# Opencode bombarde un honeypot de 210 requêtes en 91 secondes

> Le 30 août, un honeypot a reçu 210 fois une session Opencode contenant fichiers, chemins Windows et outils depuis un endpoint gratuit.

Type : Actualité IA · Catégorie : Tendances · Publié le 2026-09-01 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Cybersécurité
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/opencode-envoie-210-requetes-a-un-acces-gratuit
Tags : agents, cybersécurité, modèles gratuits, opencode, endpoints, claude, deepseek, inference

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## En résumé

- Un honeypot a reçu une session complète d’agent Opencode le 30 août.
- La requête exposait des chemins Windows, des sorties de fichiers et onze outils locaux.
- Un endpoint malveillant pourrait demander des commandes si l’agent autorise les outils automatiquement.

**Le signal :** Un honeypot a reçu 210 requêtes Opencode en 91 secondes, avec un manifeste de 11 outils et des données issues d’un poste Windows.

**Un honeypot exposé** a reçu, le 30 août 2026, 210 requêtes en 91 secondes. Elles contenaient un corps de 224 Ko et un historique de 88 messages provenant d’Opencode, un agent de programmation en terminal. La session venait d’un environnement Windows. Elle a été relayée par une adresse China Unicom située dans le Hebei. L’utilisateur demandait, en chinois, une analyse du style de deux romans présents dans son dossier Downloads. L’agent avait déjà listé le répertoire, copié les fichiers dans `%TEMP%`, extrait leur contenu et lancé un script Python. Plusieurs commandes PowerShell figuraient dans l’historique. La requête finale contenait le mot « continuer » et tout le manifeste d’[outils](/signal-ia/actu/the-neuron-met-qwen-cursor-et-deepseek-a-portee-de-tous).

**Le backend usurpé** portait le nom `fofa-ds-NNNNN`, présenté comme un modèle [DeepSeek](/signal-ia/actu/anthropic-franchit-un-cap-cyber-deepseek-talonne-loccident). Le honeypot répondait pourtant sur plusieurs interfaces non authentifiées, dont `/v1/models`, `/v1/chat/completions`, une interface de type Ollama et un serveur MCP. Mis en ligne le 18 juillet, il annonçait quatre modèles locaux ordinaires. Le 26 août, un client Opencode/0.2.0 a testé des alias comme `auto/best-coding`, `auto/claude-opus` et `auto/best-reasoning`. Le 27 août, un contrôle nommé NodeHealthCheck/1.0 a demandé `fofa-opus-NNNNN`. Le 30 août, trois alias ont été validés depuis plusieurs points. Le jeton `Authorization: Bearer free` figurait sur 247 des 248 requêtes observées. [Voir Opencode](https://opencode.ai/).

## Réseau d’endpoints réétiquetés

**Le schéma observé** suggère une collecte structurée. Le préfixe `fofa` renvoie à FOFA, moteur de recherche d’Internet, tandis que les suffixes `ds`, `opus` et `sol` évoquent différents fournisseurs ou modèles. Le nombre masqué correspondait aux octets de l’adresse publique du honeypot. Le même schéma a été utilisé depuis un hôte Vultr, une sortie Cloudflare, le relais China Unicom et un contrôleur de santé. L’observation soutient une chaîne plausible, sans identifier son opérateur. Un scanner aurait indexé des endpoints exposés. Un intermédiaire aurait ajouté des alias. Une liste de modèles gratuits aurait ensuite propagé cette configuration vers des [agents](/signal-ia/actu/claude-mythos-franchit-un-cap-cyber-deepseek-v4-riposte) ou des relais. Le client Go-http-client/2.0 est compatible avec un intermédiaire écrit en Go, sans désigner de produit précis.

**Les outils transmis** ne transportaient pas seulement du texte. La requête indiquait onze fonctions locales, dont `bash`, `read`, `write` et `edit`, avec `tool_choice: auto`. Un endpoint contrôlé par un opérateur pouvait répondre avec une demande d’appel de fonction. Cette réponse pouvait viser une commande PowerShell ou une lecture de fichier. Un fichier `.aws/credentials` ou une clé SSH aurait ainsi pu être demandé, si l’agent avait accès au chemin concerné. La documentation actuelle d’Opencode indique que l’agent de construction autorise généralement bash, read et edit/write sans validation. La configuration exacte de la version observée peut toutefois différer. Les permissions peuvent être durcies, tandis que `--auto` réduit les barrières d’approbation. [Consulter les permissions Opencode](https://opencode.ai/docs/permissions/).

## Les permissions déterminent l’exécution

**Le honeypot a refusé** d’exécuter quoi que ce soit. Il a répondu aux 210 requêtes avec une phrase fixe et `finish_reason: stop`. Les répétitions s’expliquent probablement par un relais qui attendait un flux ou rejetait une réponse non interprétable. Cette décision appartenait au honeypot, pas à l’agent connecté. La session prouve que plusieurs commandes PowerShell avaient été exécutées avant l’arrivée de la requête. Elle ne prouve pas qu’une commande hostile aurait été acceptée sans validation humaine. Une approbation éventuelle aurait eu lieu dans l’interface locale, absente des échanges réseau. L’analyse établit donc une capacité possible, pas une compromission démontrée. Elle montre surtout qu’un endpoint de modèle participe au contrôle d’un agent équipé d’outils.

**L’incitation économique** reste forte des deux côtés. Un service compatible avec l’interface OpenAI et une capacité d’inférence suffisante peuvent attirer certains clients. FOFA et Shodan servent à découvrir gratuitement des services exposés. Les utilisateurs recherchent, eux, un accès gratuit à des modèles coûteux. Une configuration d’agent peut tenir dans une seule ligne `baseURL`. Le honeypot n’annonçait aucun modèle recherché, mais il est passé du premier balayage à une session réelle en six semaines. Quatre jours ont séparé son intégration apparente à un groupe d’endpoints et l’arrivée du trafic d’agent. Un endpoint malveillant pourrait produire des réponses plausibles pendant des jours ou des semaines, puis réserver un appel d’outil à une session choisie. L’auteur présente ce scénario comme une hypothèse, sans observation d’une exploitation.
