# Kaspersky documente l’essor des arnaques de marque dopées par l’IA

> Kaspersky révèle que 24 % des arnaques par messagerie en France usurpent une marque, tandis que 98 % des victimes perdent confiance dans ces notifications.

Type : Actualité IA · Catégorie : Tendances · Publié le 2026-09-14 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Cybersécurité
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/kaspersky-alerte-sur-lia-qui-sape-la-confiance
Tags : cybersécurité, fraude, messagerie, confiance, marques

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## En résumé

- Kaspersky classe l’usurpation de marque parmi les trois principales arnaques par messagerie.
- Les victimes françaises perdent largement confiance dans les notifications reçues après une fraude.
- Les cybercriminels utilisent des messages, des voix synthétiques et des images truquées pour imiter les marques.

**Le signal :** En France, 98 % des victimes ne font plus confiance aux notifications de messagerie après une arnaque.

**Kaspersky alerte** sur l’industrialisation des arnaques par [messagerie](/signal-ia/actu/kaspersky-alerte-lia-arme-les-arnaques-aux-marques) grâce à l’intelligence artificielle. Selon une étude menée par Censuswide pour Kaspersky en avril 2026, l’usurpation d’identité de marque représente 24 % des arnaques par messagerie en France. Elle figure ainsi parmi les trois formes les plus répandues dans le pays. À l’échelle mondiale, cette proportion atteint 31 %. Les cybercriminels imitent des entreprises connues pour rendre leurs messages crédibles et urgents. Les consommateurs ont alors davantage de difficultés à distinguer une communication authentique d’un contenu frauduleux. Certaines victimes déclarent avoir été piégées jusqu’à cinq fois. L’étude porte sur 2 806 victimes âgées de 16 à 61 ans.

**La confiance recule** fortement après une arnaque. En France, 98 % des consommateurs victimes déclarent ne plus faire confiance aux notifications reçues sur les canaux de messagerie. Cette défiance concerne donc directement les échanges légitimes des marques avec leurs clients. Les victimes restent également exposées à la répétition des attaques. Ainsi, 26 % des consommateurs français touchés affirment avoir été piégés au moins trois fois. Pour la victime type, le dernier incident remonte à moins de six mois. Les conséquences dépassent la perte financière ou le vol de données. Après une arnaque, 56 % des victimes ressentent de la colère, 39 % du désarroi et 35 % de la frustration.

## Les messageries concentrent les attaques

**Les canaux familiers** servent de point de départ aux escroqueries. Selon Kaspersky, 43 % des attaques commencent par SMS ou iMessage. WhatsApp arrive ensuite avec 33 %, puis Facebook avec 27 %. En France, 52 % des arnaques se déploient sur plusieurs plateformes avant que les victimes identifient la supercherie. Cette circulation entre services renforce l’apparence de crédibilité des échanges frauduleux. Les messages malveillants et légitimes cohabitent sur les mêmes applications. Ils reprennent souvent des formats comparables et des marqueurs d’urgence similaires. Les consommateurs doivent donc arbitrer sans disposer systématiquement de repères de confiance clairement identifiables dans les conversations reçues.

**Les séquelles durent** également après l’incident. Six mois plus tard en moyenne, 63 % des victimes ressentent encore de la colère. Une personne sur quatre conserve un sentiment de frustration, soit 26 %, tandis que 32 % restent affectées. Ces émotions négatives peuvent ensuite s’associer à la marque dont l’identité a été copiée. La [fraude](/signal-ia/actu/unit-42-alerte-sur-le-detournement-de-cles-api) compromet alors les futures interactions légitimes avec cette entreprise. Robert Siciliano, expert en sécurité et PDG de Protect Now, décrit ces attaques comme une manipulation émotionnelle. Il estime que les entreprises doivent fournir davantage d’informations pour aider leurs clients à repérer les signes faibles avant de transmettre des données sensibles ou de l’argent.

## L’IA multiplie les formes d’imitation

**Les techniques génératives** interviennent dans une part importante des incidents signalés. En France, 56 % des personnes interrogées estiment que l’intelligence artificielle a joué un rôle dans l’arnaque subie. Parmi elles, 33 % citent des messages générés par IA. Les voix synthétiques sont mentionnées par 21 % des répondants. Les contenus visuels truqués de type [deepfake](/signal-ia/actu/lia-enfonce-les-fraudes-a-10-milliards-dollar) sont cités par 22 %. Ces outils permettent aux escrocs de produire des interactions présentées comme naturelles, opportunes et convaincantes. Maria Isabel Manjarrez, chercheuse séniore chez Kaspersky, affirme que cette technologie enrichit l’expérience client tout en pouvant être utilisée contre les clients.

**Kaspersky recommande** aux marques d’agir sur trois fronts. Les entreprises peuvent mener des campagnes continues auprès des consommateurs et former leurs collaborateurs aux arnaques en cours. Elles doivent aussi préciser ce qu’elles ne demanderont jamais par messagerie. Les actions et transactions sensibles devraient être redirigées vers des canaux vérifiés et sécurisés. Enfin, Kaspersky conseille des outils de surveillance et de détection couvrant les réseaux sociaux, les places de marché et le dark web. Ces solutions doivent contribuer à identifier l’usurpation de marque et à accélérer la neutralisation des contenus malveillants. L’étude complète est disponible dans le [rapport de Kaspersky](https://media.kasperskydaily.com/wp-content/uploads/sites/92/2026/05/27050022/The_Great_Messaging_Heist_Report_2026_by_Kaspersky.pdf?kaspr=x75y), ainsi que sur le [blog Kaspersky Daily](https://www.kaspersky.fr/blog/the-great-messaging-heist/23916/).
