Le marché des baby-monitors IA explose : la startup Nanit propose un système avec une caméra IA qui suit le sommeil des bébés 24h sur 24, et fournit ensuite tout un tas de données. Le coût : environ 474$ et 100$ d’abonnement annuel. Et la concurrence explose avec CuboAi, qui propose des “berceuses programmées par IA” et alerte les parents dès que le bébé tousse ou a le visage couvert. Il y en a même un (Owlet) qui suit le pouls et le taux d’oxygène en temps réel via une chaussette connectée à 300$.
Les bénéfices : détecter précocement des conditions potentiellement dangereuses, éviter que la tête du bébé s’aplatisse. Owlet affirme que 94% des parents constatent une amélioration du sommeil. Nanit prétend redonner 36 jours de sommeil par an aux parents.
Mais il y a un revers : failles de sécurité des données, confiance en son propre instinct parental qui s’érode, dépenses inutiles. Le flux constant de données peut aussi devenir anxiogène, un capteur défaillant peut plonger des parents dans la panique, et des pédiatres critiquent déjà Owlet pour utiliser la peur comme argument marketing. Sans compter que c’est un peu flippant/dystopique dans l’absolu.
Perso, je suis pas fan que la techno s’étende à ce point : il y a une théorie du psychologue Mark Seery, qui affirme que les gens ayant vécu un niveau modéré d’adversité s’en sortent mieux, sont plus résilients et épanouis que ceux qui n’en ont vécu aucune. Le risque de cette techno, c’est de fournir un contrôle total sur l’enfance dès le berceau. Une enfance trop lisse, trop surveillée, trop optimisée : priver un enfant de la petite dose de chaos nécessaire à sa construction. - Comme le disait Nietzsche : il faut porter en soi un chaos pour donner naissance à une étoile dansante.
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