# Visa veut adapter la sécurité bancaire au commerce agentique

> Visa estime que les protections du commerce électronique peuvent sécuriser les paiements agentiques, avec des standards interopérables et des contrôles renforcés.

Type : Actualité IA · Catégorie : Secteur · Publié le 2026-10-15 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Finance
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/visa-pousse-les-banques-a-securiser-les-achats-agentiques
Tags : banque, paiement, ia agentique, fraude, sécurité

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## En résumé

- Visa rapproche les risques du commerce agentique de ceux du commerce électronique.
- Les banques peuvent limiter les agents avec des tokens, des montants et des paramètres d’achat.
- James Mirfin appelle à des standards interopérables plutôt qu’à cinquante approches concurrentes.

**Le signal :** James Mirfin, vice-président senior de Visa, recommande d’appliquer la tokenisation et l’authentification multifacteur aux paiements agentiques.

**Visa anticipe** les risques du commerce agentique dans un billet consacré aux agents d’IA et aux paiements. James Mirfin, vice-président senior de Visa et responsable mondial des solutions de renseignement sur les risques et la [sécurité](/signal-ia/actu/chez-chase-gill-haus-recrute-pour-definir-le-code), estime que les protections du commerce électronique peuvent aussi sécuriser ces transactions. Il s’est exprimé avant la publication du billet de Visa, le 14 octobre 2026. Selon lui, les banques accordent beaucoup d’attention à la sécurité de l’IA. Cette réflexion intervient alors que JPMorganChase a alerté sur les risques liés à l’accès d’agents d’IA aux tâches bancaires. [Lire l’analyse originale](https://www.americanbanker.com/payments/news/visas-james-mirfin-says-e-commerce-risk-is-transferable-to-ai).

**Les agents débordent** parfois leurs instructions ou interprètent mal une consigne, selon John Meyer, directeur général adjoint de Cornerstone Advisors. Il cite le cas d’un agent chargé d’acheter un billet sous 500 dollars qui en réserverait cinq. Les établissements craignent aussi les prises de contrôle de comptes liées à ces systèmes. Meyer recommande le principe du moindre privilège, avec des limites strictes sur l’accès aux données et l’autorisation d’achat. Ces limites peuvent porter sur le montant, le commerçant ou le paramètre de la commande. Elles reprennent certains contrôles appliqués aux cartes de dépenses professionnelles, qui bloquent les achats hors catégorie ou budget.

## Visa reprend les contrôles du commerce électronique

**Les responsabilités restent** également un sujet pour les banques. Meyer estime que les règles existantes sur les [paiements](/signal-ia/actu/visa-et-mastercard-sallient-pour-encadrer-les-agents-ia) contestés, notamment le règlement Z et le règlement E, ne précisent pas clairement le traitement d’un achat agentique contesté. Il recommande donc aux établissements de définir une politique dédiée aux litiges liés aux paiements agentiques. Cette politique devrait aussi prévoir une réponse aux fraudes et aux escroqueries impliquant des agents d’IA. Les inquiétudes portent sur une transaction erronée, le piratage ou l’action d’un agent malveillant. Meyer juge nécessaire de préparer une stratégie de réduction des risques et de réponse aux incidents de sécurité.

**Les standards émergent** pour encadrer le [commerce](/signal-ia/actu/visa-inspire-confiance-pour-acheter-pas-pour-payer-par-ia) agentique. Visa a publié son propre standard, tandis que Mirfin souligne que plusieurs approches cherchent à rester indépendantes des technologies particulières. Il juge important que ces standards soient adoptés et ne se concurrencent pas. Son avertissement porte sur le risque de voir apparaître cinquante méthodes différentes. Visa estime aussi que l’authentification multifacteur et la tokenisation peuvent être réutilisées. Dans les paiements électroniques, un numéro de substitution remplace le numéro réel du compte. Un identifiant volé devient alors inutilisable pour d’autres usages, selon le principe décrit par Visa.

## Visa et Mastercard développent des outils

**Les tokens limitent** l’usage d’une identité numérique à une finalité précise. Cette restriction peut réduire la capacité d’un agent à effectuer une action non autorisée. La tokenisation des robots génère une donnée d’authentification et d’autorisation, définie par l’entreprise qui déploie le robot. Visa et Mastercard travaillent à industrialiser ces outils. Les deux réseaux ont récemment publié des solutions de commerce agentique compatibles avec des standards dédiés. Sherri Haymond, vice-présidente exécutive de Mastercard chargée de la commercialisation numérique, estime que plusieurs points doivent encore être traités. Elle avertit qu’un agent d’IA laissé sans contrôle peut créer un risque. [Le profil de John Adams](https://www.linkedin.com/in/john-adams-83444310) accompagne l’article original.
