Par Arthur Dekeyser
En résumé
GPT-6 Astra a terminé les 48 niveaux du jeu I’m Not a Robot.
Sharif Shameem a montré cette performance dans une vidéo publiée sur X.
Google et Cloudflare développent des vérifications davantage fondées sur le comportement.
Le signal : GPT-6 Astra a réussi les 48 niveaux de I’m Not a Robot, un jeu conçu pour distinguer humains et programmes automatisés.
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GPT-6 Astra a terminé les 48 niveaux de « I’m Not a Robot », d’après une vidéo publiée le 7 septembre 2026 sur X par Sharif Shameem, ingénieur de l’équipe Labs d’OpenAI. Le modèle a ainsi réussi un jeu conçu pour vérifier qu’un utilisateur est humain. La séquence dure quatre minutes et présente GPT-6 Astra face aux différents défis du site neal.fun. Le message de Sharif Shameem affirme qu’Astra a réussi tous les niveaux. La vidéo est accessible sur X. Cette démonstration ne constitue pas un benchmark formel. Elle illustre néanmoins la capacité du modèle à interpréter une interface et à agir directement sur une page web.
Le jeu de Neal Agarwal est sorti en septembre 2025 sur neal.fun. Son principe consiste à enchaîner 48 captchas de difficulté croissante pour prouver que l’utilisateur n’est pas un robot. Les premiers niveaux commencent par une simple case à cocher. Les suivants demandent notamment de garer une voiture Waymo au clavier, de jouer aux échecs, de saisir du texte en rotation tridimensionnelle ou de suivre des jeux de rythme. Le jeu est devenu viral, avec des vidéos de solutions dépassant 100 000 vues et des parcours réalisés en quelques minutes. Sa réussite par une IA produit donc un décalage direct entre l’objectif affiché du test et la performance observée.
Un modèle spécialisé GPT-6 Astra a été présenté par OpenAI le 3 septembre 2026. L’entreprise le présente comme son meilleur modèle pour l’usage de l’ordinateur. Cette fonction couvre la navigation sur le web, le déplacement d’un curseur, le remplissage d’un formulaire et le dépannage d’un problème visible à l’écran. Les tâches proposées par I’m Not a Robot correspondent directement à ces capacités. OpenAI avait aussi indiqué cet été ne pas pouvoir exclure qu’Astra ait atteint le niveau de risque le plus élevé de son référentiel, notamment concernant le piratage. La performance sur le jeu reste une anecdote, mais elle met en scène des actions que le modèle a précisément été conçu pour exécuter.
Un accès progressif OpenAI a lancé GPT-6 Astra par étapes. Le modèle a d’abord été proposé à un cercle restreint d’organisations. L’entreprise prévoit ensuite une ouverture progressive aux abonnés ChatGPT Plus, Pro, Business et Enterprise, ainsi qu’aux développeurs par son interface de programmation. Les capacités les plus sensibles liées à la cybersécurité restent soumises à un accès contrôlé. Cette disponibilité graduelle intervient alors que la démonstration d’I’m Not a Robot circule publiquement depuis le 7 septembre. La vidéo de Sharif Shameem présente donc un modèle déjà capable d’interagir avec une interface, tandis que son accès grand public dépend encore des modalités fixées par OpenAI.
Les captchas classiques séparent traditionnellement les humains des programmes automatisés. Ils demandent souvent de cocher une case ou d’identifier des objets dans une image avant la validation d’un formulaire. L’article rappelle que ChatGPT réussissait déjà certains captchas classiques en 2025. Les modèles ont ensuite progressé dans l’interprétation des écrans et l’action sur les pages. La réussite des 48 niveaux de Neal.fun illustre cette évolution sur un jeu volontairement conçu pour pousser le principe jusqu’à l’absurde. Elle ne démontre pas que tous les systèmes de sécurité sont contournés. Elle montre toutefois qu’une case à cocher ne suffit plus nécessairement à distinguer un humain d’un programme capable d’utiliser un navigateur.
De nouveaux contrôles Google et Cloudflare travaillent sur des systèmes de vérification différents. Certains analysent le comportement de l’internaute plutôt que sa seule réponse à une question visuelle. D’autres demandent davantage d’efforts avant d’autoriser l’accès. Ces approches répondent à l’érosion de l’efficacité des captchas classiques face aux modèles capables de lire l’écran et de déplacer un curseur. I’m Not a Robot reste un jeu imaginé par Neal Agarwal pour divertir. Sa conception fournit néanmoins une mise en scène très concrète de cette difficulté. Le passage d’un test visuel à une analyse comportementale modifie ainsi la manière dont les services peuvent vérifier une interaction humaine.
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