# Nexxen mise sur l’interopérabilité pour l’IA publicitaire

> Nexxen défend l’interopérabilité entre plateformes publicitaires, tout en rappelant qu’elle doit servir une stratégie d’IA adaptée aux besoins des agences.

Type : Actualité IA · Catégorie : Stratégie · Publié le 2026-10-12 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Marketing
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/nexxen-erige-linteroperabilite-en-levier-pas-en-strategie-ia
Tags : ia, publicité, interopérabilité, agences, dsp, ia-entreprise

---

## En résumé

- Nexxen considère l’interopérabilité comme un facilitateur plutôt que comme une stratégie complète.
- Les agences peuvent choisir entre services gérés, libre-service, modèle hybride ou écosystème autonome.
- Les partenaires technologiques doivent offrir une base fiable, sécurisée et transparente.

**Le signal :** Nexxen présente l’interopérabilité comme un levier opérationnel, mais pas comme une stratégie complète d’IA pour les agences publicitaires.

**Nexxen défend** l’interopérabilité comme un levier de l’IA publicitaire, sans la présenter comme une stratégie complète. Patricia Clark, vice-présidente chargée de la mise sur le marché chez Nexxen, signe cette analyse publiée le 8 octobre 2026. Elle décrit des usages possibles pour les agences, notamment moins de tâches manuelles, des analyses plus rapides et une meilleure connexion entre planification, activation, optimisation et [mesure](/signal-ia/actu/affinity-global-lia-impose-de-prouver-les-resultats). Avec le développement de l’IA agentique, une demande formulée en langage naturel pourrait coordonner plusieurs étapes entre des plateformes de données, de médias et de technologies. Cette évolution renforce l’intérêt opérationnel de systèmes capables de communiquer entre eux. [Lire l’analyse de Nexxen sur Digiday](https://digiday.com/sponsored/interoperability-may-be-the-future-but-it-cannot-be-an-entire-ai-strategy/?utm_campaign=digidaydis&utm_medium=rss&utm_source=general-rss)

**Les campagnes** publicitaires mobilisent déjà plusieurs systèmes, sources de données et circuits d’approvisionnement. Dans ce cadre, Nexxen estime que la capacité à connecter ces environnements devient une exigence opérationnelle croissante. L’entreprise cite des standards ouverts comme le Model Context Protocol et Agent2Agent. Ces standards doivent favoriser un écosystème plus unifié, dans lequel les outils et agents d’une agence peuvent fonctionner avec des plateformes externes de demande, ou DSP. L’objectif décrit reste la flexibilité, plutôt que la dépendance à l’architecture d’un seul fournisseur. Nexxen souligne toutefois que chaque agence dispose de besoins différents. Le niveau de contrôle recherché et les ressources mobilisables influencent directement la pertinence du modèle choisi.

## Les agences choisissent leur modèle opérationnel

**Quatre modèles** sont décrits par Nexxen pour organiser cette interopérabilité. Certaines [agences](/signal-ia/actu/evin-shutt-defend-lia-isaiah-clay-craint-pour-les-debutants) peuvent conserver un service géré, recherché pour sa vitesse, son échelle et sa simplicité. D’autres peuvent privilégier le libre-service, avec un accès direct aux contrôles et aux outils des plateformes. Un modèle hybride peut aussi associer l’expertise d’un partenaire technologique à une visibilité interne plus forte. Enfin, quelques agences pourraient construire leurs propres écosystèmes d’agents interopérables. Nexxen compare ces options à plusieurs façons de choisir un repas, du chef personnel à la commande à emporter. Chaque formule implique des bénéfices, des limites et des coûts différents, notamment entre contrôle et commodité.

**Le choix des** partenaires technologiques devient donc central dans ce fonctionnement. Nexxen affirme qu’un partenaire adapté doit faire davantage que partager des fonctionnalités au moyen d’une interface de programmation. Il doit fournir une base fiable, sécurisée et transparente, utilisable selon les besoins de l’agence et son flux de travail. Les partenariats les plus solides doivent aussi pouvoir évoluer avec le marché. Une agence doit pouvoir accéder aux capacités d’un DSP, tout en conservant la liberté d’adopter de nouveaux outils et standards. Les partenaires attendus doivent collaborer, apporter une expertise pratique et aider à décider quand construire, quand acheter ou quand combiner les deux approches.

## Les partenaires cadrent l’évolution des systèmes

**Le critère final** ne serait pas la complexité du système construit ni la rapidité d’adoption d’une technologie récente. Nexxen présente plutôt la résolution des bons problèmes, au rythme approprié, comme le facteur déterminant. Cette approche inclut un usage responsable et durable des plateformes et partenaires technologiques. Les écosystèmes ouverts peuvent élargir les capacités des agences, selon l’analyse de Patricia Clark. Leur efficacité dépend toutefois des partenariats technologiques associés et de la manière dont les agences organisent leur fonctionnement. L’interopérabilité apparaît ainsi comme un moyen d’exécution. Elle ne remplace pas les choix portant sur le contrôle, les ressources, les priorités et le rythme d’adoption de l’IA agentique.

**Pour les agences,** cette position déplace l’attention vers l’[organisation](/signal-ia/actu/comviva-alerte-lia-marketing-interne-doit-faire-ses-preuves) concrète des opérations publicitaires. Une demande en langage naturel pourrait un jour déclencher un flux coordonné entre plusieurs systèmes, mais Nexxen insiste sur les conditions nécessaires à ce fonctionnement. Les plateformes doivent rester sécurisées et transparentes. Les agences doivent conserver une visibilité suffisante sur leurs outils et leurs partenaires. Elles doivent également pouvoir adapter leur modèle entre service géré, libre-service et approche hybride. L’entreprise ne présente donc pas un modèle unique pour le marché. Elle recommande implicitement d’aligner l’interopérabilité sur les problèmes à résoudre, les capacités disponibles et le niveau de contrôle souhaité. [Voir les autres analyses de Digiday](https://digiday.com/)
