CrowdStrike et NVIDIA encadrent les agents autonomes
Cybersécurité #open-source 3 min · 8 octobre 2026

CrowdStrike et NVIDIA encadrent les agents autonomes

Par Arthur Dekeyser

En résumé

1

CrowdStrike et NVIDIA collaborent sur une architecture ouverte pour sécuriser les agents autonomes.

2

NVIDIA Sentry surveille les agents depuis des processeurs BlueField-4 et peut les isoler en quelques millisecondes.

3

La plateforme Falcon relie les signaux des agents aux données de sécurité des terminaux, identités, environnements cloud et données.

💡

Le signal : CrowdStrike et NVIDIA étendent les contrôles de sécurité aux agents autonomes, avec une surveillance indépendante pouvant isoler un agent en quelques millisecondes.

NEWSLETTER BUSINESS & IA

Vous appréciez ce genre d'analyse ?

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.

+11 000 fondateurs abonnés

CrowdStrike et NVIDIA collaborent sur la NVIDIA Open Agent Safety Platform, présentée le 28 septembre 2026. Cette plateforme ouverte fournit une architecture de référence pour renforcer la sécurité des agents autonomes. Elle ajoute des contrôles aux logiciels, aux environnements d’exécution et aux infrastructures. Les deux entreprises veulent établir des limites plus solides autour de systèmes capables d’accéder à des données, d’utiliser des identifiants, d’exécuter du code et d’agir sur des systèmes critiques. Leur approche traite donc la sécurité des agents comme un sujet de cybersécurité. Elle ne repose pas uniquement sur les protections intégrées aux modèles ou aux mécanismes qui pilotent les agents.

L’autonomie redéfinit la frontière de sécurité des entreprises. CrowdStrike souligne qu’un agent ne devrait pas contrôler lui-même ses limites d’accès. Les contrôles doivent rester indépendants et gouverner les autorisations, observer les comportements et appliquer les règles. L’agent doit être traité comme une identité privilégiée, avec des permissions encadrées par une politique. Cette approche reprend plusieurs principes de cybersécurité, dont le moindre privilège, l’isolation, l’autorisation explicite et l’observabilité. La difficulté vient de leur application à des systèmes autonomes opérant à la vitesse des machines. La plateforme de NVIDIA cherche précisément à rapprocher ces contrôles des lieux où les agents exécutent leurs actions.

NVIDIA ajoute des contrôles indépendants

Trois couches structurent la plateforme NVIDIA. Au niveau logiciel, NVIDIA OpenShell fournit un environnement d’exécution sécurisé en code ouvert. Il encadre l’exécution des agents, leurs accès et le lieu de l’inférence. NVIDIA Sentry ajoute une surveillance indépendante sur des processeurs NVIDIA BlueField-4. Cette surveillance utilise NVIDIA DOCA pour observer les activités hors bande et appliquer les politiques directement dans le silicium. Sentry fournit une télémétrie attestée, vérifie l’identité des agents et applique des accès Zero Trust aux données, outils, interfaces de programmation et services. Pendant les tests, il peut placer un agent en quarantaine en quelques millisecondes. NVIDIA Vera fournit le calcul destiné aux charges de travail agentiques.

Falcon relie ces signaux au reste de l’environnement de sécurité. L’accès à un fichier, l’appel d’une interface de programmation ou une connexion réseau ne suffit pas à qualifier une action de malveillante. L’analyse doit considérer l’agent, son identité, la charge de travail utilisée et les données consultées. Elle doit aussi comparer le comportement observé avec celui attendu et examiner les événements associés dans l’environnement. La plateforme Falcon rassemble des informations issues des terminaux, des identités, du cloud, des données et de l’IA. Elle les combine avec du renseignement sur les adversaires et une expertise opérationnelle pour détecter et arrêter les comportements malveillants depuis une plateforme unifiée.

CrowdStrike étend une collaboration existante

La collaboration progresse sur plusieurs composants. CrowdStrike a récemment lancé Falcon Guardian, avec une protection de la surface d’attaque de l’IA et une protection d’exécution pour les agents. Plus tôt en 2026, les deux entreprises avaient présenté un plan d’IA sécurisé dès la conception. Celui-ci associe la protection Falcon à NVIDIA OpenShell pour intégrer gouvernance, visibilité et contrôle dans la pile des agents. Leur intégration existante de la télémétrie NVIDIA DOCA Argus avec CrowdStrike Falcon Next-Gen SIEM apporte aussi des données d’infrastructure à la plateforme Falcon. La nouvelle initiative rapproche donc les contrôles indépendants des agents tout en conservant une visibilité couvrant l’entreprise.

La plateforme ouverte est présentée comme une architecture de référence pour les systèmes autonomes opérant dans l’entreprise. NVIDIA détaille cette initiative dans son annonce officielle. Les composants OpenShell sont accessibles sur build.nvidia.com, tandis que les unités de traitement BlueField sont présentées sur le site de NVIDIA. CrowdStrike et NVIDIA décrivent une chaîne reliant modèles, mécanismes d’exécution, matériel et plateforme de sécurité. Cette chaîne doit encadrer les agents lorsqu’ils prennent des décisions, utilisent des outils et agissent avec des autorisations liées à l’entreprise. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur déployer un agent IA en PME sans développeur.

Gardez un coup d'avance en IA et tech.

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.

+11 000 fondateurs abonnés

À lire aussi