Par Arthur Dekeyser
En résumé
Claude Dispatch permet de contacter Claude depuis un téléphone pendant que l’agent travaille sur un ordinateur.
Les interfaces spécialisées comme Stitch, Pomelli et NotebookLM adaptent l’IA à certains métiers.
Ethan Mollick estime que les interfaces pourraient devenir générées par l’IA selon chaque tâche.
Le signal : Claude Dispatch transforme le téléphone en télécommande pour Claude Cowork, un agent capable d’agir sur les fichiers et applications d’un ordinateur.
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Claude Dispatch rapproche l’IA du travail quotidien en permettant de contacter Claude depuis un téléphone. L’agent poursuit alors ses tâches sur l’ordinateur de l’utilisateur. Ethan Mollick décrit cette fonction dans un article publié le 31 mars 2026. Dispatch est intégré à Claude Cowork, lancé en janvier par Anthropic. Cowork donne à Claude accès aux fichiers locaux et aux applications via un espace de travail de bureau. Le système utilise des connecteurs pour des dizaines d’applications. Lorsqu’aucun connecteur n’existe, il peut contrôler directement la souris et le clavier. L’utilisateur scanne un code QR, puis son téléphone devient une télécommande pour l’agent installé sur son ordinateur.
Les chatbots surchargent souvent le travail, selon Ethan Mollick. Une étude récente a observé des professionnels de la finance réalisant une valorisation complexe avec GPT-4o1. Les participants ont gagné en productivité, mais les échanges ont aussi augmenté leur charge cognitive. Les transcriptions contenaient de longs blocs de texte, de nouvelles pistes et des discussions étendues. Les utilisateurs les moins expérimentés étaient les plus pénalisés. Cette interface pouvait donc devenir un obstacle au travail. Un échange désorganisé restait désorganisé, car l’IA reproduisait la structure fournie par l’utilisateur. L’article cite l’étude publiée sur arXiv pour documenter cette observation.
Google explore plusieurs interfaces destinées à des professions spécifiques. Stitch permet de décrire une application en langage naturel et de recevoir plusieurs écrans interconnectés. L’outil conserve un système graphique cohérent sur une toile infinie. Pomelli part d’une adresse de site web et génère des campagnes sociales respectant l’identité de la marque. Son fonctionnement adopte le vocabulaire du marketing plutôt que celui des instructions techniques. NotebookLM sert à rechercher, afficher et exploiter différentes sources d’information. Ces outils restent moins aboutis que Claude Code pour les programmeurs. Ils montrent cependant une direction différente des assistants généralistes. Stitch et Pomelli illustrent cette approche spécialisée.
OpenClaw utilise WhatsApp et Telegram ou Slack pour dialoguer avec un agent personnel. L’utilisateur peut lui demander de vérifier ses courriels, réserver une table ou trouver un fichier. L’agent exécute ensuite ces actions sur l’ordinateur. Selon Ethan Mollick, OpenClaw est devenu le projet au code ouvert connaissant la croissance la plus rapide de son histoire. Son symbole est un homard rouge. L’outil reste difficile à utiliser et présente des risques de sécurité importants. Claude Cowork adopte une approche plus limitée grâce à un environnement isolé. Son écosystème de connecteurs progresse, mais il demeure incomplet. Le contrôle direct de l’ordinateur peut aussi produire des erreurs.
Les essais de Mollick montrent le type de tâches visé par Dispatch. Depuis son téléphone, il a demandé à Claude de préparer un briefing matinal. L’agent a consulté ses calendriers, ses courriels et ses canaux en ligne. Il a ensuite produit un rapport sur les actions suivantes. Dans un autre test, Claude a vérifié le graphique d’une présentation PowerPoint. L’agent a recherché des données plus récentes sur l’ordinateur, téléchargé un document PDF fourni par un lien, puis extrait le nouveau graphique. Il a finalement mis à jour la présentation. Un site a bloqué le téléchargement d’un fichier, mais le résultat global a été jugé très impressionnant par Mollick.
Les interfaces générées constituent une autre piste présentée par Ethan Mollick. Claude peut désormais produire des visualisations directement dans une conversation. Ces visualisations sont interactives et modifiables après des demandes de suivi. Cette fonction évite de choisir une interface spécialisée avant de commencer une tâche. L’IA peut générer un graphique, une application personnalisée ou un agent installé sur un bureau. Mollick avance que l’enjeu consiste à passer d’une adaptation de l’utilisateur à l’interface vers une adaptation de l’interface à l’utilisateur. Il associe ainsi les limites actuelles d’accès à l’intelligence des modèles aux interfaces de conversation. Les modèles, eux, continuent également d’évoluer.
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