Par Arthur Dekeyser
En résumé
KYND identifie les technologies d’IA visibles dans le périmètre numérique externe d’une organisation.
Une entreprise sur cinq a subi l’an dernier une violation liée à une IA fantôme.
Les assureurs peuvent repérer les dépendances communes entre plusieurs assurés.
Le signal : KYND détecte notamment les assistants, outils génératifs et robots d’indexation liés à l’IA depuis un seul domaine.
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KYND lance sa capacité de détection de l’intelligence artificielle pour les assureurs cyber. Depuis un seul domaine, les souscripteurs peuvent identifier les technologies d’IA visibles dans l’empreinte numérique externe d’une organisation. Cette analyse intervient avant l’engagement sur un risque. Elle fournit une donnée indépendante, utilisée à côté des questionnaires et des échanges de souscription. Elle ne remplace pas ces dispositifs. L’outil repère notamment les assistants conversationnels, les outils d’IA générative et l’IA intégrée aux plateformes de marketing ou de commerce. Il signale aussi les robots d’indexation autorisés par les systèmes de l’organisation. KYND présente cette fonction comme un volet de son offre de découverte technologique.
Les assureurs manquent parfois de visibilité sur l’usage réel de l’IA chez leurs clients. Les entreprises adoptent ces technologies rapidement, mais peuvent avoir des difficultés à les suivre et à les contrôler. Les questionnaires reposent alors largement sur les informations déclarées par les organisations. Les données IBM citées dans l’annonce indiquent qu’une organisation sur cinq a subi l’an dernier une violation liée à la « shadow AI ». Cette expression désigne une IA utilisée sans validation ou supervision formelle. Les entreprises fortement exposées à cette pratique ont enregistré un coût moyen de violation supérieur de 670 000 dollars à celui des entreprises peu ou pas exposées.
La détection couvre plusieurs briques du périmètre numérique externe. Elle identifie des applications et fonctions d’IA visibles dans l’infrastructure d’une entreprise. Elle s’inscrit dans une offre plus large de KYND, qui reconnaît aussi les services de paiement et d’informatique en nuage. L’outil couvre également les solutions d’analyse, les pixels de suivi et les logiciels d’enregistrement de sessions. Les systèmes de gestion des identités et des accès font partie du périmètre observé. Les plateformes qui soutiennent les sites web sont également concernées. Cette cartographie aide les assureurs à comprendre les dépendances technologiques associées à chaque risque.
Le portefeuille devient un autre niveau d’analyse pour les équipes chargées de la gestion des risques et de la réassurance. Lorsque les données sont utilisées sur l’ensemble des contrats, elles peuvent faire ressortir des technologies et dépendances communes entre plusieurs assurés. Les équipes peuvent alors examiner les concentrations potentielles d’exposition dans leurs portefeuilles. KYND avait déjà étudié l’exposition dite « silent AI » dans l’assurance. Son livre blanc, intitulé « The Wild West of AI Risk », avertissait que les entreprises adoptaient l’IA plus vite qu’elles ne la déclaraient. Selon cette analyse, cet écart pouvait laisser passer certaines expositions lors de la souscription.
Melanie Hayes défend une approche complémentaire pour les souscripteurs. La cofondatrice de KYND estime que les questionnaires et les échanges restent essentiels. Elle souligne toutefois que l’usage de l’IA évolue rapidement et que les entreprises peuvent ne pas avoir une vision complète des technologies utilisées en interne. Des informations observées indépendamment doivent permettre d’ouvrir les discussions avec une meilleure visibilité sur les éléments détectables. Les souscripteurs peuvent ensuite poser des questions plus ciblées et préciser leur compréhension de l’exposition. KYND indique aussi que l’identification précoce des dépendances communes peut aider le secteur à mieux suivre l’évolution des pertes liées à l’IA. Lire l’annonce complète.
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