# OneTrust : 74 % des organisations utilisent déjà l’IA

> 74 % des répondants déclarent une adoption de l’IA dans leur organisation, tandis que 33 % signalent l’usage d’outils non approuvés.

Type : Actualité IA · Catégorie : Stratégie · Publié le 2026-09-15 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Cybersécurité
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/onetrust-revele-lusage-doutils-ia-non-approuves
Tags : gouvernance, sécurité, agents, conformité, ia-entreprise

---

## En résumé

- OneTrust mesure une adoption de l’IA dans 74 % des organisations interrogées.
- Les salariés ont utilisé des outils non approuvés dans 33 % des organisations.
- Les répondants prévoient d’augmenter les budgets de gouvernance de l’IA à 98 %.

**Le signal :** OneTrust indique que 33 % des répondants ont vu des salariés utiliser des outils d’IA non approuvés.

**Adoption déjà étendue** Selon le rapport 2026 AI-Ready Governance de OneTrust, 74 % des répondants déclarent une adoption départementale ou généralisée de l’IA. Cette adoption concerne des équipes, plusieurs fonctions, ainsi que des processus et opérations. Les autres répondants indiquent une phase de planification, d’évaluation ou d’expérimentation. Seuls 1 % déclarent n’utiliser aucune IA. Cette diffusion place les politiques, les contrôles et les revues dans des situations opérationnelles concrètes. Les organisations doivent donc appliquer leur [gouvernance](/signal-ia/actu/reco-revele-80-pourcent-des-outils-ia-echappent-au-controle) à plusieurs départements et processus. Le rapport examine précisément la capacité des entreprises à encadrer ces usages dans leur cycle de vie. ([Rapport OneTrust relayé par Help Net Security](https://www.helpnetsecurity.com/2026/09/15/onetrust-enterprise-ai-governance-trends-report/))

**Une maturité encore minoritaire** Seuls 17 % des répondants déclarent avoir intégré la gouvernance par conception pour soutenir l’innovation. D’autres organisations décrivent une approche réactive et fragmentée, ou définie mais lente et manuelle. Les activités les plus courantes sont la classification des risques et les évaluations d’impact. Elles sont suivies par les contrôles d’utilisation des salariés, la documentation des politiques et la gestion des incidents. Les entreprises relient aussi ces activités à la gestion des inventaires, à la surveillance continue, aux revues des prestataires et à la collecte de preuves. Environ trois quarts des répondants se disent confiants dans ces activités, mais seulement 29 % à 33 % affichent le niveau de confiance le plus élevé.

## Les agents progressent sous contrôle

**Des [agents](/signal-ia/actu/deepmind-voit-ses-agents-gemini-tricher-puis-alerter) encouragés** 87 % des répondants déclarent que leur organisation encourage l’usage d’agents d’IA. Parmi eux, 47 % disposent déjà d’une gouvernance, d’une supervision et de contrôles définis. 40 % encouragent cet usage alors que leurs dispositifs continuent de se développer. Certaines organisations savent que des agents sont utilisés sans supervision homogène. D’autres ne savent pas précisément où ni comment ces agents interviennent. Les flux autonomes ou agentiques sont les initiatives le plus souvent ralenties, suspendues ou compliquées par les exigences de gouvernance, de risque ou de revue. Près de la moitié des répondants signalent au moins un incident durant l’année écoulée, avec une action non approuvée menée par un système ou un agent.

**Une coordination fragmentée** Les entreprises réalisent en moyenne quatre activités de gouvernance et déclarent une forte confiance dans leurs capacités individuelles. Pourtant, seulement 5 % affirment que la coordination et la responsabilité sont définies sur l’ensemble du cycle de vie. 33 % indiquent que des salariés ont utilisé des outils d’IA non approuvés, parce que les options ou processus autorisés n’étaient pas disponibles assez rapidement. 96 % des répondants déclarent qu’au moins une initiative d’IA a été ralentie, suspendue ou compliquée par des exigences de gouvernance, de risque ou de revue. Les causes les plus fréquentes concernent la qualité, l’accès, la confidentialité et la [sécurité](/signal-ia/actu/traefik-labs-apporte-une-verification-independante-aux-agents-ia) des données. Les outils tiers, les responsabilités et les revues manuelles posent aussi problème.

## Les budgets de gouvernance augmentent

**Des dépenses en hausse** 80 % des répondants déclarent que leur fonction consacre davantage de temps à la gestion du risque lié à l’IA qu’il y a douze mois. Parmi les organisations ayant subi au moins un incident étudié, la formation des salariés et la sensibilisation à l’IA arrivent en tête des mesures correctives. Les processus formels de revue et d’approbation suivent, avec l’extension de la surveillance et des contrôles de gouvernance. Pour le prochain exercice financier, 98 % des répondants prévoient d’augmenter les budgets consacrés aux technologies de gouvernance de l’IA. Le rapport relie cette hausse aux besoins de suivi des usages, des incidents et des outils tiers. Voir aussi le [guide sur le développement logiciel agentique](https://helpnet.short.gy/e0Qrx4).

**Le contrôle devient opérationnel** Blake Brannon, directeur de l’innovation chez OneTrust, estime que les règles statiques ne suffisent plus lorsque l’IA agit dans des contextes différents. Il affirme que le jugement doit être intégré à l’exécution, afin de décider et d’appliquer les contrôles au moment où l’IA agit. Cette approche concerne notamment l’autorité, la supervision, la surveillance et la conservation des preuves. Les incidents liés à l’intégrité des données figurent parmi les principaux risques évalués pour la préparation. Les entreprises déclarent être les plus exposées, et les moins préparées, face à la perte, la corruption ou la mauvaise classification des données. Les actions agentiques non contrôlées arrivent ensuite parmi les préoccupations majeures.
