# Le GICP montre que la gouvernance façonne l’impact de l’IA

> Le GICP constate que 67 % des organisations dotées de huit ou neuf mesures de gouvernance déclarent un fort impact de l’IA.

Type : Actualité IA · Catégorie : Stratégie · Publié le 2026-09-08 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Finance
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/le-gicp-revele-leffet-de-la-gouvernance-sur-limpact-de-lia
Tags : gouvernance, ia, finance, crédit, transformation, ia-entreprise

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## En résumé

- Le GICP relie l’impact de l’IA au niveau de gouvernance déployé.
- 56 % des organisations utilisent l’IA dans moins d’un quart de leurs processus de crédit.
- Les organisations à fort impact réalisent davantage de changements dans leurs équipes et leurs flux de travail.

**Le signal :** Le GICP observe un fort impact chez 67 % des organisations ayant huit ou neuf mesures de gouvernance de l’IA.

**Le rapport du GICP** établit un lien entre gouvernance et impact de l’intelligence artificielle dans le crédit. L’étude « Credit in the Age of AI » compare des organisations ayant des niveaux d’adoption similaires. Elle constate des résultats nettement différents selon leurs capacités organisationnelles. Ces capacités concernent les personnes, les processus et les modèles opérationnels. L’adoption reste limitée dans une grande partie du secteur. Selon le rapport, 56 % des organisations utilisent l’IA dans moins de 25 % de leurs processus de crédit. Ce groupe comprend 14 % d’organisations qui n’utilisent pas encore l’IA. Les premiers usages concernent principalement la rédaction de documents, l’analyse financière et la recherche de marché. [Lire l’analyse publiée par AI PropTech News](https://aiproptechnews.com/article/study-analyses-ais-impact-determined-by-governance-framework/).

**Les usages restent concentrés** sur des activités considérées comme moins risquées. Pourtant, l’impact déclaré est le plus élevé dans les tâches proches de la décision de crédit. Le rapport cite notamment l’évaluation des risques et la notation de crédit. Les organisations utilisant l’IA dans 25 % à 49 % de leurs flux de travail sont 47 % à déclarer un fort impact organisationnel. Cette proportion atteint 66 % lorsque l’IA couvre 50 % à 75 % des flux. Ces résultats montrent que le volume d’utilisation ne suffit pas à expliquer les écarts observés. Le GICP indique que l’implantation de l’IA compte autant que son niveau d’utilisation. Cette distinction place la gouvernance au centre de l’analyse.

## **Le GICP mesure l’effet de la gouvernance**

**Les mesures de gouvernance** différencient fortement les organisations selon le rapport. Parmi celles qui disposent de huit ou neuf mesures, 67 % déclarent un fort impact permis par l’IA. Cette proportion tombe à 23 % chez celles qui disposent de zéro ou une seule mesure. Les cadres formels de gouvernance présentent également un écart marqué. Ils existent dans 50 % des organisations déclarant un fort impact. Ils concernent seulement 18 % des organisations déclarant un impact minimal ou mixte. Andreas Karaiskos, directeur exécutif du Global Institute of Credit Professionals, relie ces résultats à la capacité d’intégrer l’IA dans les décisions quotidiennes. Il souligne aussi le rôle des professionnels qualifiés, du jugement et de l’exécution.

**Les changements organisationnels** sont également plus fréquents dans les organisations déclarant un fort impact. Celles-ci ont introduit en moyenne 2,58 changements concernant la main-d’œuvre et les flux de travail. Les organisations déclarant un impact plus faible en ont introduit 1,22 en moyenne. Le rapport décrit cette évolution comme deux vagues de valeur. La première concerne les gains de productivité liés à la rédaction, au résumé et à la recherche. La seconde apparaît avec l’application de l’IA à la souscription, à l’évaluation du crédit et à la notation des risques. Le GICP indique ainsi que l’intégration opérationnelle accompagne les usages les plus proches de la décision.

## **Les investissements ne suivent pas les obstacles**

**Le décalage d’investissement** apparaît dans les réponses recueillies par le GICP. Au total, 65 % des répondants identifient le leadership et la gouvernance comme le principal obstacle à l’adoption réussie. Pourtant, seuls 38 % prévoient de donner la priorité aux investissements dans ce domaine. Le rapport relève aussi un écart entre les ambitions annoncées et les déploiements correspondants. Parmi les organisations anticipant des perturbations liées à l’IA générative, à la prise de décision autonome ou au suivi en temps réel, 79 % n’utilisent pas encore l’IA dans les fonctions concernées. Andreas Karaiskos estime donc que l’adoption seule ne crée pas d’avantage concurrentiel. Il associe cet avantage à la gouvernance, aux compétences et aux modèles opérationnels.
Pour aller plus loin, consultez notre guide sur [la formation IA et les obligations de l'AI Act](/signal-ia/guides/formation-ia-entreprise-ai-act-2026).
