# Nadella pousse des modèles d’IA dix fois moins chers

> Satya Nadella défend des modèles moins coûteux, tandis que l’étude de Josh Bersin relie le retour sur investissement aux applications et aux données.

Type : Actualité IA · Catégorie : Stratégie · Publié le 2026-10-18 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : RH
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/nadella-pousse-des-modeles-dia-dix-fois-moins-chers
Tags : ia d’entreprise, modèles de fondation, données, applications, stratégie, claude, mistral, deepseek

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## En résumé

- Josh Bersin estime que la valeur vient surtout des applications, des données et du contexte métier.
- Une étude portant sur plus de 200 entreprises indique que 8 % seulement développent de véritables applications d’entreprise.
- Les projets d’IA en ressources humaines exigent gouvernance, données structurées et coopération avec les équipes informatiques.

**Le signal :** Microsoft conçoit ses modèles MAI pour coûter un dixième des offres de pointe, selon Satya Nadella.

**Josh Bersin avance** que les modèles de pointe deviennent progressivement interchangeables dans l’entreprise. Son analyse publiée le 29 juin 2026 oppose la valeur du modèle à celle des applications et des données. OpenAI, Anthropic, Google et Microsoft proposent des modèles de pointe. Des modèles gratuits à code ouvert existent aussi, notamment GLM, DeepSeek, Kimi, Mistral et Granite d’IBM. Une étude menée auprès de plus de 200 entreprises indique que 8 % seulement développent de véritables applications d’entreprise. Beaucoup achètent encore l’IA comme avantage salarié, en espérant des résultats spontanés. Bersin estime donc que les entreprises doivent commencer par un problème précis, plutôt que par l’outil lui-même.

**Le marché se normalise** lorsque les acheteurs relient une technologie à un besoin, à des règles de sécurité et à un retour sur investissement. Josh Bersin compare cette évolution à celle des bases de données relationnelles dans les années 1990. Oracle, Sybase, Informix, Ingres et Postgres rivalisaient alors sur leurs fonctionnalités. Les entreprises ont ensuite surtout concentré leurs efforts sur les applications. Selon Bersin, les modèles d’IA suivent une trajectoire comparable. Satya Nadella défend aussi cette lecture dans un entretien accordé au *Wall Street Journal* [sur le rôle des géants de l’IA](https://www.wsj.com/tech/ai/microsofts-satya-nadella-we-cant-let-ai-giants-eat-the-economy-b9d33b9f). Microsoft conçoit ses modèles MAI pour coûter un dixième des offres de pointe.

## Les modèles MAI réduisent les coûts

**La pression tarifaire augmente** entre les fournisseurs de modèles de pointe. Le *Wall Street Journal* a consacré deux articles aux guerres de prix dans l’IA. Josh Bersin y voit un signe de marché plus ordinaire, avec des coûts et des prix rapprochés de la valeur produite. Il souligne aussi que l’amélioration des modèles ralentit. Cette évolution encourage, selon lui, les entreprises à résoudre des problèmes précis au lieu d’acheter une technologie en espérant un résultat automatique. Les fonctionnalités de rédaction de code, de création d’images, d’analyse de feuilles de calcul ou de réponse aux questions ne garantissent pas, seules, une valeur métier. Les données et le contexte restent déterminants.

**Les projets RH exigent** une refonte des processus, et non une simple activation de modèle. Pour accélérer le recrutement, des fournisseurs comme Paradox, Maki, Radancy et SmartRecruiters proposent des agents. Le projet demande toutefois une coopération avec les équipes informatiques et une nouvelle organisation de l’acquisition des talents. Les centres de services salariés peuvent s’appuyer sur Microsoft Copilot, Workday Sana Core, ServiceNow ou Leena.ai. Ces déploiements impliquent la consolidation des politiques, la gouvernance des données et un travail transversal. Pour l’intégration, Rolls-Royce et Lockheed Martin construisent des programmes combinant cas d’usage, contenus adaptés aux rôles et gouvernance éditoriale.

## Les applications portent le retour

**La construction demande du temps** même lorsque le modèle sous-jacent est performant. Josh Bersin indique que son entreprise a consacré près de quatre ans à Galileo. L’équipe a ajouté des formations, des flux de travail et des fonctionnalités autour du modèle Claude. Galileo sert désormais à modéliser des organisations et à traiter des sujets de réorganisation, de rémunération et de compétences. Bersin présente cette expérience comme un exemple de travail d’architecture et d’ingénierie, plutôt que comme un apprentissage automatique du système. Son modèle HR 2030 recense environ 130 agents, dont certains peuvent être achetés et d’autres construits. Les acheteurs doivent donc prioriser les problèmes, préparer les équipes et redéfinir les rôles.
