Andrej Karpathy livre ses critères pour choisir un doctorat
Formation 3 min · 12 octobre 2026

Andrej Karpathy livre ses critères pour choisir un doctorat

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Andrej Karpathy présente le doctorat comme une expérience de liberté et d’expertise.

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Les lettres de recommandation fortes pèsent davantage que les notes selon Karpathy.

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Le choix du directeur doit intégrer ses objectifs, son style et ses contraintes.

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Le signal : Andrej Karpathy estime que les lettres de recommandation comptent bien davantage que les notes pour entrer dans un bon doctorat.

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Andrej Karpathy partage une rétrospective consacrée à la préparation et à la traversée d’un doctorat. Publié sur son site personnel, le guide s’appuie sur son expérience en informatique, apprentissage automatique et vision par ordinateur. Karpathy explique que son doctorat venait notamment de son goût pour l’école et l’apprentissage. Il cite aussi Gordon Freeman, personnage de Half-Life présenté comme titulaire d’un doctorat du MIT en physique théorique. Le texte ne cherche pas à convaincre chaque lecteur de choisir cette voie. Il rassemble plutôt des critères de décision et des conseils pratiques. Karpathy insiste d’abord sur la liberté, la propriété intellectuelle et l’expertise approfondie qu’un doctorat peut offrir. Lire le guide complet.

Le doctorat offre une autonomie supérieure à celle que l’auteur associe généralement aux grandes entreprises. L’étudiant choisit largement ses sujets, sous réserve des contraintes de son directeur. Ses travaux portent son nom, tandis qu’une grande organisation peut davantage donner le sentiment de se fondre dans un collectif. Karpathy met aussi en avant la liberté personnelle, car l’évaluation repose principalement sur la production finale. Il estime qu’un doctorat peut préserver davantage de choix professionnels futurs qu’une entrée directe dans une entreprise. Dans l’apprentissage automatique appliqué, il juge même les diplômés, et parfois les abandons de doctorat, plus employables selon les postes visés. Voir les considérations discutées sur Quora.

Karpathy décrit les coûts du doctorat

La recherche impose toutefois une forte endurance mentale. Karpathy décrit des périodes de travail très longues, notamment avant les échéances de publication. Il évoque aussi l’abandon possible de trois mois de travail, ainsi que la rédaction d’articles recevant peu de citations. Ces situations peuvent provoquer des crises d’identité et des interrogations sur les choix de vie. Le doctorat exige donc, selon lui, une capacité à évoluer dans un environnement peu structuré. Karpathy conseille aux personnes indécises de pencher légèrement vers le refus. Il recommande aussi de tester la recherche pendant les études, par exemple avec un programme d’été. Cette expérience permettrait de mieux comprendre la réalité du métier.

Les candidatures reposent d’abord sur les lettres de recommandation. Pour Karpathy, la meilleure lettre décrit un étudiant figurant parmi les cinq meilleurs de l’auteur, capable de prendre des initiatives et de concrétiser ses idées. Une simple mention de cours réussi est nettement moins convaincante. Une publication issue d’un programme de recherche d’été constitue un avantage important, sans être indispensable avec de très bonnes lettres. Karpathy juge les notes relativement secondaires, tout en recommandant d’éviter des résultats trop faibles. Il conseille de commencer tôt les projets de recherche, idéalement avec plusieurs encadrants. Trois lettres ou davantage sont nécessaires pour de nombreuses candidatures. Il déconseille enfin de solliciter agressivement des directeurs inconnus.

Le choix d’école structure cinq années

Le choix de l’établissement doit combiner plusieurs critères selon Karpathy. Une bonne école attire d’autres chercheurs de haut niveau et facilite les collaborations. Elle doit aussi compter plusieurs directeurs potentiels, afin d’offrir une solution de repli si le premier choix devient indisponible. Karpathy recommande également d’évaluer l’environnement physique du campus. Un doctorat peut durer plus de cinq ans, et la vie quotidienne ne se limite pas aux travaux de recherche. La relation avec le directeur constitue ensuite un facteur déterminant. L’étudiant doit comprendre ses objectifs, son financement, son évaluation et ses contraintes institutionnelles. Cette lecture réduit les frictions et aide à planifier le travail.

Les styles d’encadrement varient notamment selon l’expérience du professeur. Un enseignant avant la titularisation est souvent plus présent et plus direct dans les idées, les mathématiques ou le code. Il doit généralement construire un dossier de publications solide. Un professeur plus senior dirige parfois un laboratoire plus vaste et dispose de moins de temps pour le suivi détaillé. Son accompagnement se situe alors davantage au niveau des orientations, des lectures, des contacts et de la présentation des résultats. Les doctorants avancés ou les postdoctorants peuvent fournir les conseils techniques. Karpathy souligne enfin que la relation entre étudiant et directeur peut devenir durable, au-delà des seuls objectifs de carrière.

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