 2030.

NEWSLETTER BUSINESS & IA

Vous appréciez ce genre d'analyse ?

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.

+11 000 fondateurs abonnés

Évolution rapide des compétences. Le World Economic Forum estime que 39 % des compétences actuellement requises dans le travail seront transformées ou deviendront obsolètes d’ici 2030. Cette projection place la formation au centre des décisions liées aux parcours professionnels. Elle concerne les compétences déjà demandées dans les organisations. Les entreprises doivent donc accompagner les transformations annoncées des métiers. Le sujet ne se limite pas à l’acquisition de connaissances nouvelles. Il touche aussi la capacité des individus à maintenir leur employabilité. Aurélie Cordier Caillot défend une approche coordonnée de cette évolution dans sa tribune publiée par Focus RH. La formation devient ainsi un sujet partagé entre plusieurs acteurs.

Recrutements difficiles en France. Les employeurs jugent difficiles 44 % des projets de recrutement en France. Ce chiffre relie directement les tensions de recrutement aux capacités de formation disponibles. Les entreprises ne peuvent pas seulement compter sur des profils déjà formés. Elles développent donc leurs académies, leurs centres de formation d’apprentis et leurs programmes de reconversion. Ces dispositifs répondent à des besoins internes de développement des compétences. Ils peuvent aussi soutenir des parcours permettant aux individus de rester employables. La réponse repose alors sur plusieurs formats, plutôt que sur une seule voie. Cette évolution donne aux entreprises un rôle plus direct dans la préparation des compétences nécessaires au travail.

Les entreprises développent leurs formations

Académies et reconversion progressent. Les entreprises développent leurs académies, leurs CFA et leurs programmes de reconversion. Ces trois dispositifs couvrent des moments différents des parcours professionnels. Les académies structurent des apprentissages liés aux besoins de l’entreprise. Les CFA associent la formation et l’entrée dans le monde du travail. Les programmes de reconversion accompagnent les changements de trajectoire. L’objectif commun consiste à donner aux individus les moyens de leur employabilité. Cette orientation place les organisations devant une responsabilité concrète. Elles doivent soutenir les compétences des personnes, au-delà du seul recrutement initial. La tribune d’Aurélie Cordier Caillot sur LinkedIn s’inscrit dans cette réflexion sur les talents de demain.

Une coopération à organiser. La coopération entre industriels, enseignement supérieur, organismes de formation et acteurs publics est présentée comme nécessaire. Chaque groupe intervient sur une partie du parcours de formation. Les industriels connaissent leurs besoins opérationnels. L’enseignement supérieur apporte ses dispositifs d’apprentissage. Les organismes de formation contribuent à la construction des parcours. Les acteurs publics participent à l’organisation collective de cette réponse. Cette coopération doit donc relier des intervenants qui ne poursuivent pas toujours les mêmes missions. Le sujet consiste à faire fonctionner ces contributions ensemble. La formation des talents dépend alors d’un système associant entreprises, établissements, organismes spécialisés et pouvoirs publics. Cette organisation accompagne les transformations attendues d’ici 2030.

L’intelligence artificielle personnalise les parcours

Des parcours personnalisés à grande échelle. L’intelligence artificielle permet de personnaliser les parcours et de former à grande échelle. Elle peut ainsi s’intégrer aux dispositifs développés par les entreprises, les établissements et les organismes de formation. La personnalisation concerne les parcours suivis par les individus. Le passage à grande échelle concerne le nombre de personnes pouvant être formées. Ces deux usages rapprochent les besoins des organisations et les trajectoires de formation. Ils ne remplacent pas la coopération entre les acteurs concernés. Ils ajoutent une capacité technologique à des dispositifs déjà portés par les académies, les CFA et les programmes de reconversion. L’employabilité reste l’objectif donné aux individus par les organisations. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur la formation IA et les obligations de l’AI Act.

Gardez un coup d'avance en IA et tech.

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.

+11 000 fondateurs abonnés

À lire aussi