Google teste ses puces IA en orbite avec SpaceX
Industrie 3 min · 26 septembre 2026

Google teste ses puces IA en orbite avec SpaceX

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Google va tester ses puces TPU Trillium sur un satellite en orbite basse.

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Planet et SpaceX participent au lancement du premier satellite d’essai.

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Google prévoit une liaison laser entre deux satellites en 2027.

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Le signal : Google prévoit deux satellites reliés par laser dès 2027, après le lancement d’un premier engin avec SpaceX.

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Google prépare un satellite d’essai pour tester ses puces d’intelligence artificielle en orbite basse. L’engin est développé avec Planet, spécialiste de l’imagerie terrestre. Il doit embarquer des processeurs TPU Trillium, utilisés pour faire fonctionner les modèles de Google. Le lancement est prévu dans les prochains jours, lors de la mission partagée Transporter-18 de SpaceX. Cette opération prolonge le projet Suncatcher, annoncé par Google en novembre 2025. L’entreprise cherche à évaluer le fonctionnement de ses composants hors des salles climatisées. Les résultats de cet essai doivent alimenter la conception des satellites suivants. Ces prochains engins pourraient embarquer plusieurs dizaines de puces chacun. Lire l’article original de 01net.

Les tests au sol ont porté sur plusieurs contraintes propres aux missions spatiales. Google a soumis certains composants à des accélérations comprises entre 50 et 100 fois la gravité. Les puces ont aussi reçu des faisceaux de protons dépassant la dose de radiations prévue pour une mission de cinq ans. Des cycles thermiques ont complété ces essais dans une chambre à vide. Le satellite doit maintenant confronter le matériel aux vibrations du décollage. Il mesurera également les écarts de température rencontrés en orbite basse. Le froid, les radiations et les variations thermiques représentent ainsi les principales conditions examinées. L’essai doit vérifier si des TPU conçues pour des centres informatiques supportent cet environnement.

Google teste ses TPU en orbite

L’énergie solaire constitue l’un des arguments avancés pour installer des processeurs dans l’espace. En orbite basse, un panneau solaire échappe à la nuit et aux nuages. Il peut alors produire jusqu’à huit fois plus d’énergie qu’au sol. Cette caractéristique intéresse Google, car ses processeurs consomment beaucoup d’électricité. Le projet Suncatcher vise donc à déplacer une partie des calculs d’intelligence artificielle hors de la Terre. Google prévoit déjà une nouvelle étape en 2027. Deux satellites doivent alors communiquer par liaison laser. Cette liaison fonctionnerait comme une connexion entre des serveurs d’un même centre de données. Le satellite d’essai doit fournir des enseignements pour préparer cette architecture.

Starcloud a devancé Google sur l’utilisation de puces informatiques en orbite. Cette start-up soutenue par Nvidia a placé une puce H100 dans l’espace en novembre 2025. Elle y a ensuite entraîné un modèle d’intelligence artificielle en décembre 2025. Cette séquence constitue une première mondiale selon les informations publiées. Le satellite de Starcloud a aussi exécuté Gemma, un modèle ouvert conçu par Google. La première intelligence artificielle de Google à fonctionner en orbite a donc tourné sur l’engin d’un concurrent. Cette comparaison donne un repère au projet Suncatcher. Google doit désormais valider ses propres TPU Trillium dans des conditions spatiales réelles.

Deux satellites Google prévus en 2027

Le coût reste déterminant pour l’informatique spatiale. Cette activité ne deviendrait compétitive que si le prix du lancement atteignait environ 200 dollars par kilogramme. Ce niveau supposerait une baisse marquée des tarifs actuels. Le projet dépend donc aussi de l’économie des lancements, au-delà de la résistance des composants. D’autres entreprises étudient déjà des approches voisines. Elon Musk défend ses propres centres de données orbitaux. Meta examine de son côté l’énergie solaire spatiale pour alimenter ses installations. Google avance avec un satellite d’essai, puis prévoit deux engins reliés par laser en 2027. Le projet Suncatcher expliqué par Google détaille cette orientation.

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