# Josh Bersin transforme les métiers en tâches automatisables

> Josh Bersin présente l’intelligence des tâches comme une méthode pour inventorier, reconfigurer et automatiser le travail avec des agents IA.

Type : Actualité IA · Catégorie : Stratégie · Publié le 2026-10-19 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : RH
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/josh-bersin-decompose-le-travail-pour-mieux-lautomatiser
Tags : agents ia, travail, ressources humaines, automatisation, processus, agents-ia

---

## En résumé

- Josh Bersin relie l’analyse des tâches aux objectifs métier et aux résultats attendus.
- Les fournisseurs construisent des bases de données décrivant les tâches associées aux emplois.
- Les agents IA peuvent automatiser des processus standardisés, tandis que certaines tâches exigent du jugement.

**Le signal :** Josh Bersin propose cinq étapes pour relier tâches, objectifs métier, compétences humaines et développement d’agents IA.

**Josh Bersin décrit** l’intelligence des tâches comme une méthode pour décomposer les emplois et repérer les possibilités d’[automatisation](/signal-ia/actu/marc-benioff-voit-le-travail-basculer-vers-les-agents-ia). Dans son analyse publiée le 19 octobre 2026, il observe un intérêt accru pour l’analyse emploi-tâche. Cette discipline consiste à inventorier, classer et organiser les tâches qui composent le travail. Des fournisseurs comme Lightcast, Draup, SAP avec TechWolf, Reejig et Workday développent de vastes bases de données consacrées à ces informations. Les entreprises peuvent ainsi examiner un service comme un ensemble de tâches. Elles peuvent ensuite envisager des agents IA, une centralisation, une externalisation ou une formation croisée. Bersin présente cette approche comme utile, mais insuffisante lorsqu’elle ignore le rôle et le processus global.

**Les tâches s’enchaînent** souvent dans des processus plus larges et ne fonctionnent pas toujours isolément. Une tâche peut convenir à un agent IA, à une automatisation informatique classique ou à une externalisation. Une autre peut dépendre fortement du contexte et exiger une analyse différente. Bersin cite plusieurs exemples de tâches standardisées. Un pilote doit abaisser le train d’atterrissage à la bonne vitesse et au bon moment. Un commercial doit mettre à jour Salesforce en deux minutes. Dans ces cas, une automatisation peut exécuter une étape précise. Les emplois réglementés, structurés, opérationnels ou liés à la sécurité offrent aussi un terrain particulièrement adapté à cette démarche.

## Les fournisseurs structurent les tâches

**L’analyse traditionnelle reposait** sur des entretiens et des enquêtes. Elle servait à concevoir, améliorer et documenter des tâches linéaires dans l’industrie. La fabrication d’un burrito ou d’une voiture suit ainsi des étapes, des outils, des compétences et des contraintes identifiables. Les centres de contact nécessitent cependant une formation pratique et des jeux de rôle pour traiter de nombreuses demandes. Les métiers liés à la sécurité peuvent exiger des simulations et des certifications. Kahuna se spécialise notamment dans ce domaine. Bersin décrit aujourd’hui deux évolutions liées à l’IA. Elle peut identifier et cataloguer des tâches à partir d’e-mails et de réunions. Elle peut aussi aider à concevoir des agents pour des processus standardisés.

**Le [travail](/signal-ia/actu/mason-scurry-affiche-son-armee-dagents-ia) dynamique permet** ensuite de revoir un processus selon la vitesse, la précision et l’échelle recherchées. Bersin présente Dynamic Work Design comme une démarche orientée par l’activité, avec Galileo pour accompagner ou exécuter cette analyse. Il cite des exemples comme la clôture mensuelle des comptes et l’intégration d’un nouveau client. Cette méthode doit permettre d’analyser plus rapidement le travail, puis de construire progressivement des agents sans recruter nécessairement une équipe informatique ou un consultant. Les outils de conception multi-agents HR 2030 sont également présentés dans cette approche. Workday a par ailleurs annoncé Work Intelligence pour aider ses clients à concevoir le travail destiné à l’IA ([annonce de Workday](https://newsroom.workday.com/2026-10-13-Workday-Introduces-Work-Intelligence-to-Help-Customers-Design-Work-for-AI)).

## Cinq étapes relient travail et résultats

**La méthode commence** par l’objectif métier associé au travail étudié. Elle examine ensuite les résultats attendus pour le produit, le service ou le client. La troisième étape distingue les tâches rigides ou obligatoires des tâches fondées sur le jugement et l’option. La quatrième analyse les liens entre les tâches et leur enchaînement. La cinquième identifie les compétences humaines, techniques et décisionnelles nécessaires. Bersin estime qu’une simple liste de tâches ne suffit pas. L’analyse doit intégrer les résultats, les clients, les flux de travail et les subtilités d’une exécution réussie. Cette démarche peut ensuite soutenir le recrutement, la formation, la gestion de la performance et le développement d’[agents IA](/signal-ia/actu/gloat-lance-loomra-a-lassaut-du-marche-des-agents-rh).

**Bersin recommande enfin** d’éviter une analyse des tâches menée pour elle-même. Une liste volumineuse peut devenir obsolète en quelques mois, selon son analyse. Le projet doit donc répondre à un objectif métier précis plutôt que produire uniquement une taxonomie. Bersin estime que les capacités d’apprentissage de l’IA pourraient rendre ce domaine plus dynamique et plus utile. Il indique également que des études de cas sont en cours sur ces sujets. Les organisations peuvent examiner les offres de Workday, Lightcast, Draup, TechWolf, Reejig et SAP Signavio pour approfondir les méthodes citées. L’analyse complète de Josh Bersin est disponible [ici](https://joshbersin.com/2026/10/what-is-task-or-work-intelligence-and-can-we-decompose-every-job-for-ai/).
