Le secteur cumule trois gros problèmes actuellement :1/ D’abord, la surabondance d’information a tué l’attention. 2/ Ensuite, l’IA rend l’information instantanée sans rémunérer les journalistes qui l’ont produite. 3/ Et cerise sur le gâteau, le modèle publicitaire basé sur le volume de vues s’est effondré sur pas mal de canaux.
Mais il y a un paradoxe fascinant : jamais la confiance dans les grands médias n’a été aussi basse. Et jamais les médias qui ont su construire une vraie relation avec leur audience n’ont eu autant de pouvoir. L’enjeu n’est plus le volume de vues, c’est le revenu par lecteur et la profondeur de la relation. Ceux qui ont l’attention de gens qui comptent peuvent générer des revenus considérables. Prenez TBPN, qui avec quelques milliers de vues par épisode a été rachetée 100 millions par OpenAI.
Le premier remède : les médias ultra-verticalisés. C’est par exemple le cas d’Industry Dive qui explose avec 110 millions de revenus pour 30 newsletters portant sur des marchés niches nécessitant une veille constante sur les réformes réglementaires. On a aussi des nouveaux concepts sexy comme War Watch, qui permet de visualiser sur une map en 3D les zones de conflit avec l’actu en temps réel.
Le deuxième remède : l’intégration de la creator economy. Le sous-jacent est le même, capter l’attention et construire un lien fort avec son audience en créant une icône qui porte le média. La valorisation récente de Legend à 70 millions est un bel exemple de succès. Mais attention, il faut garder en tête que cette stratégie doit aboutir sur la création d’une IP valorisable, non dépendante d’une seule personne et surtout duplicable. Legend, par exemple, ce n’est pas juste Guillaume Pley c’est un format d’interview qui peut se décliner à l’infini, avec de nouveaux visages, sur de nouveaux sujets sensationnalistes.
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