En résumé
Le New York Times exige une autorisation explicite avant tout usage de ses contenus.
L’équipe partenariats du journal compte désormais 10 personnes.
Les accords doivent préserver la relation directe avec les abonnés.
Le signal : L’équipe partenariats du New York Times est passée à 10 personnes pour évaluer les accords de licence IA.
Vous appréciez ce genre d'analyse ?
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.
+11 000 fondateurs abonnés
Le New York Times encadre strictement ses partenariats de licence avec les entreprises d’IA. Adam Greenberg, vice-président des partenariats stratégiques, a présenté ces critères lors du Digiday Publishing Summit, organisé à Miami la semaine dernière. Le journal exige une entente ou une permission explicite avant toute utilisation de ses contenus par une plateforme d’IA. Il demande aussi une relation durable, et non un simple versement unique. Enfin, il veut contrôler les usages et les emplacements de diffusion. Greenberg a indiqué que l’équipe partenariats du New York Times comptait désormais 10 personnes, contre une taille deux fois moindre lorsqu’il l’a rejointe l’été dernier. Lire l’article original de Digiday.
Les marchés restent immatures Les places de marché dédiées aux contenus pour l’IA demeurent, selon Greenberg, « sous-développées ». Son expérience de 14 ans chez Google l’a conduit à comparer leur maturation à celle d’écosystèmes comme AMP et Web Stories. Il estime que la valorisation en temps réel des contenus utilisés pour l’entraînement ou l’inférence demandera plusieurs années. Les éditeurs doivent aussi composer avec des usages difficiles à prévoir. Les plateformes d’IA pourraient évoluer fortement avant la fin des accords actuels. Cette incertitude complique la fixation des prix, le suivi des contenus et la définition des droits associés aux résultats produits par les systèmes. Greenberg juge donc l’issue de ces marchés encore très difficile à déterminer.
Trois principes structurent l’évaluation menée par le New York Times. Le premier concerne la valeur échangée. Une entreprise d’IA ou une plateforme technologique doit conclure un accord pour utiliser les contenus du journal. Le deuxième porte sur la durabilité. Le partenariat ne doit pas se limiter à un paiement forfaitaire sans collaboration ultérieure. Le troisième impose un contrôle et des garde-fous. Le journal veut déterminer comment ses contenus sont utilisés et où ils apparaissent sur les plateformes d’IA. Greenberg affirme qu’un accord ne peut être accepté s’il ne respecte pas ces trois principes. L’équipe travaille avec les fonctions produit, audience, communication, juridique et direction générale.
La relation d’abonnement reste l’objectif central du New York Times. Le journal cherche à construire une relation directe avec son audience et à créer des habitudes quotidiennes. Greenberg exclut donc tout accord susceptible de gêner cette relation. Le partenariat conclu avec Amazon répondrait aux trois critères retenus par le journal. Il comprendrait une valeur jugée équitable, une collaboration et des conditions permettant au New York Times d’accepter les usages prévus. Greenberg n’a pas indiqué si le journal détenait d’autres partenariats de licence IA. Il a toutefois déclaré que peu d’accords avaient été signés ces dernières années, car les conditions restent difficiles à réunir pour les plateformes et les éditeurs.
Les usages restent disputés dans les négociations entre éditeurs et entreprises d’IA. Greenberg a soulevé plusieurs questions sur la destination des contenus, leur valorisation et la propriété des résultats générés. Il s’interroge aussi sur la prévention d’une baisse progressive des prix en aval. Les éditeurs doivent enfin déterminer si les revenus justifient la vente de fragments de contenus à un prix potentiellement très faible. Les partenariats peuvent néanmoins donner aux éditeurs davantage d’influence sur les liens, l’attribution et les mécanismes de recommandation. Selon Greenberg, ces dispositifs peuvent aider à ramener des utilisateurs vers les sites des éditeurs. Le dossier de Digiday détaille les critères du journal.
Gardez un coup d'avance en IA et tech.
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.
+11 000 fondateurs abonnés