Loyer trop cher ? Va au couvent !
Analyse 2 min · 30 juin 2026

Loyer trop cher ? Va au couvent !

Par Arthur Dekeyser

  • Une histoire fascinante : face à la flambée des loyers, les New-Yorkais cherchent des logements abordables dans un endroit inattendu, les pensionnats de religieuses, selon le Wall Street Journal. Le loyer médian à New York atteint 3 616$.
  • Vivre chez les sœurs coûte un tiers de ce prix : entre 580$ et 1 600$ par mois, charges, Wi-Fi et repas souvent inclus, en échange de quelques tâches ménagères. Au-delà du prix, beaucoup apprécient surtout le sentiment de sécurité et de communauté. Sans oublier les soirées karaoké.
  • Un retour au passé : ce n’est pas vraiment une nouveauté, c’est un retour en arrière. Les pensions de famille existaient massivement aux US depuis la fin du XIXe siècle. Dans les années 1950, New York comptait plus de 200 000 logements de ce type plus de 10% du parc locatif. Les règlements d’urbanisme des années 1970 les ont rendus illégaux ou non viables, ce qui a contribué selon beaucoup à l’augmentation du sans-abrisme. Aujourd’hui plusieurs États américains testent des programmes pilotes pour faire renaître ce modèle.
  • Ça rappelle furieusement Flow : le projet d’Adam Neumann oui, le fondateur de WeWork, de retour avec 350 millions de dollars levés auprès **d’a16z******pour réinventer le logement locatif en y injectant la même promesse que pour le coworking : transformer un bail froid en sentiment d’appartenance. Son concept : ramener la façon de vivre hippie des kibboutz israéliens pour les travailleurs à distance américains via des locations en co-living.
  • Idée de business immo fascinante : un nouvel angle d’attaque sur le même créneau pourrait cibler les seniors plutôt que les jeunes actifs. Le problème est tout aussi clair, isolement croissant, retraites trop faibles pour assumer seul un logement, et une génération qui a grandi avec une culture de la maison individuelle, allergique aux EHPAD classiques. Un modèle de colocation senior haut de gamme, dans des maisons de caractère plutôt que des résidences médicalisées froides, viendrait combler ce vide, avec des marges nettement supérieures à celles d’un EHPAD traditionnel, grâce à un service moins lourd médicalement mais beaucoup plus axé sur le lien social. Et pourquoi pas proposer aux étudiants la résidence en échange de services et d’animation ? Si vous connaissez des investisseurs, nous sommes à l’écoute

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