Par Arthur Dekeyser
En résumé
Les équipes juridiques utilisent l’IA contractuelle sans disposer systématiquement d’une plateforme dédiée.
Les données réparties entre plusieurs systèmes empêchent 53 % des équipes de les compiler.
LawVu recommande de consolider les systèmes et de standardiser les processus avant d’ajouter de nouveaux outils d’IA.
Le signal : Selon une enquête IDC menée auprès de 358 juristes internes et dirigeants, 53 % accèdent aux données sans pouvoir les compiler.
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Adoption déjà répandue Selon une enquête récente d’IDC menée auprès de 358 juristes internes et dirigeants d’entreprise, 43 % des équipes juridiques utilisent déjà des solutions d’IA contractuelle pour des tâches précises. Ces usages incluent la revue de contrats, l’assistance à la rédaction et les agents conversationnels pour les demandes entrantes. Pourtant, moins de 30 % des équipes utilisent une plateforme juridique dédiée. Neil Smith, responsable de la transformation et des opérations juridiques chez LawVu, décrit ainsi un écart entre les outils d’IA déployés et les systèmes capables de leur fournir un cadre cohérent. L’article sponsorisé est publié par Artificial Lawyer.
Des outils isolés Une solution de revue contractuelle peut traiter efficacement les documents qui lui sont transmis. Ces documents restent toutefois répartis entre les courriels, les espaces partagés et trois référentiels distincts. Un assistant de rédaction et un agent conversationnel peuvent ensuite répondre à d’autres besoins précis. Les systèmes sous-jacents ne communiquent pas nécessairement entre eux. L’IA améliore alors la lecture de contrats individuels, sans fournir une compréhension globale des dossiers. Bill Deckelman, directeur juridique d’Andersen, résume cette limite en affirmant que l’IA « n’élimine pas le besoin de rigueur opérationnelle » et amplifie la base existante. La présentation de LawVu sur cette base est également disponible dans cet article.
Des données dispersées L’enquête IDC indique que 53 % des équipes juridiques ont accès aux données, mais ne peuvent pas les compiler. Ces données sont réparties dans des systèmes distincts qui ne communiquent pas entre eux. Pour un usage transversal de l’IA, cette dispersion empêche de réunir une entrée cohérente. Les réponses produites peuvent alors rester fragmentées, tout en présentant une apparence assurée. Le problème ne tient donc pas uniquement à la qualité des documents fournis. Il concerne aussi l’absence de connexion entre les sources. Cette situation limite la capacité d’un modèle à replacer chaque contrat ou demande dans l’ensemble des informations détenues par l’équipe juridique.
Une base à consolider Neil Smith défend une séquence différente pour les équipes juridiques. Elle consiste d’abord à consolider les systèmes, standardiser les processus et rendre les données lisibles. L’objectif est de fournir à l’IA un contexte exploitable lorsqu’elle intervient. Cette approche ne suppose pas nécessairement un plan de transformation de cinq ans ni le remplacement de tous les outils existants. Elle place cependant la fondation au centre du projet, avant l’ajout de nouvelles fonctionnalités. Chez LawVu, Smith indique consacrer son activité à l’examen des données sous-jacentes et de leur capacité à soutenir des actions fiables. Cette priorité modifie l’ordre habituel des discussions sur l’IA juridique.
Une demande d’efficacité Dans la même étude IDC, 71 % des dirigeants d’entreprise déclarent que leur organisation doit investir dans la technologie pour l’automatisation et l’efficacité. Ce chiffre signale un écart perçu entre les outils d’IA achetés par les équipes juridiques et les résultats produits. L’article attribue la réduction de cet écart au travail des opérations juridiques, notamment la structuration des personnes, des processus et de la technologie. LawVu présente cette organisation comme la base nécessaire aux outils ajoutés ensuite. La recommandation porte donc moins sur le choix d’un modèle que sur la capacité de la fonction à relier ses informations et ses pratiques avant de multiplier les usages. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur les usages de l’IA par les avocats et juristes.
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