# Microsoft Copilot expose le paramètre d’exfiltration

> Microsoft Copilot a révélé à Varonis le paramètre autorun=1, utilisé pour exécuter des invites et exfiltrer des données après un simple clic.

Type : Actualité IA · Catégorie : Secteur · Publié le 2026-08-25 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Cybersécurité
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/microsoft-copilot-revele-le-parametre-secret-dune-faille
Tags : cybersécurité, microsoft, copilot, prompt injection, données

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## En résumé

- Varonis a obtenu de Copilot les détails d’un mécanisme de sécurité interne.
- Le paramètre ?autorun=1 permettait d’exécuter une invite après un simple clic.
- Microsoft a corrigé progressivement la vulnérabilité entre février et mardi.

**Le signal :** Varonis a utilisé le paramètre undocumented ?autorun=1 pour déclencher une invite Copilot sans confirmation après le clic sur une URL.

**Varonis a découvert** une faille de [Microsoft](/signal-ia/actu/varonis-debusque-le-parametre-secret-de-microsoft-copilot) 365 Copilot pour entreprise, capable d’exfiltrer des mots de passe et d’autres données sensibles après un simple clic. Les chercheurs ne l’ont pas trouvée par rétro-ingénierie. Ils ont interrogé Copilot sur les protections qui empêchaient l’exécution automatique d’une commande. Leurs questions successives ont révélé des détails sur l’architecture interne et ses limites. Copilot a finalement divulgué un paramètre non documenté, `?autorun=1`. Associé au paramètre connu `?q=`, il permettait de lancer silencieusement une invite dans une session authentifiée. [Ars Technica rapporte](https://arstechnica.com/security/2026/08/microsoft-copilot-reveals-secret-input-that-allowed-it-to-be-hacked/) que Microsoft a ensuite corrigé le mécanisme.

**Le scénario reposait** sur une URL spécialement construite. Lorsqu’un destinataire cliquait sur le lien, le navigateur chargeait [Copilot](/signal-ia/actu/microsoft-booste-la-valeur-ia-avec-gpt-56-sol) dans sa session active. Le paramètre `?q=` injectait alors le texte demandé, tandis que `?autorun=1` supprimait l’action manuelle normalement exigée. Copilot pouvait traiter l’invite avec l’accès à la session, aux applications connectées et à la mémoire de l’utilisateur. Les chercheurs de Varonis ont testé une instruction recherchant le dernier expéditeur d’un courriel. L’adresse trouvée était ensuite ajoutée à une URL contrôlée par l’attaquant. Une autre invite cherchait des mots de passe ou des identifiants dans la boîte de réception. Les informations étaient encodées en base64 avant leur transmission.

## Varonis exploite une URL Copilot

**L’attaque pouvait commencer** par un courriel, une conversation, une page d’hameçonnage ou un code QR. Après le clic, Copilot exécutait l’invite injectée, même si son onglet était fermé immédiatement après le chargement. Selon Varonis, la chaîne pouvait inclure des requêtes réseau, des connecteurs et plusieurs échanges avec le modèle. Les données étaient envoyées vers un serveur contrôlé par l’attaquant, au moyen d’une page automatiquement ouverte sur l’appareil. Le procédé ciblait donc les informations accessibles depuis la session Copilot. Microsoft a empêché l’injection de texte par `?q=` en février, trois mois après le signalement de Varonis. Cette mesure imposait de cliquer et de saisir manuellement le texte.

**Une seconde attaque** concernait la mémoire permanente de Copilot. Cette fonction conserve des informations, préférences et instructions pour les sessions suivantes. Varonis a intégré une injection dans les métadonnées d’une page web. Lorsque l’utilisateur demandait un résumé, Copilot suivait l’instruction cachée et modifiait sa mémoire. D’après la société de [sécurité](/signal-ia/actu/hakon-maloy-copilot-manipule-des-virus-caches-dans-word), cette modification pouvait transférer des sorties, filtrer des informations, orienter les réponses ou déclencher des actions sous certaines conditions. Les contenus falsifiés persistaient après un changement de mot de passe, une révocation de session ou une réinscription d’appareil. Leur détection exigeait une inspection manuelle. Varonis a nommé cet ensemble d’attaques « Co-Snitch ».

## Microsoft renforce les protections

**Microsoft a annoncé** mardi des correctifs plus complets et a déclaré que les clients étaient protégés sans action requise. L’entreprise a remercié les chercheurs de Varonis et indiqué qu’elle mettait continuellement à jour ses garde-fous. Cette affaire fait suite à SearchLeak, une attaque en un clic présentée par Varonis en juin contre Copilot Personal. Elle rappelle aussi que les liens provenant de courriels, de sites web ou d’autres sources non fiables doivent être traités avec prudence. Varonis recommande également de surveiller les sorties inattendues et de limiter le nombre d’applications accessibles aux assistants. Les détails techniques et les recommandations de la société sont disponibles sur son [blog de sécurité](https://www.varonis.com/blog), tandis que Microsoft documente le correctif dans son [avis de vulnérabilité](https://msrc.microsoft.com/update-guide/vulnerability/CVE-2026-24301).
