# David Chiu met Meta en demeure après 350 pubs IA

> San Francisco demande à Meta de stopper des publicités générées par IA impliquant des mineurs et réclame des explications sous 28 jours.

Type : Actualité IA · Catégorie : Secteur · Publié le 2026-09-24 · Signal IA - Order & Chaos
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/san-francisco-somme-meta-apres-350-pubs-ia-visant-des-mineurs
Tags : meta, modération, publicité, sécurité des mineurs, ia générative, ia-image

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## En résumé

- San Francisco demande à Meta de retirer les publicités générées par IA impliquant des mineurs.
- Le Tech Transparency Project a identifié plus de 350 publicités diffusées sur plusieurs plateformes de Meta.
- Le bureau du procureur municipal réclame une réponse de Meta dans un délai de 28 jours.

**Le signal :** San Francisco exige que Meta explique la diffusion de plus de 350 publicités générées par IA visant des mineurs.

**San Francisco agit** Le procureur municipal David Chiu a adressé à [Meta](/signal-ia/actu/meta-lance-son-ia-sur-mac-avec-analyse-decran) une mise en demeure lui demandant d’arrêter la diffusion de publicités générées par IA impliquant des mineurs. Le courrier demande aussi à l’entreprise d’expliquer comment ces annonces ont pu apparaître à plusieurs reprises sur ses plateformes. WIRED avait rapporté mardi que Meta avait diffusé plus de 350 publicités de ce type au cours des derniers mois. Les annonces transformaient des images fixes de mineurs en courtes vidéos à caractère sexuel. Certaines personnes représentées étaient des individus réels, dont un membre d’une famille royale européenne. Le bureau de San Francisco réclame une réponse de Meta sous 28 jours.

**Le réseau se déploie** Les publicités ont été repérées par des chercheurs du Tech Transparency Project, ou TTP. Elles apparaissaient sur Facebook, [Instagram](/signal-ia/actu/instagram-lia-limitee-labonnement-simpose) et Threads, avec un ciblage visant notamment des comptes situés dans l’Union européenne, aux États-Unis, en Australie et en Inde. Les chercheurs ont recensé plus de 29 000 comptes atteints dans des pays de l’Union européenne. Certaines annonces identiques avaient été téléversées plusieurs fois. WIRED avait d’abord signalé un groupe de 53 publicités au début du mois d’août. Plus de 250 annonces supplémentaires ont ensuite été diffusées après ce premier signalement. Les liens publicitaires dirigeaient vers des applications de génération d’images et de vidéos.

## Meta doit expliquer ses contrôles

**Le courrier questionne** La lettre de David Chiu demande à Meta de détailler le fonctionnement de ses politiques publicitaires et de ses systèmes de sécurité. Elle réclame des explications sur la détection des annonces, leur transmission éventuelle au National Center for Missing and Exploited Children, ainsi que le traitement des annonceurs récidivistes. Le document demande aussi que les équipes juridiques, publicitaires et chargées de la protection des mineurs de Meta engagent rapidement des discussions avec la ville. David Chiu écrit que les résultats observés peuvent révéler des problèmes systémiques dans la détection de [contenus](/signal-ia/actu/anthropic-filigrane-claude-les-textes-risquent-la-censure) potentiellement abusifs au sein des publicités.

**Meta conteste la compétence** Meta affirme ne disposer d’aucune indication montrant que ces publicités ont été affichées à San Francisco. L’entreprise estime donc que les faits se situent hors de la compétence du procureur municipal. Alex Barrett-Shorter, porte-parole du bureau de San Francisco, répond que les consommateurs de la ville peuvent accéder aux annonces illégales dans les espaces en ligne de Meta. Meta indique aussi que les publicités identifiées ont été retirées pour violation de ses règles. L’entreprise précise que la plupart avaient généré moins de 200 impressions et que les dépenses publicitaires totales des annonces dépassaient moins de 5 000 dollars, selon sa déclaration précédente à WIRED.

## TTP signale de nouvelles annonces

**Les signalements persistent** Le TTP indique que certaines annonces sont restées visibles pendant plus d’une semaine après un signalement. Durant cette période, elles auraient été vues par plusieurs centaines de personnes supplémentaires. Selon le TTP et une vérification de la bibliothèque publicitaire de Meta par WIRED, certaines annonces retirées n’avaient pas été initialement classées comme relevant d’un contenu sexuel impliquant des enfants. Katie Paul, directrice du TTP, affirme que de nouvelles annonces présentant certains des mêmes enfants sont apparues après le rapport publié le 8 septembre. L’organisation a signalé ces annonces à Meta et au NCMEC. Meta n’a pas répondu immédiatement à une question de WIRED sur ces nouveaux cas.

**Les règles existent** Les standards publicitaires et les règles communautaires de Meta interdisent l’exploitation sexuelle, les abus et la nudité impliquant des enfants. L’entreprise interdit également la promotion d’applications de déshabillage numérique. Meta indique que toutes les publicités sont examinées par des systèmes automatisés et, parfois, par des contrôles humains. L’entreprise a déjà retiré des centaines de milliers d’annonces liées à ces applications. Elle a aussi poursuivi une société basée à Hong Kong associée à certaines plateformes concernées et collaboré avec d’autres entreprises technologiques. Le courrier de San Francisco demande désormais à Meta de mettre en place des systèmes empêchant la diffusion répétée de ces annonces et de respecter ses obligations légales.

**Les documents à consulter** Le [rapport du Tech Transparency Project](https://www.techtransparencyproject.org/articles/meta-ran-hundreds-of-paid-ads-with-child-sexual-abuse-imagery) décrit les publicités identifiées sur les plateformes de Meta. La [lettre signée du bureau du procureur de San Francisco](https://media.api.sf.gov/documents/Meta_AI-Gen_CSAM_Ads_Ltr_from_D_Chiu_2026-09-09_Signed.pdf) détaille les demandes adressées à l’entreprise. La [bibliothèque publicitaire de Meta](https://www.facebook.com/ads/library/) permet également de consulter les informations publiées par la plateforme sur certaines annonces. Meta doit répondre dans un délai de 28 jours. Le bureau de David Chiu présente cette demande comme une recherche d’explications sur la détection, le retrait, le signalement et le traitement des annonceurs concernés.
