Diego Ferri pousse à chiffrer le vrai coût des agents IA
#agents-ia #ia-entreprise 3 min · 22 septembre 2026

Diego Ferri pousse à chiffrer le vrai coût des agents IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Les agents IA mobilisent des coûts de tokens, de calcul informatique et de formation.

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Un cas d’usage peut perdre sa viabilité économique lorsque sa consommation de tokens augmente.

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Les arbitrages devront réunir direction financière, métiers, ressources humaines, risques et conformité.

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Le signal : Diego Ferri recommande d’arbitrer les agents IA selon leur valeur nette, après intégration des tokens, du calcul et de la formation.

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Diego Ferri alerte sur le coût réel du déploiement des agents IA dans les entreprises. Dans une tribune publiée le 21 septembre 2026, l’associé IA chez EY appelle à mesurer la valeur nette de chaque cas d’usage. Les dépenses concernent notamment les tokens, l’infrastructure informatique et la formation des collaborateurs. Les agents commencent déjà à intervenir dans des chaînes de valeur plus larges, selon les grandes entreprises les plus innovantes. Ils dialoguent avec plusieurs systèmes et traitent des volumes importants d’informations. Les premiers usages couvrent notamment la commande à l’encaissement, l’approvisionnement, la logistique, la facturation, la comptabilité et le paiement. Lire la tribune de Diego Ferri

Une industrialisation modifie l’équilibre économique d’un usage. Un agent testé par quelques dizaines d’utilisateurs expérimentés peut ensuite servir plusieurs milliers de collaborateurs. Ces utilisateurs peuvent appartenir aux métiers, aux fonctions support, aux équipes dirigeantes ou aux profils juniors. Leur expérience, leur formulation des requêtes et leur compréhension des limites de l’outil varient. Le déploiement peut aussi couvrir plusieurs pays et plusieurs niveaux de maturité. La consommation de tokens devient alors plus difficile à anticiper. Le besoin en capacité de calcul évolue également. Un usage techniquement performant peut donc perdre sa viabilité économique lorsque les coûts réels sont intégrés au calcul de sa valeur.

Les agents augmentent les coûts variables

La valeur nette dépend des gains réellement obtenus après déduction des dépenses. Dans un reporting financier, ces gains peuvent venir d’un gain de temps, d’une réponse de meilleure qualité ou d’un nombre réduit de vérifications humaines. La consommation de tokens peut toutefois réduire cette valeur. Diego Ferri recommande donc de concevoir les agents en intégrant leurs coûts d’exploitation. Les équipes doivent examiner le nombre d’étapes réalisées, le volume de contexte mobilisé et le nombre d’outils interrogés. Elles doivent aussi suivre les répétitions nécessaires pour obtenir un résultat acceptable. Cette approche vise à mieux maîtriser les dépenses avant l’industrialisation des usages.

Le coût informatique comprend la puissance fournie par le nuage informatique ou par des capacités internes. Les agents peuvent notamment nécessiter des processeurs graphiques. Nvidia a annoncé une hausse pouvant atteindre 30 % pour certaines cartes graphiques. Cette évolution complique la répartition des investissements informatiques prévus sur trois ans. Les entreprises doivent distinguer les usages identifiés, ceux encore en test et ceux qui n’existent pas encore. Les systèmes historiques ajoutent une autre dépense. Un agent peut nécessiter une mise à niveau de SAP, d’un outil financier ou d’un logiciel de ressources humaines. Ces travaux conditionnent directement la faisabilité du cas d’usage.

Les arbitrages dépassent la seule DSI

La formation compte aussi parmi les coûts indirects de l’adoption. Dans les grandes organisations, les budgets de formation sont souvent pilotés globalement. Plusieurs milliers de collaborateurs peuvent devoir apprendre à utiliser un assistant ou un agent. Une part significative du budget des ressources humaines peut alors soutenir l’adoption de l’IA, sans être rattachée immédiatement à un usage précis. Les entreprises devront estimer la formation associée à chaque agent. Elles devront également mesurer le temps consacré à l’appropriation. La pression temporelle complique ces décisions. Certains secteurs doivent évoluer en quelques mois, alors que les transformations numériques s’étalaient auparavant sur plusieurs années.

Un nouveau rôle pourrait coordonner la valeur, les coûts et les risques liés à l’économie des agents. Les arbitrages ne relèveraient pas de la seule direction des systèmes d’information. Ils associeraient aussi la direction financière, les métiers, les ressources humaines, les fonctions risques et la conformité. Les entreprises devraient classer les usages à poursuivre, arrêter, maintenir temporairement à perte ou industrialiser. Certains usages peuvent maintenir une perte temporaire pour développer une expertise. D’autres doivent démontrer une valeur mesurable avant leur généralisation. Diego Ferri évoque également la taxation des agents parmi les sujets discutés. Relire l’analyse sur Maddyness Pour aller plus loin, consultez notre guide sur réduire ses coûts grâce à l’IA.

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