En résumé
Les salariés américains utilisent l’IA environ une heure et demie chaque jour.
Près de la moitié de ce temps sert à corriger les erreurs ou affiner les prompts.
Les échanges avec l’IA représentent 41 % du temps consacré aux interactions professionnelles.
Le signal : BambooHR estime que près de 20 jours annuels sont consacrés au dépannage et à l’itération des prompts d’IA.
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BambooHR mesure l’usage quotidien de l’IA chez les salariés américains. Une enquête menée auprès de plus de 1 600 employés à temps plein et rémunérés au salaire révèle une moyenne d’une heure et demie par jour. Ce volume représente environ 47 jours par an consacrés à parler avec l’IA ou à l’utiliser. Près de la moitié de ce temps, soit environ 20 jours annuels, sert toutefois à résoudre des erreurs ou à affiner les prompts. L’étude a été publiée le 2 septembre 2026. Elle décrit donc un usage régulier, mais aussi une charge consacrée à la correction des résultats produits par les outils.
Les salariés restent majoritairement positifs envers l’IA au travail. Selon BambooHR, 65 % des répondants se disent confiants et enthousiastes lorsqu’ils utilisent cette technologie. La recherche indique aussi que 58 % des employés sont motivés par les gains de temps obtenus grâce à l’IA. Les cadres vice-présidents et les membres des comités de direction y consacrent presque deux fois plus de temps que les contributeurs individuels. Cette différence distingue les niveaux hiérarchiques dans l’utilisation quotidienne. Elle ne mesure pas, à elle seule, la qualité des résultats ni la valeur produite par ces usages.
Le temps relationnel recule dans les réponses recueillies par BambooHR. Les salariés déclarent consacrer en moyenne 41 % de leur temps avec l’IA, contre 59 % à parler avec d’autres personnes. Le mentorat apparaît particulièrement exposé à cette évolution. Plus d’un tiers des travailleurs indiquent que les transferts de connaissances se déroulent principalement via des outils d’IA. L’enquête rapporte aussi que 27 % des répondants préfèrent demander de l’aide à une IA plutôt que d’admettre ce besoin à un collègue. BambooHR associe ce choix à un mélange d’autonomie et de gêne personnelle, sans établir d’effet causal sur les relations professionnelles.
Le terme workslop désigne les résultats d’IA jugés défectueux ou de faible qualité. Une enquête de Zety publiée en février indique que 39 % des travailleurs considèrent ces productions totalement inacceptables et les corrigent. À l’inverse, 31 % les jugent inacceptables mais tolérables. Pour 21 %, elles sont plutôt acceptables et peuvent être ignorées si les délais sont respectés. Zety estime que la plupart des salariés consacrent jusqu’à six heures ou davantage par semaine à corriger ces résultats. Cette estimation rejoint celle de BambooHR, qui évalue le dépannage quotidien moyen à environ une heure et demie.
D’autres études confirment l’importance du pilotage des usages. Talogy a indiqué en août que les progrès technologiques dépassaient la capacité des salariés à évaluer leur valeur à long terme. Dans les ressources humaines, quatre professionnels sur cinq interrogés par Paylocity géraient activement au moins un problème lié à leurs outils d’IA. Pourtant, 43 % déclaraient que l’IA faisait gagner à leurs équipes de recrutement l’équivalent d’une journée de travail chaque semaine. Workday a également constaté que 76 % des employés utilisaient l’IA pour obtenir des conseils, tandis que 52 % l’utilisaient pour réfléchir à des idées.
Le rôle managérial devient central dans les constats rapportés par l’article. Les managers sont présentés comme susceptibles de renforcer la confiance des employés et de réduire leur anxiété face à l’IA. Une enquête du CHRO Roundtable de Gallup montre toutefois que les responsables des ressources humaines sont divisés sur la capacité actuelle des managers à encadrer le travail avec l’IA. Les résultats de BambooHR invitent ainsi à examiner simultanément le temps d’utilisation, la correction des sorties et la place des échanges humains. L’article complet est disponible dans HR Dive, et BambooHR présente son étude dans ce communiqué.
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