En résumé
Demis Hassabis a défendu l’usage de l’IA pour modéliser le climat et les phénomènes météorologiques.
Google a déployé cette semaine son nouveau modèle Gemini 4 Argon.
Hassabis a cité la fusion, les batteries et les matériaux solaires parmi les applications énergétiques possibles.
Le signal : À Dublin, Demis Hassabis a cité la fusion, les batteries et les matériaux solaires comme applications climatiques de l’IA.
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À Dublin, mercredi matin, Demis Hassabis, cofondateur et président de Google DeepMind, a défendu un rôle positif de l’intelligence artificielle face à la crise climatique. Il s’exprimait sur la scène principale de l’International AI Summit, en Irlande, devant des ministres, des médias et des délégués. « Avec l’aide de l’IA, c’est ce qui finira par nous donner la technologie nécessaire pour traiter la question climatique », a-t-il déclaré. Son intervention de vingt minutes a aussi porté sur les progrès en mathématiques, le codage et les systèmes avancés. Il a également évoqué le déploiement, cette semaine, du modèle Gemini 4 Argon de Google. Lire l’article original de CNET.
Un changement de focale, selon le compte rendu de CNET, a marqué cette intervention. En mai, lors de Google I/O à Mountain View, Hassabis avait longuement parlé de l’intelligence artificielle générale, ou AGI. Il l’avait décrite comme une capacité comparable aux facultés intellectuelles humaines et avait évoqué les « contreforts de la singularité ». Il estimait alors que son apparition était proche. À Dublin, l’AGI n’a pas été mentionnée. Hassabis a plutôt détaillé les domaines où l’IA obtient de bons résultats, notamment les mathématiques, le codage et les jeux. Il a cité Go ainsi que des jeux Atari parmi ces exemples.
Les sciences physiques, chimiques et biologiques demandent selon Hassabis une interaction avec le monde réel. Cette approche implique la créativité et le jugement humains, mais aussi l’intuition et la curiosité. Elle sert à formuler des hypothèses et à construire des pistes de recherche. Hassabis estime que ces disciplines sont plus difficiles pour l’IA que les mathématiques ou les jeux. « Le plus difficile en science est de poser et d’articuler la bonne question », a-t-il déclaré. Il considère cette étape plus complexe que la recherche d’une réponse. En 2024, Hassabis, John Jumper et David Baker ont reçu le prix Nobel de chimie pour des travaux sur la prédiction des structures protéiques.
La question énergétique, abordée avant son départ de la scène, portait sur le coût environnemental de l’IA. La construction de vastes centres de données très consommateurs d’énergie accroît la demande de centrales alimentées par des combustibles fossiles, selon le sujet de CNET. Hassabis a surtout insisté sur les usages possibles de l’IA pour répondre à cette pression. Il a cité la modélisation du climat et la prévision météorologique. Il a également mentionné les inondations, les incendies et les ouragans. Une analyse consacrée aux centres de données décrit aussi leur contribution à la hausse de la demande en centrales fossiles. Consulter cette analyse.
Les pistes citées, présentées par Hassabis comme des applications futures de l’IA, couvrent plusieurs technologies énergétiques. Il a mentionné le confinement du plasma pour les réacteurs à fusion. Il a aussi évoqué la recherche de nouveaux matériaux, notamment les supraconducteurs. Les batteries et les matériaux destinés aux panneaux solaires faisaient également partie de son propos. Hassabis estime que ces systèmes pourraient contribuer à fournir les technologies nécessaires pour traiter la question climatique. Ces déclarations décrivent une orientation et un potentiel d’usage. Elles ne constituent pas un résultat démontré pendant l’intervention. Le discours de Dublin a donc privilégié les applications scientifiques et énergétiques plutôt que l’AGI.
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