Par Arthur Dekeyser
En résumé
L’IA devient la première priorité des nouvelles dépenses de cybersécurité.
Les budgets de sécurité progressent de 5 %, contre 4 % l’année précédente.
Huit responsables sécurité sur dix anticipent de nouveaux métiers liés à l’IA.
Le signal : Sept responsables sécurité sur dix placent l’IA en tête de leurs nouvelles dépenses de cybersécurité, notamment pour automatiser les opérations.
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Priorité budgétaire L’intelligence artificielle devient le premier moteur des nouvelles dépenses de cybersécurité. Environ sept responsables de la sécurité des systèmes d’information sur dix la placent en tête de leurs priorités. Le constat provient d’un rapport publié mardi par IANS et Artico Search. L’étude s’appuie sur une enquête menée auprès de plus de 500 dirigeants de la sécurité. Elle examine les investissements, les tendances de recrutement et l’influence des priorités commerciales sur les stratégies de sécurité. Le rapport a été publié le 15 septembre 2026. Les organisations orientent notamment leurs nouveaux budgets vers l’automatisation des opérations de sécurité et l’amélioration de la gestion des identités et des accès. Lire l’analyse de Cybersecurity Dive
Croissance modérée Cette priorité accordée à l’IA intervient alors que les dépenses globales de sécurité progressent peu. Elles augmentent de 5 % dans l’enquête actuelle, contre 4 % dans le rapport de l’année précédente. IANS et Artico Search décrivent donc une hausse légèrement supérieure, sans progression comparable à la place prise par l’IA dans les arbitrages. Les responsables interrogés associent cette technologie à une productivité accrue des opérations de sécurité sur le long terme. Ils se montrent aussi moins préoccupés qu’attendu par un remplacement des équipes traditionnelles ou par des licenciements généralisés. Le rapport relie ces attentes aux investissements prévus dans les opérations et les accès.
Usages ciblés Deux domaines concentrent les dépenses liées à l’IA. Le premier consiste à automatiser les opérations de sécurité. Le second vise à renforcer la gestion des identités et des accès. Les organisations utilisent également l’IA pour rechercher des vulnérabilités critiques dans leurs logiciels. Elles s’en servent aussi pour traquer des activités pouvant signaler une action malveillante dans leurs systèmes. Ces applications modifient la découverte des défauts et la réponse aux menaces, selon le rapport. Parallèlement, les groupes criminels et les pirates liés à des États utilisent l’IA pour accroître la vitesse et l’ampleur de leurs attaques. Les priorités défensives répondent donc à des usages offensifs également observés.
Emplois attendus Les projections sur les effectifs restent globalement favorables. Huit responsables de la sécurité sur dix pensent que l’IA créera une demande pour de nouveaux métiers et de nouvelles compétences en cybersécurité. Environ sept sur dix ne prévoient pas de réduire leurs effectifs à cause de cette technologie. Ces chiffres décrivent une évolution des besoins plutôt qu’une suppression annoncée des postes. Le rapport inclut les tendances de recrutement parmi ses axes d’analyse. Il relie aussi les compétences aux changements de stratégie provoqués par les priorités commerciales. Les organisations évaluent ainsi l’IA à travers ses usages opérationnels, ses besoins de qualification et ses effets attendus sur les équipes.
Arbitrages à suivre Le rapport place l’IA au sommet des priorités nouvelles, tandis que les budgets globaux avancent de 5 %. Les dépenses se concentrent sur l’automatisation, les identités, la recherche de vulnérabilités et la détection d’activités suspectes. Les dirigeants interrogés anticipent une productivité accrue des opérations de sécurité et de nouveaux besoins en compétences. Ils ne prévoient majoritairement ni remplacement des équipes traditionnelles ni baisse d’effectifs liée à l’IA. Les attaquants criminels et liés à des États utilisent toutefois cette technologie pour accélérer et élargir leurs opérations. Consulter le rapport d’IANS
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