# Pew : un Américain sur trois interroge un chatbot santé

> Une enquête du Pew Research Center montre que 72 % des Américains veulent être informés quand l’IA intervient dans leurs soins médicaux.

Type : Actualité IA · Catégorie : Secteur · Publié le 2026-08-25 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Santé
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/pew-72-pourcent-des-americains-veulent-savoir-si-lia-intervient
Tags : ia médicale, transparence, santé, chatbots

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## En résumé

- Le Pew Research Center a interrogé 3 488 adultes américains sur l’usage médical des chatbots.
- Sept Américains sur dix veulent connaître l’usage de l’IA par leur professionnel de santé.
- Près de la moitié des répondants ignorent si l’IA a déjà participé à leur traitement.

**Le signal :** Le Pew Research Center mesure une demande forte de transparence, avec 72 % des adultes américains favorables à la divulgation de l’usage de l’IA.

**Enquête américaine** Le Pew Research Center a interrogé 3 488 adultes américains entre le 22 et le 28 juin. Un quart des répondants utilise des chatbots pour diagnostiquer des symptômes. Environ un adulte américain sur trois a déjà posé une question de santé à un chatbot. Les utilisateurs citent principalement la commodité et le coût nul ou réduit. Ils cherchent aussi des informations rapides, une meilleure compréhension d’un diagnostic, une interprétation de résultats de laboratoire ou une aide pour décider d’une consultation. L’enquête est présentée par [CNET](https://www.cnet.com/uncategorized/americans-want-to-know-when-their-healthcare-providers-use-ai/) dans son article consacré à cette demande de [transparence](/signal-ia/actu/pew-72-pourcent-des-americains-veulent-savoir-si-lia-intervient).

**Une utilité perçue** Les réponses des chatbots sont jugées utiles par la plupart des utilisateurs interrogés. Quarante-sept pour cent les considèrent comme « extrêmement » utiles. Quarante-huit pour cent les jugent « quelque peu » utiles. Seulement 5 % les trouvent peu utiles ou pas utiles du tout. Les chatbots restent accessibles 24 heures sur 24, souvent gratuitement et parfois sans compte. Ils simulent une conversation en répondant aux demandes à partir des informations utilisées pour entraîner leurs modèles. Le Pew Research Center précise toutefois que ces systèmes peuvent produire des informations fausses, appelées hallucinations, avec un ton convaincant.

## Les patients demandent la transparence

**Une exigence de divulgation** L’usage de l’IA dans les cabinets médicaux suscite davantage de réserves. Soixante-douze pour cent des personnes interrogées estiment extrêmement ou très important qu’un professionnel signale tout usage de l’IA. Huit personnes sur dix veulent être informées lorsque l’IA intervient directement dans les soins ou les décisions médicales. Cette demande concerne notamment les diagnostics, l’analyse des scanners, les radiographies et les résultats de laboratoire. Les professionnels utilisent aussi l’IA pour prendre des notes, interpréter des examens et effectuer des tâches cliniques. La [KFF](https://www.kff.org/health-information-trust/poll-1-in-3-adults-are-turning-to-ai-chatbots-for-health-information-equaling-the-share-who-use-social-media-for-health/) rapporte également l’enquête sur l’information médicale.

**Des usages mesurables** L’IA intervient fréquemment dans le triage médical, selon la source. Elle a aussi été présentée comme capable de dépasser des médecins humains dans certains services d’urgence. Un exemple cité concerne l’interprétation des radiographies. L’usage de l’IA aurait réduit le délai de 11,2 jours à 2,7 jours pour ces interprétations. Ces chiffres décrivent des applications et des résultats rapportés, sans établir que tous les établissements utilisent ces outils. L’enquête révèle parallèlement un déficit d’information des patients. Près de la moitié des répondants, soit 47 %, ne savent pas si l’IA a déjà joué un rôle dans leur traitement.

## La confiance reste partagée

**Un partage contesté** Les Américains restent divisés sur la transmission de leurs antécédents et diagnostics à un chatbot. Vingt-neuf pour cent se disent extrêmement ou très à l’aise avec ce partage. Vingt-six pour cent déclarent au contraire être mal à l’aise. Les résultats associent donc une adoption croissante à une confiance incomplète. La commodité ne suffit pas à résoudre les inquiétudes liées aux réponses médicales. Les modèles produisent une réponse probable plutôt qu’une réponse nécessairement vraie. Ils peuvent aussi présenter une information erronée avec assurance. Les résultats détaillés sont disponibles dans la [publication médicale référencée](https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12577799/), citée parmi les sources de l’article.
