À Kütahya, Nilgün Gürler remet l’humain au cœur de l’IA
Formation 3 min · 22 septembre 2026

À Kütahya, Nilgün Gürler remet l’humain au cœur de l’IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Nilgün Gürler relie l’intelligence artificielle scolaire à des problèmes observés localement.

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Les élèves de Kütahya BİLSEM ont visité le technoparc de l’université Dumlupınar.

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L’équipe étudiante a remporté le Sustainability Award avec un prototype développé dans PictoBlox.

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Le signal : À Kütahya BİLSEM, des lycéens ont remporté le Sustainability Award du Ciena Solutions Challenge avec un prototype d’ascenseur intelligent.

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Mission humaine. Le 15 septembre 2026, Nilgün Gürler a décrit une méthode d’intégration de l’intelligence artificielle au lycée. Cette enseignante en technologies de l’information travaille au Kütahya Science and Art Center, en Turquie. Selon elle, les élèves de la génération Z et de la génération Alpha ne sont pas naturellement détachés ou irresponsables. Ils deviennent des concepteurs attentifs lorsque l’apprentissage relie la technologie à une finalité concrète. Son approche commence par l’observation de l’environnement, puis humanise les données avant tout développement algorithmique. Les élèves doivent notamment se demander qui sera affecté par leur solution. L’objectif est de transformer des utilisateurs passifs en solveurs de problèmes responsables.

Un obstacle pédagogique. L’équipe de Kütahya BİLSEM participait au Ciena Solutions Challenge avec l’objectif de concevoir une solution durable utilisant l’intelligence artificielle. Les élèves maîtrisaient la logique du code et les structures algorithmiques. Leur difficulté principale concernait plutôt la proximité émotionnelle avec les enjeux de durabilité. Les problèmes climatiques mondiaux et les défis communautaires semblaient abstraits depuis la salle de classe. Nilgün Gürler a donc modifié le processus de conception. Les élèves ont observé leur environnement quotidien et apporté des problèmes locaux aux discussions. Ils ont ensuite étudié les démarches d’innovation existantes avant d’écrire une seule ligne de code. Lire l’article original.

Les élèves observent avant de coder

Une immersion concrète. La classe a visité le technoparc de l’université Dumlupınar, à Kütahya. Les élèves y ont rencontré des entreprises technologiques et des ingénieurs en activité. Cette visite leur a montré comment une idée évolue jusqu’à devenir un produit réel. Ils ont aussi constaté que les professionnels commettent des erreurs et améliorent progressivement leurs modèles. Cette expérience a déplacé leur regard sur les outils numériques. Ils ne les considéraient plus seulement comme des logiciels attractifs. Ils les voyaient comme des instruments pouvant répondre à des besoins sociaux. Une élève, Ceylin B., a expliqué que les données étaient devenues des histoires humaines plutôt que de simples critères de projet.

La confiance déclenche. Nilgün Gürler a ensuite remplacé une instruction strictement dirigée par une autonomie accrue. Elle a traité les lycéens comme des chercheurs et des développeurs capables de décider. Les élèves ont utilisé des modèles d’apprentissage interactif et des outils de reconnaissance d’objets fondés sur l’intelligence artificielle. Ils ont dirigé le dépannage eux-mêmes. Leur question a changé, passant de la note scolaire à l’utilité réelle pour comprendre la durabilité. Ils ont consacré des heures supplémentaires à leurs modèles interactifs dans PictoBlox. Ils ont aussi assumé leurs erreurs. L’équipe a finalement remporté le Sustainability Award avec son projet Smart Elevator Access, mais l’enseignante présente ce prix comme un résultat secondaire.

L’autonomie guide le projet étudiant

Trois pratiques ressortent. Nilgün Gürler recommande d’abord d’humaniser les données grâce à l’observation locale. Elle conseille ensuite de connecter les classes aux technoparcs ou aux centres d’innovation. Enfin, elle invite les enseignants à laisser les élèves corriger leurs propres défauts de conception. Cette dernière pratique demande de résister à l’envie de reprendre le clavier lorsque le délai se resserre. Chaque problème résolu par l’enseignant retire, selon elle, une occasion d’apprentissage à l’élève. Le Ciena Solutions Challenge accepte les projets jusqu’au 8 mars 2027. Les enseignants peuvent également candidater à un Sustainability Award de 3 000 dollars. Voir les informations du challenge.

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