Par Arthur Dekeyser
En résumé
L'AI Office peut accéder au code source des modèles d'IA.
Amendes possibles jusqu'à 15 millions € ou 3 % du chiffre d'affaires.
La CNIL est l'autorité de référence en France pour l'AI Act.
Le signal : L'AI Office d'Europe peut désormais infliger des amendes jusqu'à 15 millions €.
Vous appréciez ce genre d'analyse ?
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.
+11 000 fondateurs
Depuis le 2 août 2026, l’AI Office a été officiellement investi de pouvoirs renforcés pour contrôler les modèles d’intelligence artificielle au sein de l’Union Européenne. Cette institution, active depuis janvier 2024, est désormais habilitée à infliger des amendes pouvant aller jusqu’à 15 millions €, ou 3 % du chiffre d’affaires mondial d’une entreprise, pour les modèles jugés à risque systémique. Ce changement marque une étape cruciale dans l’application de l’AI Act.
L’AI Office opère sous la supervision de la Commission européenne, afin de garantir la conformité des systèmes d’IA avec les normes fixées. Sa mission inclut également un rôle de représentation internationale dans des instances comme l’OCDE ou le G20. Pour mettre en œuvre ses objectifs, l’AI Office emploie 145 personnes, notamment des juristes et des spécialistes des politiques. Il dispose de six unités et de deux conseillers. Ces effectifs sont cruciaux pour sa fonction de régulation.
Parmi les nouvelles attributions de l’AI Office, l’accès au code source des modèles d’IA est particulièrement notable. L’organisme a également la capacité d’imposer des évaluations indépendantes en s’appuyant sur des experts extérieurs si nécessaire. Ce pouvoir étendu signifie que toute entreprise dont les modèles d’IA ne respectent pas les standards de conformité pourrait subir des sanctions lourdes, selon l’article 91 du règlement en vigueur.
Au niveau national, chaque État membre est responsable de l’application de l’AI Act pour les autres systèmes d’IA, avec la CNIL comme autorité de référence en France. La CNIL s’appuie sur des autorités sectorielles comme la DGCCRF ou l’Arcom pour des applications spécifiques telles que les pratiques commerciales ou l’audiovisuel. Ces collaborations assurent une surveillance systémique des IA sur le territoire national.
Pour soutenir ces missions, l’AI Office a récemment promis de recruter 38 spécialistes supplémentaires, portant ses effectifs à 145 personnes. Ces nouveaux membres comprennent des experts en sécurité des modèles d’IA. Parallèlement, la Commission européenne a introduit des outils de signalement pour les lanceurs d’alerte et les utilisateurs souhaitant signaler des irrégularités. Ces mesures complémentaires renforcent l’efficacité opérationnelle de l’AI Office et sa capacité à répondre aux défis que lui posent les développements technologiques rapides. En savoir plus.
Gardez un coup d'avance en IA et tech.
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.
+11 000 fondateurs
On utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics, Meta, PostHog) pour comprendre ce qui t'intéresse et améliorer le site. Tu décides. En savoir plus