# Microsoft et OpenAI rattrapés par leurs propres aveux

> Des documents judiciaires citent des dirigeants de Microsoft et d’OpenAI sur l’usage de contenus protégés pour entraîner leurs modèles de langage.

Type : Actualité IA · Catégorie : Secteur · Publié le 2026-09-21 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Juridique
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/microsoft-et-openai-face-aux-accusations-des-editeurs
Tags : ia, droit d'auteur, médias, openai, microsoft, chatgpt, copilot

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## En résumé

- Des éditeurs citent des déclarations internes de Microsoft et d’OpenAI dans une procédure sur le droit d’auteur.
- Microsoft défend devant le tribunal le caractère transformateur de l’entraînement des grands modèles de langage.
- Les éditeurs demandent une licence pour les contenus utilisés, tandis que les entreprises technologiques contestent cette obligation.

**Le signal :** Brent Hecht, cadre de Microsoft, a qualifié l’usage de contenus publiés de « vol stupéfiant » devant les éditeurs.

**Documents déclassifiés** Des éditeurs ont cité cette semaine des déclarations de dirigeants de [Microsoft](/signal-ia/actu/brent-hecht-accuse-microsoft-de-voler-le-travail-des-medias) et d’OpenAI dans un dossier judiciaire américain. La procédure regroupe plusieurs plaintes liées contre OpenAI, créateur de ChatGPT, et son partenaire Microsoft. Les actions incluent celles du New York Times et de Ziff Davis, propriétaire de CNET. Selon le mémoire des éditeurs, les entreprises d’IA savaient que leurs modèles utilisaient de vastes volumes de textes publiés. Brent Hecht, directeur des sciences appliquées chez Microsoft, aurait décrit cette pratique comme « un vol stupéfiant d’une ampleur sans précédent ». Il l’aurait aussi qualifiée de « plus grand vol de travail de l’histoire humaine ».

**Le débat juridique** Ces citations sont présentées comme un argument contre la défense fondée sur l’usage équitable. Cette doctrine évalue notamment l’usage réalisé, la nature de l’œuvre, la quantité utilisée et son effet sur le marché. Les éditeurs affirment que les modèles peuvent trouver, copier, résumer et parfois restituer des articles. Ils soutiennent aussi que ces réponses peuvent réduire les visites vers les sites d’information. Les pièces complètes qui donnent le contexte des citations restent sous scellés. Le dossier rassemble notamment les plaintes du New York Times et de Ziff Davis. Les positions opposées concernent donc l’entraînement des modèles et la consommation des contenus journalistiques.

## Microsoft défend l’usage transformateur

**La position de Microsoft** Dans un mémoire distinct, Microsoft affirme que l’utilisation de contenus publiés pour entraîner les grands modèles de langage est fortement transformatrice. L’entreprise soutient que le droit d’auteur ne permet pas aux ayants droit de bloquer des technologies transformatrices. Elle ajoute que ce droit encouragerait ces usages, avec l’adaptation des ayants droit et un bénéfice pour le public. Un porte-parole de Microsoft a toutefois présenté les propos de Brent Hecht comme le point de vue d’un seul employé. Il a renvoyé à la position exposée dans les écritures judiciaires. Selon lui, [Copilot](/signal-ia/actu/microsoft-revolutionne-lefficacite-ia) ne remplace pas le journalisme des éditeurs.

**Les paywalls visés** Le mémoire des éditeurs décrit aussi des démarches destinées à contourner des abonnements numériques, dont celui du New York Times. Un employé d’[OpenAI](/signal-ia/actu/royaume-uni-lia-forme-les-jeunes-sans-emploi) aurait signalé à Greg Brockman, président de l’entreprise, « une astuce pour contourner le paywall du New York Times ». Brockman aurait répondu « ah sympa ». Satya Nadella a pourtant déclaré sous serment que tout contenu placé derrière un paywall « devrait être soumis à licence » pour un développement en IA. Il a ajouté que, s’il avait su qu’OpenAI avait entraîné ses modèles avec ce contenu, il aurait demandé un nouvel entraînement. Microsoft affirme que ces propos restent compatibles avec sa position juridique.

## Les licences opposent éditeurs et entreprises

**Des intérêts opposés** Les éditeurs demandent aux entreprises d’IA de payer une licence pour les contenus utilisés dans l’entraînement. Les entreprises technologiques jugent cette obligation inutile et contraignante pour développer des modèles plus capables. Le litige comprend aussi des affaires liées à des auteurs de livres. Le gouvernement Trump est intervenu dans la procédure au début du mois. Sa déclaration affirme qu’une obligation de licence entraverait le développement de l’IA américaine face à la Chine. Le dossier pourrait donc concerner les entreprises d’IA et les médias. Les prochaines étapes dépendront des arguments présentés dans cette procédure et des décisions du tribunal.

[Consulter le mémoire des éditeurs sur CourtListener](https://www.courtlistener.com/docket/69879510/1977/1/in-re-openai-inc-copyright-infringement-litigation/) et [le dossier de la procédure](https://www.courtlistener.com/docket/69879510/1975/in-re-openai-inc-copyright-infringement-litigation/). La couverture initiale est disponible chez [CNET](https://www.cnet.com/tech/services-and-software/ai-firms-knew-chatbots-were-an-existential-threat-to-journalists-court-docs-show/).
