Factorial One transforme les données RH en décisions
Rh #agents-ia #legislation-ia 4 min · 28 septembre 2026

Factorial One transforme les données RH en décisions

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Factorial One analyse plusieurs modules du SIRH en langage naturel.

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Les droits d’accès et la validation humaine encadrent les analyses produites.

3

La fiabilité des données conditionne la qualité des réponses de l’IA.

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Le signal : Factorial One croise absentéisme, performance et rémunération depuis le SIRH, avec des accès limités aux autorisations de chaque utilisateur.

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Factorial présente One comme un agent IA intégré à sa plateforme lors d’une masterclass consacrée aux décisions RH. Matthias Rigault, présenté comme consultant RH chez Factorial, y décrit des usages centrés sur les données déjà présentes dans le SIRH. L’utilisateur formule une question en langage naturel. L’outil recherche ensuite les données pertinentes et restitue une analyse exploitable. Les cas évoqués concernent notamment l’absentéisme, la rémunération, la performance, les congés et la mobilité. L’objectif affiché consiste à réduire les recherches, les exports et les consolidations manuelles. L’IA fournit ainsi des éléments pour éclairer une décision. Elle ne doit pas remplacer le jugement du professionnel RH.

Les données restent fragmentées dans de nombreuses organisations, malgré la progression de la digitalisation des ressources humaines. Une question sur l’absentéisme peut nécessiter plusieurs étapes. Il faut identifier le taux global, comparer les services et suivre son évolution sur plusieurs mois. Lorsque les informations sont réparties entre plusieurs outils ou fichiers, leur collecte devient chronophage. Matthias Rigault résume l’enjeu ainsi : « l’enjeu de l’IA en RH n’est donc pas simplement de faire plus vite ». La priorité consiste à transformer plus rapidement la donnée disponible en décision. L’analyse de myRHline souligne aussi l’importance de la structuration, de la fraîcheur et de la fiabilité des informations utilisées.

Factorial croise plusieurs modules RH

Les analyses croisées constituent l’un des usages présentés pendant la démonstration. Une demande peut viser les collaborateurs réunissant plusieurs critères liés à leur performance, leurs absences et leur historique d’augmentation salariale. One recherche ces informations dans différents modules, puis restitue les personnes correspondant aux critères définis. L’outil peut aussi analyser les congés et les absences sur douze mois. Il génère alors un tableau de bord, fait ressortir les populations concernées et permet de filtrer les résultats. L’analyse peut être enregistrée afin d’être actualisée avec les nouvelles données. Un autre exemple porte sur les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.

La protection des accès encadre ces usages. Factorial indique que One travaille à partir des informations présentes dans la plateforme et respecte les autorisations de chaque utilisateur. Un collaborateur et un DRH ne disposent donc pas nécessairement du même niveau d’accès. Les données utilisées par One sont présentées comme hébergées en Europe. Factorial indique également qu’elles ne servent pas à entraîner des modèles externes. L’éditeur précise que les actions restent soumises à la validation de l’utilisateur. La CNIL recommande le principe du moindre privilège, selon lequel chaque personne accède uniquement aux données nécessaires à ses missions. La traçabilité complète ce cadre.

Les RH conservent la décision finale

La supervision humaine demeure centrale lorsque l’analyse concerne un salarié. One peut répondre au nombre de jours de congé restant ou restituer une politique interne intégrée dans l’outil. Il peut aussi faire ressortir un taux d’absentéisme, un écart de rémunération ou une tendance dans les données. Ces résultats éclairent une décision, sans déterminer automatiquement la réponse à apporter. Matthias Rigault rappelle que l’assistant « n’est pas là pour décider à votre place ». Les contrôles attendus portent sur les accès, la qualité, la fraîcheur et la provenance des données. Ils incluent aussi la conservation des analyses sensibles et la vérification par un professionnel RH.

Le cadre doit rester documenté avant l’utilisation d’une IA sur des données RH. Les organisations doivent définir les informations accessibles, réviser les profils d’habilitation et contrôler les données exploitées. Elles doivent également informer les personnes concernées lorsque le traitement le nécessite. La CNIL encadre les décisions entièrement automatisées lorsqu’elles produisent des effets juridiques ou affectent significativement une personne. Factorial présente One comme un outil d’assistance pour réduire les recherches et les rapprochements manuels. La qualité des réponses dépend toutefois de données accessibles, structurées, à jour et suffisamment complètes. Les RH conservent donc l’interprétation et le choix final.

La promesse opérationnelle repose sur une distance plus courte entre la question et la réponse. One peut réunir des informations auparavant recherchées dans des fichiers Excel, des logiciels ou plusieurs modules. Cette consolidation permet aux professionnels RH de consacrer moins de temps à la collecte et davantage à l’analyse, selon l’objectif présenté pendant la masterclass. Le même outil peut traiter une demande administrative récurrente et une analyse croisant performance, absences et rémunération. Factorial décrit cette évolution comme un accompagnement du quotidien, non comme une délégation de la décision. Les droits d’accès, la validation humaine et la qualité des données restent donc les conditions de cet usage. Voir Factorial One. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur l’IA dans le recrutement et les obligations de l’AI Act.

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