Par Arthur Dekeyser
En résumé
Le chiffre d’affaires logiciel du panel atteint 22,4 milliards d’euros en 2025.
L’IA agentique devient la première priorité technologique des éditeurs français.
La facturation à l’usage progresse tandis que l’abonnement reste dominant.
Le signal : L’IA agentique devient la première priorité technologique pour près d’un éditeur français sur deux.
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Croissance du secteur. La 16e édition du Top 250, publiée par EY et Numeum, chiffre à 22,4 milliards d’euros le chiffre d’affaires édition du panel en 2025. Ce montant progressait de 2,4 %, contre 8,9 % en 2024 sur le même périmètre. Hors jeux vidéo, la hausse atteint 5,2 %. Les éditeurs dépassant 100 millions d’euros représentent près de 81 % du chiffre d’affaires du panel, mais leur progression se limite à 1 %. Les trois premiers du classement reculent ensemble de 5 %. Dassault Systèmes reste premier avec 5,64 milliards d’euros et progresse de 0,5 %. Ubisoft cède 22 %, tandis que Criteo recule de 3 %.
Petits éditeurs résistants. Les structures de taille plus réduite affichent une dynamique supérieure. Les éditeurs réalisant entre 10 et 50 millions d’euros progressent de 14 %. Ceux situés sous 5 millions d’euros avancent de 12 %. Le Top 10 hors podium augmente de 8,3 %, contre 6,4 % en 2024. Cegid et Septeo figurent parmi les entreprises portées par une croissance organique et des acquisitions. Les éditeurs sectoriels représentent 14,1 milliards d’euros, soit 63 % du total, avec une progression de 3 %. Les horizontaux atteignent 6,1 milliards d’euros. Leur croissance passe de 23 % à 11 %, malgré Cegid à +19 %, Silae à +38 % et Ivalua à +18 %.
Priorités technologiques. Près d’un éditeur sur deux place désormais l’IA agentique en premier choix technologique. Cette proportion augmente de 16 points depuis 2024. Le cloud et le logiciel-service, choisi par 41 % des répondants lors de l’édition précédente, tombe à 13 %. L’étude attribue ce recul à la maturité de ces technologies et à leur différenciation jugée moindre. La cybersécurité figure parmi les trois premières priorités pour 54 % des répondants. Quatre éditeurs sur cinq intègrent des fonctionnalités d’IA dans leur offre. Parmi ceux qui en commercialisent déjà, la génération de contenu et les recommandations intelligentes atteignent chacune 74 %. L’automatisation des tâches suit à 73 %.
Modèles et productivité. Les agents autonomes et les copilotes intégrés figurent dans 42 % des solutions commercialisées. Pour leurs modèles, 41 % des éditeurs utilisent des solutions intégrées d’acteurs comme OpenAI, Anthropic ou Mistral. Une approche hybride concerne 47 % des répondants. Seuls 12 % recourent exclusivement à leurs propres modèles ou agents. En interne, 96 % des éditeurs emploient des copilotes de génération de code. La productivité en recherche et développement progresse pour 97 % d’entre eux. Parmi ceux qui quantifient ce gain, 51 % observent une hausse supérieure à 20 %. Par ailleurs, 80 % constatent une accélération du délai de mise sur le marché.
Abonnement majoritaire. Le logiciel-service représente 67 % du chiffre d’affaires édition du panel, contre 64 % en 2024 et 63 % en 2023. L’abonnement reste le mode de contractualisation privilégié pour 77 % des répondants. Cette proportion atteint 80 % lorsqu’ils se projettent sur leur modèle futur. La facturation à l’usage s’installe cependant dans les pratiques. Elle est déjà utilisée par 45 % des éditeurs, en premier ou deuxième choix. Elle est envisagée par 53 %. Pour l’IA, 29 % des éditeurs n’ont pas encore défini leur tarification. Les autres privilégient un module premium payant à 26 %, la facturation à l’usage à 22 %, l’inclusion standard à 18 % ou la valeur à 5 %.
Effectifs et conformité. Pour 2026, 51 % des éditeurs prévoient d’augmenter leurs effectifs, soit 11 % de moins que dans l’étude précédente. Les équipes data et IA sont recherchées par 64 % des répondants, contre 39 % pour les développeurs. Seuls 17 % prévoient davantage de recrutements juniors, tandis que 22 % en prévoient moins. La sécurité et la confidentialité des données constituent le premier obstacle à l’intégration de l’IA pour 26 % des répondants. Concernant l’AI Act, 23 % déclarent une conformité réalisée ou en cours. Quarante-deux pour cent sont à l’analyse d’impact, tandis que 25 % n’ont encore rien engagé. Pour le détail, consultez l’étude de Numeum et l’article de Silicon.fr. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur déployer un agent IA en PME sans développeur.
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