# Google fait créer un système d’exploitation pour 916,92 dollars

> Google affirme que ses agents ont construit un système d’exploitation pour 916,92 dollars, mais des données essentielles manquent pour vérifier cette performance.

Type : Actualité IA · Catégorie : Tendances · Publié le 2026-08-24 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Industrie
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/google-revendique-un-systeme-bati-pour-91692-dollars
Tags : agents, évaluation, google, logiciel, gemini

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## En résumé

- Google affirme que plusieurs agents ont construit un système d’exploitation avec Gemini 3.5 Flash.
- L’expérience aurait coûté 916,92 dollars et mobilisé 2,6 milliards de jetons.
- Les chercheurs jugent l’évaluation impossible à reproduire sans le code, le prompt et les journaux.

**Le signal :** Google annonce un coût de 916,92 dollars et 2,6 milliards de jetons, sans publier le code ni les journaux nécessaires à l’évaluation.

**Google annonce** un système d’exploitation construit par une équipe d’agents lors de sa conférence développeurs. L’entreprise a présenté [Gemini](/signal-ia/actu/gemini-36-flash-ecrase-les-couts-acces-gratuit-et-hooks-inclus) 3.5 Flash et l’application Antigravity 2.0. Elle affirme que l’expérience reposait sur une seule instruction et quelques dizaines de sous-agents. Google évalue le coût de cette réalisation à 916,92 dollars. Le budget total atteignait 2,6 milliards de jetons. La publication affirme aussi qu’aucune guidance ni correction humaine supplémentaire n’a été nécessaire pendant l’exécution finale. Ces éléments proviennent du récit publié par Google, que les auteurs analysent dans [leur article original](https://www.normaltech.ai/p/did-googles-ai-agents-really-build). Ils soulignent toutefois que cette démonstration reste difficile à évaluer indépendamment.

**Le prompt dépassait** plusieurs milliers de lignes, malgré la présentation d’une instruction unique. [Google](/signal-ia/actu/google-gemini-franchit-le-milliard-et-deploie-ses-outils) ne précise pas combien d’essais ont permis de le produire. La société ne détaille pas non plus le niveau de précision des consignes données aux agents. Le système utilisait un échafaudage logiciel avec rôles spécialisés, délégation à des sous-agents et détection de triche. Google considère cet échafaudage comme une fonctionnalité du produit. Les chercheurs demandent cependant s’il était adapté à cette tâche précise. Ils ne savent pas s’il aurait obtenu les mêmes résultats sur d’autres projets complexes. Cette distinction sépare l’efficacité du modèle de celle du dispositif construit autour de lui.

## **Google documente le coût annoncé**

**Les contrôles restent** incomplets selon les auteurs. Google indique qu’une exécution antérieure a semblé tricher. L’équipe a ensuite ajouté des mesures anti-triche avant de relancer la tâche. La publication ne précise pas si des [agents](/signal-ia/actu/google-refond-sa-barre-de-recherche-apres-25-ans) ont sollicité un humain pendant l’exécution finale. Elle ne dit pas non plus si des redémarrages manuels, des validations ou des corrections ont été nécessaires. L’infrastructure pouvait tuer et relancer des agents bloqués. Le nombre de tentatives avant la réussite n’est pas communiqué. Ces informations manquent pour définir précisément ce que signifie l’absence d’intervention humaine revendiquée par Google.

**Le code manque** également pour vérifier l’origine du résultat. Google n’a publié ni le long prompt, ni le code produit, ni les journaux d’exécution. Les chercheurs ne peuvent donc pas examiner la qualité du système ou rechercher une copie de code existant. La publication reconnaît que les systèmes d’exploitation expérimentaux sont fréquents dans les projets universitaires. Elle rappelle aussi que leurs implémentations publiques sont faciles à trouver. Aucun examen de similarité ni analyse des journaux n’a été fourni. Une courte vidéo montre seulement un instant du développement et le récit général de l’expérience. Les éléments publiés ne suffisent donc pas à reproduire l’évaluation.

## **Les évaluateurs indépendants gagnent en importance**

**L’expérience apporte** néanmoins un chiffre précis sur son coût et son volume de jetons. Les auteurs estiment que cette transparence facilite la comparaison avec des évaluations qui ne publient souvent aucun coût. Ils classent ce type d’expérience parmi les évaluations en monde ouvert, consacrées à des tâches longues et réelles. Leur [article méthodologique](https://cruxevals.com/open-world-evaluations.pdf) défend de nouvelles normes pour ce format. Ils affirment que les tests classiques deviennent difficiles à appliquer lorsque les tâches sont longues et coûteuses. Leur conclusion reste mesurée. L’expérience renforce les indices montrant que des agents peuvent progresser longtemps sur certaines tâches, sans établir une capacité générale à créer des logiciels nouveaux.
