# KYND juge l’IA encore couverte par les polices cyber

> KYND alerte sur l’usage d’outils d’IA non déclarés, alors que 45 % des salariés les utilisent sur leurs appareils professionnels.

Type : Actualité IA · Catégorie : Secteur · Publié le 2026-09-17 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Cybersécurité
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/kynd-pointe-langle-mort-de-lassurance-cyber-lia
Tags : assurance, cybersécurité, ia, risques, conformité

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## En résumé

- Les assureurs cyber considèrent l’IA comme une extension du risque technologique existant.
- Les outils d’IA non déclarés réduisent la visibilité des équipes informatiques.
- Entre 60 % et 80 % du marché dépendrait d’un groupe limité de modèles avancés.

**Le signal :** Verizon estime que l’usage régulier de l’IA atteint 45 % des salariés sur appareils professionnels.

**KYND a organisé** un échange sur le risque lié à l’intelligence artificielle le 1er septembre. Le webinaire Cyber Drop réunissait plusieurs responsables de l’assurance cyber. Les participants ont prolongé les travaux du livre blanc *The Wild West of AI Risk*. Leur position dominante est claire. L’IA relève aujourd’hui du risque technologique existant. Les polices cyber et erreurs et omissions technologiques peuvent donc couvrir certaines expositions actuelles. Les assureurs ne sont pas encore convaincus qu’une police autonome soit nécessaire. Le débat distingue toutefois les entreprises qui utilisent des outils tiers de celles qui développent leurs propres systèmes. Ces dernières pourraient nécessiter une couverture dédiée pour les risques créés par leurs systèmes. [Lire l’analyse de KYND](https://www.kynd.io/uk/news/cyber_drop_live_1_key_takeaways-2/).

**Les décisions humaines** restent centrales dans la responsabilité liée à l’IA. Les entreprises choisissent les outils, définissent les instructions et déterminent le niveau d’autonomie accordé. Les intervenants ont associé les pertes évoquées à des protections insuffisantes ou à des usages dépassant la fonction prévue. Ils n’ont pas décrit les logiciels comme agissant indépendamment des décisions humaines. Une piste consiste à traiter les [agents](/signal-ia/actu/anthropic-mythos-5-cumule-17-actions-non-autorisees) d’IA comme des employés. Cette approche suppose des règles définies et des accès contrôlés. La responsabilité devient cependant plus difficile à retracer lorsqu’un fournisseur tiers fournit l’IA. La difficulté augmente aussi lorsque cette technologie est intégrée au produit d’un autre fournisseur.

## Les salariés utilisent davantage d’outils non déclarés

**Verizon mesure** une progression rapide de l’usage régulier de l’IA sur les appareils professionnels. Son rapport 2026 sur les investigations liées aux fuites de données estime que cette pratique a quadruplé en un an. Elle concerne désormais 45 % des salariés. Parmi cette activité, 67 % passent par des comptes personnels situés hors du contrôle de l’entreprise. Les équipes informatiques disposent alors d’une visibilité réduite sur les outils employés. Gartner prévoit que plus de 40 % des organisations connaîtront, d’ici 2030, un incident de sécurité ou de [conformité](/signal-ia/actu/delta-media-mesure-une-inquietude-de-638-sur-10-face-a-lia) lié à des outils d’IA non autorisés. Capgemini indique par ailleurs que 42 % des assureurs de dommages n’avaient pas encore mesuré leurs résultats liés à l’IA.

**Les règles internes** peuvent aussi produire un effet indésirable. Des politiques plus strictes peuvent limiter l’accès aux outils approuvés. Si ces solutions ne répondent pas aux besoins des salariés, certains pourraient utiliser des alternatives non autorisées. Cette hypothèse a été évoquée pendant le webinaire Cyber Drop. L’IA apparaît également dans les déclarations de sinistres. Les systèmes de gestion ne disposent pas toujours d’une catégorie consacrée à cette activité. Identifier la technologie présente derrière un incident peut donc devenir difficile. Une étude d’IBM citée pendant la session estime qu’environ une violation malveillante sur quatre était facilitée par l’IA. Son coût moyen atteignait environ 6 millions de dollars, soit près d’un million de plus qu’une violation classique.

## Les modèles concentrent les expositions assurées

**Les intervenants divergent** sur la classification finale des incidents facilités par l’IA. Certains les assimilent à une exposition systémique présentant des caractéristiques proches du risque catastrophique. D’autres estiment que le risque fondamental reste identique. Selon cette seconde lecture, l’IA élargit surtout la distribution de ce risque sur le marché. La concentration des dépendances ajoute une autre difficulté. Entre 60 % et 80 % du marché reposerait sur un groupe relativement restreint de modèles d’IA avancés. Une défaillance touchant un seul fournisseur pourrait donc affecter plusieurs polices et portefeuilles simultanément. Les assureurs doivent ainsi mieux identifier les modèles utilisés par les entreprises et mesurer cette concentration lors de l’évaluation des risques. [Consulter l’article de FinTech Global](https://fintech.global/2026/09/16/undeclared-ai-is-becoming-cyber-insurances-blind-spot/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=undeclared-ai-is-becoming-cyber-insurances-blind-spot).
