Check Point observe l’IA aux commandes d’attaques réelles
Cybersécurité #open-source 3 min · 8 septembre 2026

Check Point observe l’IA aux commandes d’attaques réelles

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Check Point Research décrit une IA active dans plusieurs étapes d’attaques réelles.

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Le groupe The Gentlemen a développé l’outil Glocker avec l’aide de l’IA en trois jours.

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La campagne Bissa Scanner a volé des identifiants d’IA dans plus de 30 000 fichiers exposés.

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Le signal : Check Point Research documente des intrusions où l’IA génère des milliers de commandes avec une direction humaine minimale.

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Check Point Research affirme que l’IA est entrée dans la chaîne opérationnelle d’attaques informatiques réelles. Son rapport « AI Security Report 2026 » décrit des intrusions où des systèmes d’IA ont exécuté automatiquement des flux d’exploitation. Ces opérations ont généré des milliers de commandes sur des dizaines de sessions. La supervision humaine y était minimale. Cette évolution dépasse le rôle d’accélérateur technique attribué jusque-là à l’IA. Le rapport indique que l’IA intervient désormais dans plusieurs étapes. Ces étapes comprennent l’ingénierie sociale, le développement de logiciels malveillants et la recherche de vulnérabilités. Elles incluent aussi la création d’outils offensifs et l’assistance pendant les intrusions. Lire l’analyse originale.

Une chaîne d’attaque élargie Le rapport de Check Point Research décrit surtout un changement d’échelle. Les techniques employées par les attaquants restent souvent familières. L’IA leur permet toutefois de les exécuter plus rapidement et avec davantage d’ampleur. Les chercheurs estiment que les groupes les plus dangereux ne sont pas nécessairement ceux qui disposent des outils les plus avancés. Le risque vient plutôt de leur capacité à coordonner l’IA sur plusieurs phases d’une opération. Cette organisation peut rendre certaines compétences offensives accessibles à un éventail plus large d’attaquants. Check Point affirme ainsi que l’IA réduit l’écart de compétences traditionnellement présent entre groupes avancés et cybercriminels moins expérimentés.

Check Point documente des intrusions autonomes

The Gentlemen accélère Glocker Le rapport cite le groupe spécialisé dans le ransomware-as-a-service The Gentlemen. Selon les chercheurs, ce groupe a utilisé l’IA pour contribuer à la construction de son outil de gestion « Glocker ». Le développement aurait été réalisé en trois jours. Cet exemple illustre l’utilisation de l’IA pour créer un outil intégré à une activité criminelle existante. Check Point souligne toutefois une limite opérationnelle. Un membre du groupe a averti ses interlocuteurs qu’ils devaient toujours comprendre ce qu’ils faisaient. L’IA augmente donc les capacités observées, mais elle ne supprime pas le besoin de compréhension humaine dans les opérations décrites.

Trois accès aux modèles Check Point identifie trois méthodes d’accès aux capacités d’IA. La première consiste à détourner des modèles commerciaux largement accessibles. Des attaquants fractionnent leurs demandes malveillantes en étapes plus petites afin de contourner les contrôles de sécurité. La deuxième repose sur le vol d’identifiants, une pratique appelée « LLMjacking ». La campagne Bissa Scanner a récupéré des identifiants d’accès à l’IA dans plus de 30 000 fichiers de configuration exposés. La troisième méthode utilise des modèles au code ouvert hébergés par les attaquants eux-mêmes. Check Point indique que ces modèles évitent certains contrôles et journaux des fournisseurs, mais qu’ils sont souvent moins performants et plus difficiles à exploiter.

Les entreprises sécurisent leurs usages internes

Les surfaces d’attaque évoluent Le rapport relie aussi cette évolution aux déploiements internes d’IA dans les entreprises. Check Point identifie des risques concernant les modèles, les infrastructures et les applications. Les pratiques de sécurité n’ont pas toujours progressé au même rythme que ces déploiements. Les outils d’IA utilisés pour automatiser des tâches ou améliorer la productivité peuvent donc créer de nouveaux points d’exposition lorsqu’ils sont mal sécurisés. Les équipes de sécurité doivent désormais traiter deux sujets simultanément. Elles doivent défendre leurs organisations contre des attaquants utilisant l’IA. Elles doivent aussi protéger les systèmes d’IA employés par leurs propres organisations. Le rapport situe déjà cette confrontation dans les opérations observées.

Le calendrier se resserre Check Point considère que l’usage offensif de l’IA est déjà engagé. Le rapport décrit les incidents de l’année écoulée comme une trace des événements déjà survenus. Il les présente aussi comme une base pour ce qui est attendu ensuite. Cette formulation attribuée aux chercheurs ne constitue pas une prévision indépendante. Elle indique leur lecture des tendances observées dans les intrusions documentées. La prochaine étape identifiée concerne l’adaptation des défenseurs. Les organisations devront suivre les usages de leurs modèles, infrastructures et applications d’IA. Le rapport complet est disponible sur le site de Check Point, avec une inscription requise, selon l’article publié par The Journal.

Consulter l’article de The Journal

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