Bank of America double son budget IA dès 2027
Finance #ia-entreprise 3 min · 26 septembre 2026

Bank of America double son budget IA dès 2027

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Bank of America prévoit de doubler ses dépenses consacrées à l’IA en 2027.

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La banque a déployé environ 140 usages pour 400 millions de dollars.

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Ses 20 000 développeurs enregistrent un gain de productivité de 15 à 20 %.

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Le signal : Bank of America prévoit de doubler son budget IA en 2027 après 140 usages déployés pour 400 millions de dollars.

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Budget en hausse Bank of America prévoit de doubler ses dépenses consacrées à l’intelligence artificielle en 2027. Le directeur général Brian Moynihan l’a annoncé lors d’une conférence Barclays la semaine dernière. La banque avait déjà consacré 400 millions de dollars à environ 140 usages. Ces déploiements génèrent, selon Moynihan, 800 millions de dollars de bénéfices. L’établissement gère 3 500 milliards de dollars d’actifs. Son budget annuel consacré aux nouvelles initiatives technologiques atteint environ 4 milliards de dollars. L’intelligence artificielle représente une part de ces dépenses. Hari Gopalkrishnan, directeur technologie et information, relie cette hausse aux idées proposées par les salariés et à leur potentiel de rendement financier.

Des gains mesurables Jim DeMare, coprésident de Bank of America, a décrit des résultats déjà identifiables dans les équipes technologiques. Les 20 000 développeurs de la banque utilisent des agents de programmation pour optimiser leur travail. Dans la plupart des secteurs, ces outils augmentent la productivité du développement logiciel de 15 à 20 %, selon DeMare. L’assistant virtuel Erica réduit aussi fortement les demandes adressées au service d’assistance interne. Bank of America indique qu’Erica réalise le travail équivalent de 11 000 personnes. Ces résultats répondent partiellement aux interrogations sur la rapidité du rendement des investissements. L’intervention de Brian Moynihan détaille cette orientation.

Bank of America étend ses usages

Une adoption étendue Environ 95 % des salariés de Bank of America ont accès aux outils d’intelligence artificielle. DeMare estime que cette exposition augmente leur familiarité et leur aisance. Des milliers de collaborateurs utilisent déjà des outils de gestion de la relation client dotés d’IA. Ces outils fournissent des données et des éléments de discussion avant un échange avec un client. La banque recueille aussi les idées de ses employés pour faciliter leur travail. Gopalkrishnan indique que l’intérêt pour les investissements liés à l’IA dépasse désormais deux fois son niveau de l’année précédente. Le rendement financier constitue un critère de décision pour examiner ces propositions et sélectionner les déploiements.

Des contrôles maintenus Bank of America évalue plusieurs prestataires capables de renforcer l’automatisation par l’IA. La banque examine aussi des solutions plus complexes et personnalisées. Gopalkrishnan réfléchit au niveau d’autonomie acceptable pour les agents logiciels. Il prévoit d’élargir cette autonomie lorsque les modèles deviendront plus efficaces, avec des garde-fous jugés suffisants. Moynihan insiste sur la responsabilité humaine concernant les informations produites par l’IA. Les employés restent responsables des réponses utilisées face aux clients. La banque vérifie donc les réponses avant leur diffusion. Cette règle encadre l’usage des agents et peut limiter certaines applications lorsque la vérification humaine ne garantit pas une réponse correcte.

L’emploi évolue progressivement L’effectif de Bank of America est passé d’environ 213 000 salariés au début de l’année à 209 000, selon Moynihan. Le taux d’attrition atteint environ 8,5 %. Le directeur général affirme que la banque ne procède pas à des licenciements et gère plutôt les recrutements avec prudence. DeMare identifie la crainte d’un remplacement comme l’un des principaux risques d’adoption de l’IA. L’accès aux outils doit renforcer leur familiarité, puis montrer leur effet sur la productivité générale et les processus de travail. La banque poursuit donc son évaluation des usages, des fournisseurs et du niveau d’autonomie compatible avec ses contrôles. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur réduire ses coûts grâce à l’IA.

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