# WTW pousse les entreprises à rationaliser leur bien-être

> WTW indique que 83 % des employeurs français feront évoluer leurs programmes de bien-être en 2026, sous l’effet de coûts de santé plus élevés.

Type : Actualité IA · Catégorie : Tendances · Publié le 2026-09-03 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : RH
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/wtw-revele-le-grand-fosse-du-bien-etre-au-travail
Tags : bien-être, santé au travail, ressources humaines, intelligence artificielle

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## En résumé

- Les coûts de santé influencent les décisions d’investissement de 61 % des employeurs.
- Les risques physiques et psychosociaux arrivent en tête des priorités des entreprises.
- WTW observe un écart de perception important entre employeurs et collaborateurs.

**Le signal :** Le NPS des programmes de bien-être atteint +3 chez les employeurs, contre -43 chez les collaborateurs selon WTW.

**WTW observe** une rationalisation des politiques de bien-être dans les entreprises françaises. Selon son Baromètre Bien-Être 2026, 83 % des employeurs prévoient de faire évoluer leurs programmes. Seulement 12 % jugent nécessaire une refonte complète. Les coûts de santé pèsent directement sur ces arbitrages. Ils influencent les décisions d’investissement de 61 % des employeurs interrogés. En conséquence, 45 % prévoient de réallouer leurs budgets vers des solutions jugées plus efficaces. Par ailleurs, 31 % cherchent à rationaliser leurs partenariats avec les prestataires. Le mouvement décrit par WTW privilégie donc l’optimisation des dispositifs existants plutôt que leur multiplication. Le [Baromètre Bien-Être 2026](https://www.focusrh.com/sante-social/bien-etre-au-travail-les-entreprises-cherchent-desormais-faire-mieux-plutot-que-faire-plus-36433.html) documente cette évolution des arbitrages.

**Les risques dominent** désormais les priorités déclarées par les employeurs. Les risques physiques et psychosociaux sont cités par 54 % d’entre eux. La santé mentale, le stress et le burn-out suivent avec 53 %. L’absentéisme arrive ensuite, à 49 %, devant le désengagement des collaborateurs, à 47 %. Cette hiérarchie oriente les politiques vers davantage de prévention. Pourtant, seule une minorité d’employeurs réalise régulièrement des évaluations psychosociales. Ces évaluations servent à identifier les causes du stress et du burn-out. La [gouvernance](/signal-ia/actu/gartner-92-pourcent-des-drh-passent-a-laction-avec-lia) demeure également peu structurée. Ainsi, 58 % des organisations ne disposent ni d’un référent dédié, ni d’un sponsor exécutif, ni d’une feuille de route pluriannuelle formalisée.

## Les employeurs réallouent leurs budgets

**Le bien-être financier** révèle un écart marqué entre les attentes des salariés et celles des employeurs. Les collaborateurs accordent davantage d’importance à ce sujet, avec une différence de 36 points entre leurs perceptions respectives. Pourtant, 47 % des employeurs ne relient formellement leur politique de bien-être ni à la retraite ni à l’épargne. La préparation de la retraite constitue toutefois la première priorité financière identifiée par les employeurs. Elle est citée par 52 % d’entre eux. Cette juxtaposition souligne une coordination incomplète entre les dispositifs de bien-être et les politiques financières. Elle intervient alors que les entreprises cherchent à mieux cibler leurs investissements et à rapprocher leurs actions des besoins exprimés par les salariés.

**Les perceptions divergent** aussi sur l’efficacité des programmes. Le Net Promoter Score atteint +3 chez les employeurs, contre -43 chez les collaborateurs. Trente pour cent des salariés se déclarent prêts à recommander le programme de bien-être de leur entreprise. Cette proportion est presque deux fois supérieure à celle observée en 2017. Toutefois, l’écart entre les deux groupes reste important. Les employeurs identifient la faible participation des salariés parmi les principaux obstacles à l’efficacité. La communication constitue un autre point faible. Certains salariés connaissent mal les solutions accessibles ou ne disposent pas des conditions nécessaires pour les utiliser. Le manque de référents identifiés complique également leur appropriation. Le [profil LinkedIn de Focus RH](http://fr.linkedin.com/in/focus-rh-482460105) accompagne cette publication sectorielle.

## L’IA soutient le pilotage des programmes

**La mesure reste limitée** dans une partie des organisations. Plus d’une entreprise sur quatre, soit 26 %, ne mesure pas l’efficacité de ses programmes de bien-être. Seules 2 % établissent un lien entre leurs actions et la performance de l’organisation. Ce déficit de pilotage complique les arbitrages sur les investissements. WTW préconise d’articuler les dispositifs avec la santé-sécurité, la santé au travail, la rémunération globale, la retraite, la gestion des [talents](/signal-ia/actu/gloat-lance-ses-agents-rh-face-a-workday-et-oracle) et les politiques d’inclusion et de diversité. L’intelligence artificielle pourrait également occuper une place accrue. Soixante-sept pour cent des employeurs envisagent de l’utiliser pour le reporting, l’analyse prédictive de l’absentéisme ou l’accompagnement des collaborateurs. Dans l’immédiat, 22 % prévoient d’adopter ou d’étendre ces usages.
